Des journalistes en herbe ont usé de leur plume

lun 23/03/2020 - 00:04 , Mise à jour le 27/11/2020 à 09:04

Ils avaient le choix du thème et du sujet. Ils avaient également été sensibilisés par leurs professeurs sur les codes à respecter dans l'élaboration d'un article de presse. "Ils", ce sont les 200 élèves de la troisième et seconde de l'établissement scolaire La Chartreuse de Brives-Charensac. Les étudiants, seul, en duo ou en trio, devaient, pendant les vacances de février, accumuler un maximum de matière journalistique comme des témoignages, des photographies, ou toutes informations possibles issues des diverses sources imaginables afin de remplir un objectif précis : proposer un article de presse dans les règles de l'art.

Beaucoup dépassés, d'autres brillants
Les réseaux sociaux et les jeunes, le harcèlement à l'école, les addictions sous toutes ses formes, des comptes-rendus judiciaires et sportifs, le portrait d'un candidat aux élections municipales, l'agriculture et l'environnement, la religion avec la rencontre d'un responsable du diocèse ou encore la critique d'une œuvre littéraire… d'innombrables thèmes ont ainsi été ainsi abordés. Si une partie des jeunes apprentis journalistes ont vite été déstabilisés par la complexité de l'instant, certains ont rendu des papiers dignes d'être publiés en l'état. Ces derniers ont appliqué à la lettre tous les ingrédients essentiels pour présenter un article utile, parfaitement anglé et avec un minimum d'écueils grammaticaux.

----À noter que, malgré l'article très complet et d'une qualité presque irréprochable de Nathan Chamblas sur l'histoire de SOS Loire Vivante, il n'a pu apparaître faute de place. Cet élève de troisième a mené l'interview du vice-président de l'association écologique en utilisant des questions très pertinentes et parfaitement agencées.-----Un choix cruel
En ces temps de morosité ambiante et de confinement sanitaire, Zoomdici vous propose de découvrir sa sélection des trois meilleurs articles. Bien d'autres papiers sont à la hauteur de cet assortiment. Et dur et cruel a été d'effectuer ce choix si restreint. Malheureusement, pour un souci de mise en page, cette saignée qualitative a dû être nécessaire. Pour que le lecteur puisse apprécier ces insoutenables légèretés de lettres, les papiers des élèves sont présentés sous leurs formes originales, sans modification d'aucune sorte.

Sur le thème du harcèlement à l'école par Pauline Berthe de Pommery, élève en seconde :
Le harcèlement scolaire en Haute-Loire : des mesures nombreuses pour un problème de taille.

En Haute-Loire, le harcèlement scolaire touche chaque année de nombreux élèves à l'école, au collège et au lycée. En quoi consiste vraiment ce problème et quelles mesures sont prises pour le limiter et en faire prendre conscience ?

Le harcèlement scolaire est un problème toujours d'actualité. Il désigne un enchaînement d'agissements hostiles et répétés à l'encontre d'une personne et peut avoir d'importantes répercussions mentales sur la victime. Cas de Lisa, collégienne de 15 ans à Saint-Julien-Chapteuil et victime de harcèlement pendant presque 1 an, en sixième. Elle raconte : "J'ai perdu confiance en moi, je suis devenue timide et réservée. Je ressentais et je ressens toujours de la haine pour celle qui m'a harcelée." Comme de nombreux autres, sa souffrance est restée dans le noir, anonyme. Comme elle ne jugeait pas cela si grave, elle n'aurait raconté à sa mère ce qu'elle avait subit qu'après son harcèlement et les gens autour d'elle n'auraient pas vu ou pas fait attention. "Ma harceleuse est aussi venue pour me dire de ne pas en parler à n’importe qui", confie Lisa.

Ne pas se laisser faire
Le harcèlement de la jeune fille aurait pris fin lorsque son bourreau s’est retrouvé abandonné par son groupe d'amis. Aujourd'hui remise de sa mésaventure, elle ne parle à sa harceleuse que lorsque c'est nécessaire. Elle conseille aux personnes harcelées de ne pas se laisser faire, d'avoir confiance en elles et d'en parler aux personnes proches puis au directeur si besoin.

Une dizaine de cas de harcèlement
Dans l’établissement de la Chartreuse-Paradis au Puy-en-Velay, composé d’une école, d’un collège et d’un lycée, des dispositifs sont mis en place chaque année pour limiter et faire prendre conscience du problème auprès des élèves. Au sein du lycée où une dizaine de cas de harcèlement ont été signalés depuis 2007, des semaines à thèmes pouvant porter sur le harcèlement sont organisées tous les ans. "Le travail de cours est en lien avec le thème et les élèves réalisent des projets comme des affiches", explique M. André, Conseiller principal d'Education. Une maquette représentant des scènes de harcèlement a ainsi été réalisée il y a deux ans en option technologie. Un point écoute est également mis à disposition des élèves les lundis midi et "l'infirmière scolaire peut intervenir dans les classes pour aborder le thème du harcèlement si besoin", précise-t-il.

