Haute-Loire : une lente transformation du tissu industriel

jeu 25/10/2018 - 17:53 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:55

Département le moins peuplé de la région (moins de 230 000 habitants) après le Cantal, la population de la Haute-Loire est géographiquement dispersée et vit à plus de 700 mètres d’altitude en moyenne. Son économie s’est progressivement recentrée autour d’activités en lien avec les besoins de sa population. Néanmoins, l’industrie départementale emploie toujours près d’une personne sur cinq en 2015.
Une reconversion économique plus difficile pour l’ouest du département
En Haute-Loire, en 2015, les activités productives (fabrication industrielle, production agricole) ne représentent plus que 36 % des emplois contre 59% en 1975. Cependant le nombre total d’emplois retrouve aujourd’hui son niveau d’avant la crise de 2008. L’est du département a mieux résisté à la baisse des effectifs de la sphère productive grâce à son industrie plastique et au dynamisme du secteur teritiaire.

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Un tissu industriel où cohabitent PME locales et grands groupes
Le département est au huitième rang des départements français les plus industrialisés grâce à sa forte spécialisation dans la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique ainsi que dans le secteur du textile, de l’habillement et du cuir. L’activité de plasturgie repose sur une soixantaine de PME et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI), dont la plupart ont des origines locales.

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Près d’un salarié sur quatre à temps partiel
La Haute-Loire est le premier département pour l’importance du temps partiel féminin (39% en 2015) et le deuxième tous sexes confondus (24% en 2015). Les formes précaires d’emploi (CDD, intérim, apprentissage…) sont plus présentes qu’ailleurs. Les emplois dans les services à la personne et dans l’action sociale sont très présents dans les bassins ruraux et constituent rarement des CDI ou des emplois à temps complet. De plus, les pratiques de recrutement de l’industrie locale, notamment dans le domaine de la soustraitance automobile, favorisent les CDD et l’intérim.

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Un territoire qui reste à l’écart des dynamiques métropolitaines
Les emplois de cadres et professions intellectuelles supérieures représentent à peine 9% des emplois en Haute-Loire contre 16,5% en Auvergne-Rhône-Alpes. Faute d’enseignement supérieur, les jeunes partent étudier à Saint-Étienne, Clermont-Ferrand ou Lyon et ne reviennent pas toujours. Ainsi, avec le départ et le non-retour des jeunes actifs, le taux de chômage est assez faible (7,2% au 1er trimestre 2018).
Communiqué de presse 
Cliquez ici pour découvrir l'étude complète de l'Insee Auvergne-Rhône-Alpes.

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