Budget du Conseil communautaire, les contribuables devront débourser 2 millions d’€ supplémentaires

sam 14/04/2018 - 12:37 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:52

C’est sur fond de baisse des dotations globales de fonctionnement que s’est tenue la réunion concernant le vote du budget annuel de la communauté d’agglomérations.

Moins d’argent de l’état
Michel Joubert, président de la communauté d’agglomérations, entouré d’une dizaine de vice-présidents, a tenu à mettre l’accent sur le désengagement de l’état qui va contraindre la communauté à trouver de nouveaux financements et entrainer la révision, voire l’abandon de certains projets. « On ne peut pas suppléer les défaillances de l’état »,  déclare-t-il. Selon le président, en cumulant la baisse des dotations, dont la répartition a suscité une certaine agitation de la part de quelques élus,  la disparition des contrats aidés et la création imposée du cabinet d’instruction des permis de construire, c’est une perte totale de 3 500 000 € à laquelle la communauté va devoir faire face.

Une pression fiscale supplémentaire
Toujours selon le président, le désengagement de l’état impose d’un côté l’accroissement de la pression fiscale, entre augmentation de la taxe foncière sur le bâti, celle de la cotisation foncière des entreprises, celui de divers tarifs, comme les piscines ou les transports (celui de l’Atelier des Arts passe à 30 € pour tous), et de l’autre par le gel, l’échelonnement ou le report de certains projets, comme celui de la restauration du site de Quincieu qui sera limité à la finalisation de la tranche de travaux en cours.
Au final, ce sont 2 millions d’€ qui seront, une fois de plus, pris directement dans les poches des contribuables et des usagers.
Michel Joubert a tenu aussi à souligner que la communauté avait limité le recours à l’emprunt en 2017 pour éviter d’augmenter la dette, et que tous les projets en cours des anciennes communautés seront maintenus.

Les projets
L’agglomération tient à poursuivre sur la lancée des bons résultats du tourisme de l’année 2017, dynamique engendrée par le passage du Tour de France, le Puy de Lumières, l’exposition Picasso ou la Rue des Arts. Il est prévu de diversifier l’offre touristique par des séjours clés en mains suivant des thèmes variés, de procéder à l’extension du golf à 18 trous et utiliser des potentiels comme celui de musée Crozatier ou l’Abbaye de la Chaise-Dieu.
L’économie locale ne sera pas en reste, par le biais de la création d’un dispositif d’aide aux commerces et artisanats, un autre pour favoriser l’immobilier d’entreprise, une extension de la zone d’activité de Saint-Germain Laprade et l’émergence d’un pôle numérique à côté du pensionnat. À noter aussi la création d’un service de location de vélos électriques pour le déplacement en centre-ville du Puy et des actions visant à protéger la population des inondations.

N.S

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