Ce pont de Haute-Loire est désormais interdit aux poids lourds
C'est acté. Le préfet de la Haute-Loire Yvan Cordier a signé l’autorisation environnementale du futur Pôle Viande, à Cohade. Une étape décisive pour ce projet porté par la Communauté de communes Brioude Sud Auvergne (CCBSA) et qui a tant fait débat en raison notamment de son coût et de ses impacts environnementaux.
Dans un communiqué publié le 12 octobre 2026, la préfecture de Haute-Loire annonce la signature, par Yvan Cordier, de l’arrêté portant l'autorisation environnementale du futur Pôle Viande du Brivadois.
Implanté sur la commune de Cohade, l’équipement doit remplacer l’actuel abattoir de Brioude. Il comprendra un abattoir public multi-espèces ainsi qu’un atelier de découpe et de transformation.
Un projet pour « doter le Brivadois d’un outil moderne au service de son agriculture et de son économie » selon la préfecture de Haute-Loire.
Le futur pôle viande est vendu comme moderne, répondant aux exigences sanitaires et environnementales actuelles, et respectant le bien être animal.
« Il contribuera à favoriser les circuits courts et à maintenir localement une plus grande part de la valeur créée par les productions agricoles. Il renforcera la compétitivité des élevages situés à proximité. » peut-on lire dans le communiqué.
Le projet prévoit une emprise foncière d’environ 15 hectares, un point régulièrement contesté par les opposants en raison de l’artificialisation des terres agricoles. Mais ce n'est pas le seul, les besoins en eau, le traitement des eaux usées, le coût de l’opération et notamment son financement, et le bien-être animal ont également largement alimenté les débats.
« Abattoir géant » ; « méga abattoir », les opposants ont souvent dénoncé un projet qui a, selon eux, les yeux plus gros que le ventre avec une capacité d'abattage de 3 000 tonnes de viande par an annoncée.
« En s’engageant à hauteur de 1,2 million d’euros de DETR, l’État a contribué à conforter le plan de financement de ce projet et à sécuriser sa réalisation », précise la préfecture.
Des financements complémentaires de 360 000 euros ont également été demandés à l’Agence de l’eau Loire-Bretagne pour améliorer le transfert et le traitement des eaux usées entre Cohade et Brioude.
L'enquête publique s’est achevée le 28 juillet 2026 et le commissaire enquêteur a rendu ses conclusions le 12 août, avec un avis favorable assorti de recommandations, qui portent principalement sur un contrôle régulier des impacts environnementaux (ressource en eau, eaux usées, nuisances sonores et olfactives) et une garantie de transparence sur les résultats auprès des élus, riverains et représentants des filières agricoles.
Les élus de l'opposition (Brioude Autrement) avaient déposé plusieurs contributions dans le cadre de cette enquête publique, questionnant entre autres sur le coût pour les contribuables in fine, sur la vocation réelle du futur équipement à rester un outil de proximité, ou encore sur la prise en compte, selon eux insuffisante, du climat. La zone de Cohade ayant été placée en alerte sécheresse cet été 2026.
La préfecture estime, elle, que cette procédure a permis « un examen approfondi du projet et une large expression du public ». Avec cette autorisation, le projet peut désormais entrer dans sa phase de réalisation.
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