Assises : 10 ans de réclusion criminelle pour viol et agression sexuelle

mer 25/05/2016 - 19:31 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:41

Le troisième et dernier jour du procès d’un sexagénaire accusé du viol et tentative de viol de deux de ses nièces a eu lieu ce mercredi 25 mai. Les jurés ont décidé de le condamner à dix années de réclusion criminelle avec un suivi socio-judiciaire et injonction de soins pour une durée de cinq ans.
Sept autres victimes retrouvées
Les témoignages se sont succédés depuis lundi 23 mai à la barre du tribunal. L’habitant d’Aurec-sur-Loire a reconnu les faits. Ce mercredi après-midi, l’avocate générale, Marie Moschetti a eu la parole pendant plus d’une heure. Une heure où elle s’est adressée aux jurés pour leur rappeler plusieurs points.
L’enquête a notamment permis la libération de la parole d’autres femmes, sept autres victimes dont la plupart pour des faits prescrits. Aucune plainte supplémentaire n’a été déposée. « Il est jugé pour deux actes, mais vous ne pourrez pas omettre les autres victimes », a prévenu Marie Moschetti en les mettant en garde : « Mon rôle n’est pas de vous demander de venger les victimes ».
"C’est une bombe à retardement"
« Les moyens pour soumettre une femme, il les connait par coeur. Je cite l’expert « son mode de fonctionnement intrinsèque, il les coince, il tente et quand les circonstances le permettent, il va jusqu’au bout » », accable l’avocate générale alors que l’accusé de lève pas la tête, le regard figé sur ses mains qu’il bouge de temps en temps pour se frotter le nez. « C’est une bombe à retardement, un danger pour la gent féminine. »
"Il a encore des pulsions"
L’homme a reconnu qu’il ne ferait pas cela à des personnes de sa famille. Il ne considère pas ses nièces comme étant de sa « famille de sang » de par leur adoption. Il a également reconnu qu'il avait commis un viol, après que la définition de l’acte lui ait été expliquée de nombreuses fois :« A mon avis, il y a eu viol ». « Il n’est pas conscient de ce qu’il a fait subir, s’alarme Marie Moschetti. Il ne peut pas être condamné à cinq ans d’emprisonnement pour avoir détruit leurs vies. »
En tant qu’avocate générale, elle s’est tournée vers les jurés pour leur demander de condamner l’accusé a 12 ans de réclusion criminelle, contre le 15 encourus. Un suivi socio-judiciaire a également requis avec une injonction de soins pour la même durée. « Son traitement ne marche pas, il le dit lui-même. Il a encore des pulsions », accuse l’avocate générale. Avec cela, elle requiert une peine de dix ans, si l’homme ne respecte pas le suivi à la lettre.

« Je demande pardon aux victimes, à mon frère et à ma belle-soeur. » Les derniers mots de l'accusé à la barre, accompagnés d’un sanglot, sont pour sa femme, assise quelques mètres derrière lui : « J’espère qu’à la sortie de ma punition, je retrouverai mon épouse car elle est très malade ».

L'accuse écope finalement de dix ans de réclusion criminelle. Pendant cinq ans, il fera l'objet d'un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins, s'il ne le suit pas, il devra effectuer une peine supplémentaire de trois ans d'emprisonnement.

Emma Jouve

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