Le dialogue avant tout
Du coté du collège, des psychologues de la Maison des ados du Puy-en-Velay, une structure d'accueil pour les jeunes de 11 à 25 ans, interviennent chaque année dans les classes pour sensibiliser les collégiens sur le problème du harcèlement et répondre à leurs questions. Le ministère de l'éducation nationale participe à la diffusion du sujet en offrant à la Chartreuse et autres établissements scolaires, des affiches et des dépliants. Enfin, le personnel de l'établissement est chargé de veiller à ce qu'il n'y ai pas de harcèlement et de prendre les mesures nécessaires si le problème advient. "J'observe, je préviens et j'assiste aux entretiens entre le harceleur et le harcelé et entre leurs familles", explique M. André. D'après lui, le dialogue passe avant les sanctions et il n'y a jamais eu de renvois à la Chartreuse.

Un article de société par Lili Deleau et Emma Boizot, toutes deux élèves en troisième
La Fastfashion : un fléau méconnu

Depuis les années 90 et le débarquement de marques comme Zara et H&M, notre consommation de vêtements, accessoires, chaussures n'a cessé de croître. On possède en moyenne quatre fois plus de vêtements que dans les années 80. Quelles en sont les conséquences ? Et comment se faire plaisir de manière raisonnée ?

Tout le monde a déjà remarqué l'inscription "made in bangladesh" ou "made in China" sur l'étiquette de son nouveau pull. Et tout le monde se doute que les normes de ces pays ne sont pas similaires aux nôtres. Des journées de 12h, un salaire mensuel de 89 euros en moyenne, et l'impossibilité de se révolter sous peine d'être licencié : voilà les conditions de travail d'un employé bangladais moyen. Nombre d'entre eux sont mineurs. Sans parler des incidents qui sont courants comme en 2013 et l'effondrement d'une usine à Rana Plaza provoquant la mort de 1138 travailleurs.

2 700 litres d'eau pour un tee-shirt
Ce tee-shirt ne passe cependant pas seulement par le Bangladesh. Le coton vient souvent de Chine, d'Inde ou des États-Unis. Pour le produire, des quantités impressionnantes d'eau (2700 litres en moyenne pour un tee-shirt) sont utilisées. S'il s'agit de polyester, alors c'est du pétrole qui est nécessaire, une des industries les plus polluantes au monde. Entre le lieu de production de la matière première, celui de traitement du textile, celui de transformation du vêtement et celui de stockage et de vente, environ 65 000 kilomètres sont parcourus par le tee-shirt. Ces éléments en font une industrie extrêmement polluante qui représente 2% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Le changement passe par le consommateur
Seuls 20 % de ces vêtements seront recyclés (réparés et reportés ou utilisés comme chiffons ou isolants). Les autres seront incinérés ou envoyés dans des décharges. Certains ne seront jamais portés, et mêmes brûlés par la marque. En 2017, Burberry avait fait scandale en brûlant l’équivalent de 30 millions d'euros d'invendus. C'est notre manière de consommer, ou plutôt de surconsommer, qui en est à l’origine. Le changement doit donc venir du consommateur pour être efficace.

En Haute-Loire, de nombreuses possibilités existent
L'association Emmaüs récupère des vêtements ou d'objets, les remet en état et les revend à prix très réduits. Les bénéfices sont utilisés par Emmaüs pour lutter contre la pauvreté. En Haute-Loire, il existe trois points de dépôt-vente : à Taulhac, à Sainte-Sigolène et à Saugues. Ces lieux sont côtoyés par tous types de personnes, surtout avec la récente montée en popularité de la seconde main. On peut y trouver toutes sortes de pièces.

Favoriser la Slow fashion
Avec une sélection plus réduite, il existe AVI43. Ce sont cette fois des personnes en insertion dans le monde du travail qui agissent sur le même principe qu’Emmaüs. Chaque semaine, ils collectent environ douze tonnes de vêtements qu’ils trient, réparent et revendent dans leur petite boutique de la Rue Matête, à Yssingeaux. Bien que ce ne soit pas leur objectif premier, ces associations sont des acteurs de la lutte contre la fastfashion et de la protection de l’environnement. En Haute-Loire, il existe également quelques friperies comme "Affaire à suivre", au Puy-en-Velay. Dans le cadre privé, on peut aussi penser à échanger des affaires avec son entourage. Ces actions forment alors un mouvement qui s’oppose à la Fastfashion : la Slow fashion.

Un papier sportif, simple et efficace, par Romain Fouillit et Corentin Arnaud, en classe de seconde
Match nul entre le VFC et La Chataigneraie

Ce dimanche 8 mars 2020 , au stade de Polignac, s’est déroulée la rencontre entre le Velay Football Club (2ème au classement) contre La Chataigneraie (8ème au classement) de R1. Une première mi-temps, dominée par les locaux, entraînés par Mickaël Pierzak, mais sans grosses occasions, contre une équipe très défensive.

Un nul au profit du Velay Football Club
La deuxième partie du match est à l’image de la première, avec l’équipe visiteuse qui a eu une seule occasion sur un contre, bien reprise par le défenseur de Velay Football Club. Malgré un dernier corner du VFC dans les arrêts de jeu, le score en reste à 0/0. Au classement, les ponots garde la 2ème place à égalité avec son voisin Espaly-Saint-Marcel, mais a toujours un match de retard. Tandis que l’équipe de La Chataigneraie a obtenu le nul qu’elle recherchait et conforte son classement en milieu de tableau.

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