Issoire : la ressourcerie rappelle les bases, elle "n'est pas une déchetterie"

Par Nathalie PIENDEL , Mise à jour le 04/09/2026 à 14:00

Temps de lecture : 3 minutes

Chaque année, à la fin août et début septembre, la ressourcerie du Pays d'Issoire fait le même constat, ça déborde ! Beaucoup de dons en un laps de temps très court... et particulièrement cette année. Difficile pour les bénévoles et salariés de gérer ces flux mais encore plus quand une partie des dons aurait trouvé une meilleure place directement à la déchetterie.

Gwénaëlle Douard, coordinatrice adjointe à la ressourcerie nous explique la situation. « On sait toujours qu'à la fin de l'été on reçoit beaucoup de dons. Les gens font du tri durant cette période-là. On a l'habitude que ce soit chargé, mais cette année, c'est plus que d'habitude. Le vendredi, sur deux heures, on a reçu plus de deux tonnes d'objets. »

« Les gens ont l'impression de faire un geste chouette », Gwenaëlle Douard, coordinatrice adjointe 

La ressourcerie compte au total 120 bénévoles et 26 salariés, et si tout ce beau monde a réussi à se mobiliser et gérer cette rentrée musclée, le principal problème reste la qualité, ou plutôt... la mauvaise qualité des dons. « Ça nous pose de plus en plus problème. Les gens ont l'impression de faire un geste chouette, mais quand c'est en mauvais état, cela nous encombre plus qu'autre chose et c'est beaucoup de temps humain pour gérer tout ça. » 

Selon Gwénaëlle, ce phénomène concerne principalement les dons de textile. « On a de grosses quantités, et vraiment du très mauvais état. »

« On dit toujours, donnez-nous ce que vous pourriez donner à un ami ! » 

Du sale, du troué, du jauni... difficile d'imaginer qu'on puisse donner cela à un ami. Mais c'est bien le cas. « On garde un quart de ce qu'on nous donne ». 

La filière textile en crise

Surproduction de vêtements de faible qualité sur le marché et vendus à bas prix - la fameuse fast fashion - suspension des collectes dans les bornes Le Relais, difficultés avec le marché international et notamment africain qui délaisse de plus en plus la fripe française pour des marchés plus concurrentiels... résultat : les stocks ne cessent d'augmenter sans trouver preneurs, et de nombreux moyens humains sont mobilisés pour trier du textile détérioré et non réutilisable. 

Aussi, la ressourcerie noyée sous les déchets, a passé un petit coup de gueule sur ses réseaux dernièrement : 

 

La coordinatrice adjointe rappelle que la ressourcerie peut réparer certains objets, mais face au volume à gérer au quotidien, l'équipe n'a pas le temps de faire du bricolage pour tous les objets. « On répare surtout les meubles, ou certains objets qui ont plus de valeur ». Ceci pour compenser le temps et les moyens utilisés, car à la ressourcerie, même s'il y a des périodes plus creuses, toute l'année, ça ne chôme pas.

 

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