Je signale une erreur

Précisez éventuellement la nature de l'erreur
Saisir les caractères affichés dans l'image.

Pâtisserie à Jumeaux : « Le succès a pris une ampleur qu’on n’attendait pas »

Par etamine.atelier , Mise à jour le 12/06/2026 à 12:00

Ils cherchaient un village plutôt qu’une grande ville, un projet de vie autant qu’un projet professionnel. Originaires tous les deux du Puy-de-Dôme — elle de La Chapelle-sur-Usson, lui de Clermont-Ferrand — Daniel Barata et sa compagne ont choisi de poser leurs valises à Jumeaux. Six semaines après l’ouverture de leur pâtisserie artisanale, le couple est déjà submergé de travail.

« J’ai pas le temps d’emballer que ça part, on est dévalisés », sourit la vendeuse, ancienne fleuriste reconvertie dans l’aventure familiale. Aujourd’hui, elle gère la vente, l’emballage et l’accueil des clients, tandis que Daniel œuvre derrière les fourneaux.

À 48 ans, le pâtissier cumule 31 années de métier. Formé auprès du chef Pimanta Amandio, titulaire d’un CAP, d’une année de chocolaterie et de deux années de BTM, il a passé l’essentiel de sa carrière au Fournil Montferrandais, où il a travaillé durant 21 ans, jusqu’à la fermeture de l’établissement, remplacé depuis par Feuillette. Entre-temps, il aura aussi exercé à Lyon puis à Rochefort-Montagne.

Deux ans de travaux pour transformer l’ancienne perception

Avant Jumeaux, le couple était installé à Olby. Ils ont aussi envisagé Parentignat, mais les locaux se sont révélés trop vétustes et trop petits. Finalement, c’est l’ancienne perception de Jumeaux qui retient leur attention.

« Là, c’étaient les archives », raconte Daniel en montrant le laboratoire flambant neuf. L’ancien hall d’accueil est devenu espace de vente. Pendant deux ans, le couple a rénové le bâtiment tout en poursuivant une activité professionnelle à côté dans l'industrie.

Résultat : un commerce entièrement repensé, lumineux et accueillant. Les murs vert clair, les portes vert foncé et la moquette des années 80 ont disparu. Une verrière sépare désormais boutique et laboratoire, laissant entrevoir les coulisses de fabrication.

Des journées à rallonge et un succès inattendu

Le quotidien est intense. Très intense.

« J’attaque à 1h30 du matin, je termine à 20 heures », explique Daniel, qui aimerait recruter un apprenti.

Ouverte initialement sept jours sur sept, la pâtisserie ferme désormais le lundi. Elle accueille les clients du mardi au samedi de 6 heures à 19 heures sans interruption, et le dimanche matin jusqu’à midi. Et la clientèle répond présente.

« À 9h40, on était dévalisés pour la fête des mères. On a enregistré pas loin de 70 commandes ce jour-là », raconte le pâtissier.

Innovation, hygiène et artisanat : un défi quotidien

Si le métier a évolué, Daniel s’adapte. Une nouvelle machine permet désormais de réaliser crèmes pâtissières, guimauves et pâtes de fruits plus rapidement, tout en facilitant le respect des normes sanitaires.

« Avant, pour les pâtes de fruits, je mettais une heure et demie de cuisson. Là, je passe à vingt minutes. »

Le numérique s’invite aussi dans le laboratoire : traçabilité sur tablette, étiquettes imprimées pour chaque produit ouvert, suivi précis des DLC. Tout doit être contrôlé pour être dans les normes.

Des spécialités maison qui séduisent déjà

Les douceurs sont donc fabriquées de A à Z sur place, à l’exception du pain fourni par Vigier à La Combelle et des confitures réalisées à Olby.

Parmi les créations qui attirent les curieux : le « Jumeaugat », une spécialité maison à mi-chemin entre nougat et guimauve - même goût que le nougat, mais fondante comme une guimauve. Un coup de coeur pour la rédaction de Zoomdici qui s'est laissé tenter... Les guimauves justement sont élaborées sans arômes artificiels ni colorants, à base de pulpe de fruits.

Les pâtes de fruits — pomme, passion, fraise, framboise, myrtille ou abricot selon les saisons — rencontrent un succès inattendu.

« En cinq semaines, on a vendu 45 kilos de pâtes de fruits. Même l’été, on a été étonnés de vendre autant de chocolat. »

Côté fraîcheur estivale, le couple mise aussi sur les glaces en pot façon Häagen-Dazs, les smoothies, frappés et milkshakes sans sucres ajoutés.

Pièces sur mesure et chocolat, sa passion

Le chocolat reste la passion première de Daniel, même si le temps manque : « J’adore travailler le chocolat, mais je n’ai pas assez de temps pour en faire. »

Mariages, baptêmes, anniversaires : le pâtissier réalise également des commandes personnalisées avec environ trois semaines de délai. Dernièrement, il a créé un buron, une Formule 1, une caravane, une moto ou encore un quad en pièce montée.

Une créativité héritée d’un parcours commencé très tôt, auprès d'une mère maître d'hôtel à La Belle Meunière à Royat. 

Un lieu lumineux et chaleureux à l'image de ses gérants

La pâtisserie propose de réaliser des sandwichs à la demande, sous les yeux du client. Au choix : plusieurs gammes de pains et une garniture selon les envies. Une belle occasion de déjeuner autrement dans un lieu à l'écart de la ville avec une douceur et un café en prime. Le tout dans un budget raisonnable. Comptez 1.5 euro pour le café, 3.5 euros pour le smoothie

À Jumeaux, le pari du couple semble déjà gagné : offrir à un village ce qui lui manquait, tout en ramenant l’artisanat au cœur du quotidien.

 

 

Je renseigne ma commune de préférence :

  • Accès prioritaire à du contenu en lien avec cette commune
  • Peut être différente de votre lieu de travail
Valider