Gérard Filoche rêve d'un "quinquennat véritablement à gauche"

jeu 01/12/2016 - 17:32 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:44

La primaire de la droite close, place à celle de la gauche. Début octobre, Gérard Filoche, candidat à une grande primaire citoyenne de toute la gauche, était au Puy-en-Velay. Mais depuis, les choses ont bougé : François Hollande a déclaré qu'il n'allait pas se représenter et la Haute autorité des primaires citoyennes n'a finalement retenu que sept candidats.
Les socialistes Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon et Manuel Valls seront candidats. Sylvia Pinel, du PRG, la seule femme en lice, Jean-Luc Bennahmias, du Front démocrate, et François de Rugy, du Parti écologiste, participeront eux aussi à cette primaire des 22 et 29 janvier. Exit donc Gérard Filoche, qui a cependant déposé un recours. 

Trop de candidatures reçues selon la Haute autorité des primaires citoyennes
"Nous avons eu à faire face à un nombre très important de candidatures, 24 candidatures sont arrivées à la Haute autorité", a expliqué à la presse le président de la Haute autorité des primaires citoyennes, le juriste Thomas Clay. L'annonce des sept candidatures est "une annonce officielle. Nous appelons à respecter la décision de la Haute autorité", a lancé M.Clay.
L'avocat de Gérard Filoche compare la candidature de son client à celles de Sylvia Pinel (Parti radical de gauche), Jean Luc Bennahmias (Union des démocrates et des écologistes) et de François De Rugy (Parti écologiste) qui, membres d'autres partis que le PS, n'ont pas eu à répondre à cette "exigence de parrainages" et ont été retenus pour participer à la primaire. Gérard Filoche attend maintenant la réponse de la Haute Autorité.

Retour sur l'interview accordée en octobre dernier
Le 14 juin 2016, Gérard Filoche se déclarait candidat à la primaire à gauche pour l'élection présidentielle de 2017 dans l'émission Là-bas si j'y suis sur un projet qu'il résume par la suite de chiffres « 1800-32-60-20-5 », à savoir : le SMIC à 1800€/mois, la semaine de 32 heures, la retraite à 60 ans, aucun salaire supérieur à 20 fois le SMIC et pas plus de 5 % de travailleurs précaires dans l'entreprise. Il était au Puy-en-Velay début octobre et il nous avait accordé une interview.

Quel est pour vous la priorité que doivent prendre en compte les candidats de cette primaire ?
Ma volonté première, c'est qu'il y ait une unité, un candidat construit en commun par toute la gauche pour se présenter à la présidentielle et déboucher, cette fois, sur un quinquennat véritablement à gauche... Je pense aux petites retraites, aux petits salaires, à la redistribution des richesses et que l'(on fasse tout ce que, hélas, François Hollande n'a pas fait ou pas voulu faire. Il faut maintenant préparer la gauche à une démarche qui fasse bouger les lignes pour déboucher à une candidature commune ; c'est la vocation des primaires. Il y a beaucoup de difficultés pour construire ça, on l'imagine bien, car il faut dépasser l'ensemble des partis pour choisir un tel candidat dans les meilleures conditions possibles et pour ça, il y a besoin de millions d'électeurs qui viennent voter les 22 et 29 janvier.

L'organisation de la primaire telle qu'elle a été conçue vous convient-elle ? 
Nous sommes arrivés là à un consensus, tout le monde a fait un pas. Moi, je n'aurais pas voté s'il n'avait pas été question d'élargir cette primaire à toute la gauche. On parle désormais d'une grande primaire citoyenne de toute la gauche, donc elle est ouverte à tous les citoyens qui vont signer une déclaration disant qu'ils adhèrent aux fondamentaux de la gauche.

Ne risque-t-il pas d'y avoir trop de candidatures à gauche ? 
Non, finalement, il semblerait qu'il n'y aura pas tellement de candidats que ça. On n'en aura pas plus que la droite, cinq six ou sept je pense. Et bien que le ou la meilleure gagne !

Si vous deviez retenir quelque chose de positif du mandat de François Hollande, qu'est-ce que ce serait ? 
FFFFFFFFFFFFIIIIIIIILLLOOOOOOOCCCCCCCHHHHHHHHHHHHHHHHHHEEE1

Quelle est votre priorité pour les territoires ruraux comme la Haute-Loire ? 
La même chose qu'ailleurs, c'est à dire augmenter les salaires des gens qui travaillent, parce que partout dans les territoires ruraux comme dans les territoires urbains, quand les gens n'ont pas les moyens de vivre et de consommer décemment, et bien il y a de l'animosité et de la misère qui s'installent et la deuxième chose, ce sont les services publics...

Et pour les agriculteurs par exemple, qui ne font pas partie des services publics, comment augmentez-vous les salaires ? 
C'est assez facile, il faut quand même bien finir par s'en prendre à la grande distribution et à tous ceux qui aujourd'hui pèsent sur les prix en prenant des marges abominables. En vérité, ce sont ceux qui produisent qui doivent être récompensés. Je suis contre le RSI (ndlr : régime social des indépendants), je suis contre la façon dont la protection sociale est calibrée avec la MSA (ndlr : sécurité sociale agricole)... il faut une seule cotisation sociale et une protection égale pour tous. Tout n'est pas permis à un grand financier pour déterminer le prix du lait et le faire contre le travail des agriculteurs. 

Comment allez-vous vous positionner par rapport à celles et ceux qui n'ont pas le même slogan que vous ? 
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