Carte scolaire : quatre fermetures de classes et une ouverture à la rentrée

Par A.Wa lun 14/02/2022 - 13:40 , Mise à jour le 14/02/2022 à 13:40

Malgré une baisse des effectifs d’élèves, le nombre de postes d’enseignants reste constant en Haute-Loire. En revanche, quatre classes vont fermer pour permettre de dégager du temps aux chefs d’établissements comme prévu par la loi Rilhac adoptée en décembre.

12 voix contre, 9 pour et une abstention. Voilà le résultat du vote en conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN) de la Haute-Loire ce vendredi 11 février 2022 pour la prochaine carte scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires.

L’Education nationale en Haute-Loire a perdu 2 280 élèves entre 2013 et 2022.

Les syndicats d’enseignants déplorent qu’aucun moyen supplémentaire ne soit alloué pour mettre en œuvre la loi Rilhac, adoptée en décembre. Cette loi entend améliorer les conditions de travail des directrices et directeurs, « dont le dévouement est unanimement reconnu », souligne Marie-Hélène Aubry, la directrice académique des services départementaux de l'Éducation nationale (DASEN) de Haute-Loire. Il s’agit, en effet, de faciliter leur travail de direction et de pilotage pédagogique : réussite des élèves, suivi des projets en faveur de leurs apprentissages, relations avec les familles, les mairies et les partenaires de l’Ecole. Mais si les chefs d’établissements de 11 % des écoles se verront bien décharger de plus d’heures d’enseignement (près de trois équivalents temps plein au plan départemental), c’est au prix de non création d’autres postes (*) quatre fermetures de classes : à Araules, Blavozy, Brives-Charensac et Les Vastres.
L’UNSA Education dit regretter année de « voir encore s’éteindre un service public d’éducation en milieu rural aux Vastres après une fermeture l’an dernier déjà à Montusclat et ceci sans l’accord de M. le maire alors que la protection « pas de fermeture d’école en milieu rural » reste valable ».

Un signal fort envoyé en faveur de l’école publique

Un poste ouvre, en revanche, à l’école maternelle du Chambon-sur-Lignon. Cette école compte actuellement 58 élèves pour deux classes. Elle accueille des élèves issus de la maison d’enfants « Les Écureuils » qui connaissent un parcours de vie chaotique et ont besoin d’être accompagnés. L’UNSA se réjouit du « signal fort envoyé en faveur de l’école publique » dans une commune qui compte deux écoles hors contrat : Les Cardamines pour des élèves du CE2 au BTS et L’Escale (Etablissement Scolaire où l’on Choisit d’Apprendre en Sa Lumière Ensemble).

A Saint-Just-Malmont, la classe menacée, à un élève près du seuil, ne ferme finalement pas.

Pour les élèves en situation de handicap, une Unité Locale d’Inclusion Scolaire (ULIS), dédiée aux enfants de maternelle, ouvrira à l’école Jules Ferry de Brioude, afin de pérenniser leur parcours de la maternelle au collège. Mais plus globalement, l’UNSA dénonce : « Certains élèves du département n’ont que trois heures d’accompagnement d’AESH [Accompagnant des élèves en situation de handicap, Ndlr] par semaine, des élèves de dispositif ULIS bénéficient de moins d’heures d’accompagnement que s’ils étaient en milieu ordinaire, un élève en fauteuil n’a pas de notification AESH individuelle, encore quatre élèves au 31 janvier élèves ont des notifications non honorées, les élèves d’ULIS sont intégrés dans des effectifs de 30 au collège. »

Quant au réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED), celui de Chadrac sera redéployé à Brives-Charensac et Solignac-sur-Loire. 

Le nombre de professeurs pour 100 élèves passera à 6,37 en septembre prochain au lieu de 6,24 à la dernière rentrée, ce qui place la Haute-Loire parmi les départements les mieux dotés de France métropolitaine.  

(*) L’UNSA demande la création de postes en RASED, d’enseignants référents ainsi que des créations de postes dans l’enseignement spécialisé aux élèves handicapés. Elle demande aussi la création de postes de titulaires remplaçants (TR) tant pour répondre aux besoins « normaux » qu’à ceux liés à la crise sanitaire ou encore pour assurer la formation continue.

À Paulhaguet et Vals-près-Le-Puy, les écoles maternelles et élémentaires fusionnent pour former des écoles primaires. Cela répond au souhait des communes de renforcer leurs écoles, selon l’Inspection d’académie. Objectif : améliorer le suivi pédagogique des élèves en créant de nouvelles dynamiques inter-cycles. Pour l’UNSA, il y a précipitation : « Les familles et les enseignants se sentent trahis car mal informés avec des conséquences lourdes sur le mouvement des personnels ».

Les syndicats déplorent également que le point traitant de la carte scolaire du second degré (collèges et lycées), pourtant à l’ordre du jour de ce CDEN, n’ait été que sommairement abordé par l’administration. « Nous n’avons même pas pu être entendus sur ce sujet », s’exclame l’Unsa 43.

> Voir le communiqué de l’Unsa 43

> Les ouvertures et fermetures de classes actées en CDEN :

Photo par UNSA 43

Côté mesures sanitaires, la fin du masque en classe ne sera pas actée avant le printemps, a déclaré ce lundi 14 février, le ministre de l'éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, qui préfère la prudence. 
Au retour des vacances d'hiver, en tout cas, les enfants pourront se démasquer dehors et pendant les cours de sport en intérieur, sauf les sports de contact.
En Haute-Loire, le nombre de classes fermées pour Covid est tombé à 8 jeudi, contre 79 fin janvier.
Dans l’ensemble de l’Auvergne, un peu plus de 6 200 élèves étaient positifs, contre près de 11 300 fin janvier.

Le taux d’incidence départemental a baissé de plus de 40 % en une semaine. Il s'établit à 1 925 cas positifs pour 100 000 habitants ce lundi après un pic à 4 826 le 25 janvier.

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