Naissance rare au Parc animalier d'Auvergne
Malgré une chaleur encore bien présente pour un mois de septembre, les 86 danseurs présents n'ont pas manqué d'énergie pour ce programme bien ficelé. Samedi 5 septembre, l'école Art K Danse de Brassac a donné son gala annuel à Animatis.
Initialement prévu en juin mais reporté en raison de la canicule, les spectateurs n'ont pas manqué le rendez-vous. Salle comble pour cette représentation sur le thème "Vers l'infini et au-delà".
L'enchaînement des titres donnait l'impression d'une progression narrative, même si le programme ne décrivait pas précisément une histoire. De l'ouverture à la découverte de l'espace, en passant par les nuages, les comètes, les nébuleuses et la Voie lactée, avant d'atteindre l'apesanteur et l'infini : un programme bien en place.
Une première partie de spectacle donnait à voir 17 scènes sur des musiques éclectiques. Passant de musiques de film à de la techno en faisant excursion dans le répertoire français avec Le soleil et la lune de Charles Trénet. Les spectateurs n'ont pas eu le temps de s'ennuyer pour ce panorama intergalactique orchestré avec poésie. Cette variété musicale permet au spectacle de passer d'ambiances contemplatives à des tableaux plus énergiques.
Les plus petits se sont notamment illustrés avec la présence d'un couple mixte de danseurs déambulant entre le groupe d'étoiles illuminées par de simples ballons blancs.
Au-delà du thème spatial, ce programme mettait surtout en valeur la richesse du collectif. Les 17 tableaux réunissaient des distributions différentes et faisaient intervenir de nombreux danseurs, permettant de varier les formations, les styles et les énergies. Le spectacle est apparu comme une succession de tableaux complémentaires plutôt qu'une simple série de chorégraphies indépendantes.
En résumé, le programme 2026 d'Art K'Danse s'est distingué par son ambition visuelle et poétique, sa grande diversité musicale et chorégraphique, mais aussi par l'importance donnée au collectif. Le thème de l'espace servant de fil conducteur à une soirée conçue comme un voyage : des premières étoiles jusqu'au rêve lunaire, chaque tableau semblait constituer une nouvelle étape de cette odyssée.
Le final de la deuxième partie sur Sing Sing Sing de Louis Prima ; une pure merveille de swing et de synchronisation exécutée dans un style impeccable par la compagnie Contretemps. Les adultes de l'école ayant atteint un certain niveau de danse, ils se présentaient donc de manière indépendante, sous le nom d'une compagnie et dans une seconde partie du spectacle, laissant ainsi la part belle aux apprenants. Une manière élégante et délicate pour que chacun puisse s'illustrer dans sa façon de danser et son niveau de pratique.
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