Me Marcel Schott nous a quittés

Par A.Wa mar 22/03/2022 - 06:10 , Mise à jour le 22/03/2022 à 06:10

Il s’est éteint à 76 ans des suites de sa maladie. L'avocat et ancien président de l'agglomération du Puy Me Marcel Schott est décédé ce lundi 21 mars.

Selon sa volonté, ses obsèques auront lieu dans l'intimité familiale. Me Marcel Schott repose à la chambre funéraire Velay Funérarium (43, rue de la Gazelle au Puy-en-Velay), jusqu'à ce mercredi 23 mars 2022, à 12 heures. Ni fleurs, ni couronnes, ni plaques ne sont souhaitées. Les condoléances se font sur registre. La famille remercie le service d'hospitalisation à domicile du centre hospitalier Emile Roux.

Marcel Schott a effectué des études primaires et secondaires au Puy et s’y est installé, à l’issue de ses études supérieures, comme avocat, en 1973. 
Marcel Schott était aussi membre de la loge maçonnique le Réveil Anicien, chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur et officier dans l'ordre national des Palmes académiques.

Sur le plan politique, Me Schott a été élu municipal, d’abord minoritaire lors du mandat James-Philibert, puis majoritaire pendant le mandat d’Arlette Arnaud-Landau, durant lequel il a présidé pendant sept ans la toute jeune communauté d’agglomération du Puy-en-Velay, alors composée de 28 communes entre 2001 et 2008.

Pour une Agglo plus à l'écoute

En 2020, Me Schott figurait en 28e position sur 35 sur la liste de Catherine Granier-Chevassus (sans étiquette, soutenue par La République en Marche) aux municipales du Puy. Motif invoqué : faire une place aux 72 communes de l’Agglo, quelles que soient les orientations politiques de leurs majorités, pour plus de démocratie au sein de la collectivité locale.

« Élu minoritaire en 2008, j’avais décidé de démissionner pour me mettre en retrait de la vie politique locale estimant qu’il appartenait à une autre génération de prendre la relève. Mon engagement sur la liste menée par Catherine Granier-Chevassus dans la campagne municipale de mars 2020 ferme une parenthèse de deux années et ne doit rien au hasard. Il tient essentiellement à deux motifs que je tiens ici à expliciter. En premier lieu, cette liste, représentative de la population et constituée de femmes et d’hommes, désireux de promouvoir « une nouvelle respiration » de notre démocratie locale. Ces hommes et ces femmes, venus d’horizons divers, sont porteurs d’un programme constituant un projet, véritable vision à long terme, pour améliorer la vie familiale, professionnelle, culturelle et sociale de nos concitoyens, et permettre « un vivre ensemble » sans esprit partisan ou clientéliste. En second lieu, je crois que mon expertise professionnelle et mon expérience d’élu seront de nature à permettre, quelles que soient les nouvelles municipalités sorties des urnes en mars prochain, « une nouvelle respiration » aussi pour la communauté d’agglomération du Puy-en-Velay et ses 72 communes. Cette nouvelle respiration est devenue une nécessité. Depuis 12 ans, force est de constater que la gouvernance de l’agglomération pose problème, que le malaise ressenti par de nombreux élus communautaires est désormais sur la place publique, malgré les tentatives d’étouffement. Il faut donc réinventer une nouvelle manière de gérer l’agglomération, mettre en place une gouvernance plus démocratique, plus ouverte, changer la gestion par quelques uns par une gestion plus collective, réintroduire l’écoute et la participation de toutes les communes aux décisions.  La loi nouvelle adoptée le 19 décembre 2019 « engagement et proximité » permettra la mise en place d’une conférence des maires, elle permettra aussi la mise en place de délégations de gestion de la communauté aux communes membres ou à des syndicats de communes, ainsi que la mise en place de pactes de gouvernance. Ceux qui en 12 ans n’ont pas su mettre en place et anticiper un véritable partenariat par un véritable « contrat d’agglomération » ne seront pas demain les plus qualifiés pour mettre en place ces nouveaux systèmes, en un mot, pour faire respirer la démocratie locale. C’est l’engagement de cette liste. »

Après les attentats de 2015, Me Schott et le professeur de philosophie Serge Monnier ont tenu une conférence sur la liberté d'expression en France, au Conseil départemental, à l'invitation du club de la presse de Haute-Loire.

Après les attentats de 2015, Me Schott et Serge Monnier ont tenu une conférence.
Après les attentats de 2015, Me Schott et Serge Monnier ont tenu une conférence. Photo par Zoomdici

 

 

 

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