L'entreprise vellave et la ministre des transports inséparables

mer 29/08/2018 - 18:48 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:54

MyBus propose une solution de billettique qui a déjà fait ses preuves au Puy. L'application mobile permet de gérer ses tickets Tudip sur son téléphone en fournissant un guide horaire et un calcul d'itinéraire en temps réel, mais aussi la possibilité d'acheter son titre de transport en ligne.
C'est cette start-up singulière que la ministre des transports Elizabeth Borne était venue visiter le 13 juillet dernier lors de son passage en Haute-Loire au moment du traditionnel couper de ruban concernant l'ouverture du contournement du Puy.

Renforcer les bases des partenariats existants... et ouvrir la porte à de nouvelles perspectives
Ce mardi, une rencontre avait lieu en préfecture de Clermont-Ferrand avec de nombreux acteurs de la mobilité en Auvergne. Les débats ont principalement concerné le désenclavement de la capitale auvergnate via le train et l'avion. "Les sujets de fond avaient déjà été abordés en juillet dernier", souligne Frédéric Pacotte, cofondateur de la start-up ponote, "cette fois, notre présence était plus secondaire et a seulement été évoquée au rang des innovations".
Mais pour l'entreprise de Haute-Loire, l'enjeu est ailleurs : "ça permet surtout de croiser ou recroiser d'importants décideurs et de consolider les liens avec la ministre". Des rencontres qui renforcent les bases des partenariats existants... et ouvrent la porte à de nouvelles perspectives.

----Viser encore plus haut
Après Clermont, l'objectif est de viser encore plus haut. "On a remporté l'expérimentation à Rennes pour début 2019", se félicite-t-il, espérant désormais étendre le concept à d'autres collectivités de strates de population toujours plus élevées.-----Un nouveau cap avec l'agglo de Clermont
L'application MyBus sera lancée officiellement le 17 septembre prochain à Clermont-Ferrand, un cap pour la start-up vellave. "On va toucher du doigt une ville de dimension plus importante, car jusqu'à présent, on était plutôt dimensionné sur des collectivités de 50 à 100 000 habitants", poursuit l'entrepreneur.
Il faut dire que le concept a déjà très largement parcouru l'hexagone en s'installant dans de nombreuses villes et avec Clermont-Ferrand, "c'est un peu un défi, on touche à une plus grosse agglomération", soit près de 300 000 habitants.

Des recettes d'une toute autre nature
Ce n'est donc pas la même prestation (d'un point de vue technique notamment) et les recettes à la clef sont également d'une toute autre nature : la start-up prend une commission sur la vente de titres de transport via l'application MyBus. Son chiffre d'affaires est donc tributaire du volume de tickets achetés via l'appli mobile.
Par exemple, au Puy, "la régie transport récupère 700 à 800 000 euros par an sur les titres de transports. A Clermont, c'est environ quinze millions d'euros", aojute l'entrepreneur.

Des recrutements dans les tuyaux
Jeune start-up ponote cofondée au Puy-en-Velay par Frédéric Pacotte et Franck Raynaud, Monkey Factory est passée, en l'espace de deux ans, de deux à douze emplois, et ne compte pas en rester là. Une levée de fonds est actuellement en phase finale de négociations ; elle permettra à la start-up ponote d'y voir plus clair dans sa politique d'embauche.
De nouveaux recrutements sont effectivement dans les tuyaux pour des postes de développeurs full-stack, un profil assez rare qui impose la prudence sur le calendrier mais "on pense créer deux à trois postes au Puy d'ici la fin de l'année", nous confie Frédéric Pacotte.

Maxime Pitavy

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