Action coup de poing des agriculteurs dans trois laiteries de Haute-Loire

jeu 02/07/2015 - 02:35 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:35

" Ce n'est jamais la faute de personne ! " C'est un véritable cri du coeur de la part d'un agriculteur. Comme lui, ils sont environ 80 à venir manifester leur mécontentement à la Fromagerie du Velay, à Saint-Germain-Laprade. Arrivés peu après 21h30 sur les lieux, les protestataires n'ont pas mis longtemps à ouvrir le portail de l'entreprise pour s'introduire sur le parking.

Pas possible à moins de 340 euros/tonne
Il faut que demain les industriels, les transformateurs et les GMS (Grandes et moyennes surfaces) prennent en compte nos coûts de production et payent le lait à sa juste valeur ", explique Anthony Fayolle, président des Jeunes Agriculteurs de Haute-Loire. Les producteurs laitiers estiment qu'il n'est pas possible de couvrir toutes leurs charges si le lait est acheté à moins de 340 euros / tonne, ce qui est actuellement le cas.
 

Une bonne année 2014
" Depuis janvier les prix ont baissé, on a joué le jeu. On s'est serré la ceinture mais au bout de six mois, ce n'est plus possible ", expose le président des Jeunes Agriculteurs de Haute-Loire.
En 2014, l'année avait été bonne puisque les prix correspondaient à peu près aux coûts de production.
La quantité de lait avait même augmenté. Aujourd'hui, les producteurs demandent le retour au prix de 2014, soit 41 centimes le litre.

Avant leur intrusion au sein de l'entreprise, les producteurs avaient entamé une discussion avec les deux responsables du site. " On comprend et on est solidaire. Mais ce n'est pas nous qui décidons des prix ", ont ils reconnu compréhensifs mais pas très à l'aise. En voyant arriver les manifestants dans l'enceinte de l'établissement, les gérants se sont ensuite murés dans le silence, mécontents de voir les murs tagués.

Retour en vidéo

D'autres manifestations du même type ont eu lieu à la Compagnie fromagère de la Vallée de l'Ance à Beauzac et à la fromagerie Riches Monts de Brioude. Environ 40 et 80 personnes y ont respectivement participé. Les manifestants ont investi les entreprises sans faire de dégâts, exceptés des tags. 

Avant de quitter les lieux, les producteurs ont promis d'autres actions s'ils n'étaient pas entendus rapidement. " On sera plus nombreux et on sera sans doute plus énervés. Nous n'attendrons pas le mois de septembre pour agir. "

E.J. 

À découvrir

Contenus sponsorisés

Vos commentaires

Se connecter ou s'inscrire pour poster un commentaire