Augmentation de certaines MST : quelles attitudes adopter ?

jeu 25/07/2019 - 18:27 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:58

Plus d'un million de personnes contractent une MST chaque jour à travers le monde. Selon les dernières enquêtes, le nombre d'infections a considérablement augmenté en France avec, pour l'infection à chlamydia ou à gonocoque par exemple, une multiplication par trois des taux de diagnostics par rapport à la précédente enquête de 2012.
Impossible malgré nos efforts d'obtenir des données chiffrées pour le département de la Haute-Loire car même si les informations sont anonymes, elles n'en demeurent pas moins sensibles et parler de pratique sexuelle est encore très tabou. Elles sont en tout cas dans la lignée des données nationales.
Pour se renseigner localement, il faut se rendre au  CeGIDD (centre gratuit d'information de dépistage et diagnostic) du Puy-en-Velay, situé au sein du Pôle Santé Publique de l'hôpital Emile Roux.

----Si le dépistage peut être réalisé directement au CeGIDD, il faut attendre une semaine pour obtenir un résultat. Pour qu'il soit vraiment fiable, il vaut mieux réaliser un second dépistage six semaines après le rapport sexuel à risque.-----Des infections parfois asymptomatiques et qui peuvent "faire le nid d'autres MST"
"Des infections comme celles au chlamydia peuvent être asymptomatiques", explique le docteur Laly, médecin référent du CeGIDD du Puy-en-Velay, ce qui signifie que l'on ne présente aucun symptôme de l'infection contractée.
Elles peuvent même "faire le nid d'autres MST" en cas de contacts et surtout diminuer la fertilité chez la femme en âge de procréer donc "le seul moyen de savoir si l'on est porteur et infecté, c'est de se faire dépister, et donc de se rendre au CeGIDD". Ce service, gratuit et anonyme, peut éventuellement traiter la personne en cas de positivité à ces IST (infections sexuellement transmissibles). En Haute-Loire, il existe également un CeGIDD à Brioude.

Des publics ou des pratiques à risque ?
Même si les actions de prévention se multiplient chez les plus jeunes, notamment en milieu scolaire, beaucoup pensent encore, par exemple, qu'il n'est pas possible de contracter une MST dans un rapport bouche-sexe. 
Si le fait de multiplier les partenaires accroît les risques (si les rapports ne sont pas protégés), existe-t-il des publics ou des pratiques à risque ? La réponse du docteur Laly, médecin référent du CeGIDD du Puy-en-Velay.

(Cliquer sur "Listen in browser" pour une écoute sur smartphone ou tablette)

Maxime Pitavy

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