Urgences d'Émile Roux : '''On a fait notre job'''

mer 03/10/2018 - 15:46 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:54

Lors des dernières Fêtes Renaissance du Roi de l’Oiseau au Puy-en-Velay, dans la nuit de vendredi 14 à samedi 15 septembre 2018, un jeune couple a été agressé au détour d’une rue, a priori par un groupe d’inconnus. La jeune femme s’en est sortie indemne mais son compagnon a eu une double fracture au niveau du visage. Une enquête est en cours.
Scandalisée par les faits, mais aussi leur prise en charge par les services de police et hospitaliers, la mère du jeune homme avait alerté la presse. Elle mettait en cause la réactivité des urgences de l’hôpital Emile Roux. Ce mercredi 3 octobre 2018, le directeur de l’établissement ponot Jean-Marie Bolliet a recontacté la rédaction de Zoomdici.fr pour livrer les conclusions de l’enquête interne qu’il avait diligentée dans la foulée de l’intérêt médiatique. Les voici :

« En général, les fractures de la mâchoire ne sont pas opérées immédiatement. Cela demande un peu de temps pour constater l'ampleur de la fracture.
Dans la nuit de vendredi 14 à samedi 15 septembre, le jeune couple est arrivé aux Urgences à 1h50. La radiographie a montré une fracture de la mandibule. Les urgences ont appelé le spécialiste ORL. Celui-ci a fixé une consultation le lundi 17 septembre au matin.
Le couple est revenu pour un deuxième passage aux Urgences le samedi à 16h. On constate qu’il n’y a pas de décalage dentaire en plus de la fracture.
Là où nous avons eu une difficulté, et je suis transparent là-dessus, c’est que le samedi nous avons cru que le chirurgien maxillo-facial serait présent lundi. Or il avait dû poser sa semaine de congés in extremis. Et c’est vrai que nous n’avons pas de suivi des demandes de congés le week-end pour le lundi. On va essayer de s’améliorer.
Alors lors d’un 3ème passage à l’hôpital, le Dr Caburet, ORL, reçoit le patient, c’est donc bien un spécialiste. Il fait un scanner et trouve une 2ème petite fracture. Comme il n’y a pas de chirurgien maxillo-facial au Puy le lundi, on adresse le patient au CHU de Clermont-Ferrand.
Le patient serait peut-être allé à Clermont plus tôt mais on ne l’aurait pas opéré plus tôt de toute façon pour les raisons invoquées plus haut. Donc, ce qui est important c’est qu’il n’y a pas eu de perte de chance pour le malade. Si notre chirurgien maxillo-facial était revenu lundi, le patient aurait été opéré lundi ou mardi.
Il n’y avait pas de perforation, pas de saignement, pas de gonflement donc il n’aurait jamais été opéré en urgence un samedi ou un dimanche pour une fracture de la mandibule légère. On lui a posé une plaque. Aujourd’hui, ce monsieur va bien. Dire qu’il a fallu attendre 96 heures pour passer un scanner n’est pas correct ; une radio a été faite dès le début. On a fait notre job. »
Annabel Walker

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