Un webinaire sur les retenues collinaires ce mardi

Par A.Wa mar 23/11/2021 - 10:43 , Mise à jour le 24/11/2021 à 06:12

L’association SOS Loire Vivante organise une réunion publique en ligne (webinaire) sur les retenues collinaires ce mardi 23 Novembre de 16h-18h.

« Dans un contexte national qui valorise le stockage de l’eau comme une adaptation de l’agriculture au changement climatique, un contexte régional qui inscrit la construction de retenues d’eau dans ses budgets, un contexte départemental où un protocole spécifiquement destiné aux retenues d’eau à usage agricole est signé sans avoir obtenu de consensus parmi les acteurs de la gestion de l’eau… On a tous besoin d’y voir plus clair pour mieux comprendre le développement du stockage de l’eau et ses impacts, dans nos territoires de têtes de bassin versant », indique l’association.

Participeront à cette réunion : le Directeur délégation Allier Loire amont de l’Agence de l'Eau Loire Bretagne, des représentants du SAGE Loire amont (Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux), de Haute Loire Bio, du SIGAL (Syndicat Interdépartemental de Gestion de l'Alagnon et de ses affluents), du GIE (groupement d'intérêt économique) Fruit rouges du Velay et de France Nature Environnement Haute Loire. Les organisateurs attendent la confirmation de la DREAL Région AURA et de la DDT Haute Loire.

> S'inscrire

Le programme

Accueil et Introduction: Roberto Epple, Président SOS Loire Vivante-ERN
1. Retenues collinaires, bassines, megabassines : qu’est-ce que c’est vraiment ?
=> Tour d’horizon – Emilie Lenormand, Chargée de projets / Activité indépendante
=> Substitution et financement des retenues – Jean-Pierre MORVAN, Directeur de la délégation Allier Loire amont de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne,
2. Stocker l’eau en tête de bassin Loire – Allier, pour irriguer quoi et comment ?
=> Besoins en eau et pratiques agricoles – exploitants agricoles membres du GIE Fruits rouges du Velay et de Haute-Loire Biologique => Exemple de retenues en construction actuellement
3. Les retenues d’eau comme solution d’adaptation au changement climatique ?
=> Tour d’horizon Regard critique sur l’étude « Les retenues d’eau comme solution d’adaptation au changement climatique ? » Guillaume PONSONNAILLE, Directeur du SIGAL.
4. Le stockage agricole de l’eau en débat : parlons-en ! Table ronde / Questions réponses autour de 4 thèmes avec les intervenants pré-cités accompagnés par :
 – de Marc FARIGOULE de France Nature Environnement 43
 – Valérie BADIOU, animatrice du SAGE Loire-Amont
=> Protocole, débat public et projet de territoire : comment s’organise réellement la gestion d’un bien commun ?
=> Politique agricole et politique de l’eau : quelle trajectoire commune face au changement climatique
=> Intérêts collectifs : pourquoi intégrer la solidarité amont-aval, partager l’eau entre les différents usages humains sans oublier les besoins des milieux ?

 

En parallèle, un collectif indépendant qui se désignent comme « Les naturalistes de Haute-Loire » s’exprime sur le projet de plan d’eau au village de Mauriac, sur la commune de Chaspuzac :

« Il est de nos jours évident que nous devons soutenir les agriculteurs de notre département pour qu'ils continuent à nourrir la population, mais la demande sociétale  est tout autre qu'au XX ième siècle : une agriculture de proximité, seine, et non polluante, respectant la biodiversité. Que dire alors du projet de mégabassine de Mauriac ? C'est un projet privé destiné à généraliser et soutenir  la production de "maïs fourrage" (voir "maïs energie"..) sur la commune de Chaspuzac déjà bien malmenée par les aménagements de la Municipalité : Za et lotissements ont condamné 40% des espaces naturels, en faisant la seconde commune la plus artificialisée du département après Monistrol sur Loire ! Ce projet permettrait de soutenir la culture du maïs autour de Mauriac pour 5 agriculteurs sur plus de 150 ha (1,5 millions de m2 !!!). La culture du maïs demeure la plus énergivore et polluante du département et condamne la biodiversité et la ressource en eau : engrais chimique et lisiers chargés d'antibiotiques des élevages intensifs, désherbants, irrigation en plein soleil,  tassement et épuisement des sols qui supportent, sans assolement, la culture, complément de la ration des bovins par du soja brésilien si respectueux de l' Amazonie, constitutions de grandes parcelles pour  l'accessibilité d'engins toujours plus grands et plus rapides au détriment des prairies naturelles, des haies, des murets accueillant le peu d' insectes, d'oiseaux, et de mammifères qu'il nous reste.. Mais aussi engloutissement de tonnes de fioul pour faire tourner cette intensification, alors que d'autres cultures moins gourmandes en eau comme le sorgho existent et satisfont les agriculteurs du département. Mais derrière la mégabassine dans notre région  il y a souvent le méthaniseur. Celui de Mauriac serait-il en lien ...? Fausse énergie verte, tant le gaspillage de fioul est la norme pour le remplir.
Chaspuzac est enfin un château d'eau qui donne naissance à de nombreuses sources. Donner les moyens aux agriculteurs de moins dépendre de systèmes intensifs  pour faire face au réchauffement climatique et respecter la ressource en eau est le défi actuel. Israël a passé 25 ans à soutenir les bassines, malheureusement, cela a détourné, privé son agriculture d'adaptations au changement climatique.
Quant à l'accueil de la faune sauvage décrite par le président de la chambre, elle est insignifiante , résumée à un canard perdu, incomparable à ce que détruira la bassine et les cultures intensives alentours.
 »
 

À découvrir

Contenus sponsorisés

Vos commentaires

Se connecter ou s'inscrire pour poster un commentaire