Haute-Loire : une démographie de moins en moins positive

lun 30/12/2019 - 14:12 , Mise à jour le 27/11/2020 à 09:01

Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), au 1er janvier 2017, la Haute-Loire comptait 227 283 habitants contre 225 696 cinq ans auparavant, soit une augmentation de 0,1 % sur la période. 

Une croissance en berne pour un minuscule département de la grande région
Mais la cadence a un peu faibli puisque le département avait connu une croissance de 0,5 % entre 2006 et 2011, réduite donc à 0,2 % entre 2011 et 2016. Si l'on regarde entre 2012 et 2017, la progression n'est plus que de 0,1%.
En comparaison avec les données fournies l'an dernier par l'institut statistique, la Haute-Loire en a en fait perdu des habitants entre 2016 et 2017 : 56 âmes exactement.
Parmi les douze départements de la région, seul le Cantal compte moins d'habitants (145 143) que la Haute-Loire, qui ne représente que 2,85 % de la popualtion régionale au 1er janvier 2017.

Du recensement dépendent les dotations de l'État ou encore le nombre de pharmacies autorisées
Ces populations entreront en vigueur le 1er janvier 2020 et sont millésimées au 1er janvier 2017. Elles sont disponibles sur le site de l’Insee. Ces chiffres sont déterminants pour la vie des communes. Du nombre d’habitants dépendent le montant de la dotation que l’État verse à chaque commune pour assurer son fonctionnement, le niveau de l’indemnité des élus municipaux, le mode de scrutin des élections municipales, ou encore le nombre de pharmacies qui peuvent être implantées dans la commune…

Une croissance régionale forte
Au 1er janvier 2017, la région Auvergne-Rhône-Alpes compte 7 948 300 habitants. Elle est la deuxième région la plus peuplée de France. Sa croissance démographique connaît un léger ralentissement mais reste soutenue (+ 0,6 % en moyenne par an depuis 2012). Elle se situe ainsi au-dessus de la moyenne nationale.
Elle est à la fois portée par la natalité et l'attractivité résidentielle de la région. La Haute-Savoie a la 2ème plus forte croissance démographique sur la période et l'attractivité du bassin genevois en est le principal moteur.

Les disparités départementales persistent
La Haute-Savoie, l’Ain et le Rhône conservent leur dynamisme démographique, à l’inverse du Cantal et de l’Allier dont le déclin démographique se poursuit. Leur solde migratoire (différence entre le nombre de personnes entrées et sorties sur une commune durant la période) positif ne suffit pas à compenser le déficit naturel.
Les communes très peu denses représentent 3 % de la population régionale, pour 33 % du territoire alors qu'à l'inverse, 1 % du territoire régional concentre 31 % de la population.

----Grands bouleversements dans les petits villages
Le Vernet, plus petite commune du département, gagne deux habitants et porte son total à 24 âmes : c'est une spectaculaire progression de 8 % !
Scenario inversé à Varennes-Saint-Honorat, avec une perte de 6 habitants, pour un total de 26 âmes : c'est une chute de près de 19 % de sa population en cinq ans.-----En Haute-Loire, nette progression à Aurec et au Puy
Dans le département, entre 2012 et 2017 et parmi les principales villes, c'est à Aurec que la progression est la plus marquée, de l'ordre de 1 %, avec 307 habitants supplémentaires. Une poussée démographique qui lui permet de se hisser dans le top 5 des plus grandes villes du 43.
La communauté d'agglomération du Puy gagne 1 164 habitants sur la période (+0,2 %) et la ville préfecture enregistre une progression de 0,4 %, avec 396 habitants supplémentaires. 
La deuxième plus grande ville de Haute-Loire, Monistrol, perd 71 habitants (-0,2 %) sur la période. Vient ensuite Yssingeaux, avec 7 202 habitants, soit 101 âmes de plus (0,3 % de progression) puis Brioude, avec la même croissance (6 721 habitants au 1er janvier 2017). 

Petite et grande couronne du Puy
Parmi les autres villes importantes du département, sur le bassin du Puy, on note un recul à Aiguilhe (-64 habitants), à Brives-Charensac (-172 habitants), à Chadrac (-147 habitants), à Vals (perte de 30 habitants) ou encore Polignac (-8 habitants) ; mais pas à Espaly (17 âmes en plus), à Blavozy (+33 âmes) ou à Saint-Vidal (+46 habitants) et encore moins à Saint-Germain-Laprade (+129 habitants) ou Coubon (148 habitants supplémentaires).
C'est tout aussi nuancé lorsqu'on s'écarte de la petite couronne, avec des baisses marquées à Craponne (-209 habitants) ou Costaros (de 642 à 560 âmes), et dans une moindre mesure à Cussac (-21habitants), à Arsac (- 9 habitants), à Bains (-7 habitants) ou encore à Landos (- 32 âmes). Des baisses à relativiser en comparaison avec les gains d'habitants à Retournac (+ 158), à Blanzac (+ 77), à Saint-Hostien (+54), à Lantriac (+53) ou encore à Saint-Paulien (+ 5).

Forte progression à l'est, hémorragie à l'ouest
À l'est du département, là où la poussée démographique est la plus forte (proximité du bassin de vie stéphanois), on note également des disparités puisque Monistrol perd 71 habitants et Sainte-Sigolène 49. Mais Aurec gagne 307 habitants et Yssingeaux 101, alors que dans une moindre mesure, Bas-en-Basset (+ 54) et Saint-Just-Malmont (+31) enregistrent aussi des hausses.
À l'ouest du département en revanche, l'hémorragie semble inexorable. Si Brioude sauve les meubles (+ 105 habitants), les autres communes enregistrent d'importantes chutes, notamment Langeac (-256 habitants) et Saugues (- 96), mais aussi à Sainte-Florine (-62), Mazeyrat-d'Allier (-56) et Vergongheon (-10).

> Pour consulter directement l'évolution de population dans votre commune, vous n'avez qu'à en renseigner le nom sur le site de l'INSEE

Maxime Pitavy

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