80 radars : la commande est passée mais pas encore validée

ven 14/09/2018 - 18:34 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:54

----Les radars tourelles
Cet équipement en plus d’être capable de contrôler jusqu’à 30 véhicules en même temps, pourra in fine, selon ses fonctionnalités, détecter d’autres infractions comme un dépassement dangereux ou encore l’usage d’un téléphone portable par un automobiliste.-----Rien de nouveau sous le soleil (caché derrière les nuages, ce vendredi), comme dirait l'autre. Au printemps dernier, lors d'une conférence de presse en présence du procureur de la République, Nicolas Rigot-Muller, et des représentants des forces de l’ordre, le préfet avait déjà créé la surprise en annonçant sa volonté de voir arriver sur le département des radars tourelles par "dizaines". "L’idée, c’est de couvrir la totalité du réseau qu’on qualifie de plus dangereux", avait-il ajouté.

>> A lire : Routes à 80km/h : les radars flashent 3 fois plus

L'idée, en ce début du mois de septembre reste la même, seul élément nouveau "les dizaines" se sont transformées en "une centaine". Dans un communiqué de presse transmis par la préfecture le mercredi 12 septembre 2018 ; la donnée se précise : 80 radars ont été commandés pour la Haute-Loire, sans garantie pour autant de recevoir la totalité. "Le nombre de 80 cabines annoncées pour la Haute-Loire répond à une règle de calcul de la direction de la sécurité routière du ministère de l’intérieur au regard du nombre de radars déjà présents dans le département et de l’accidentologie. A ce jour, bien que le département soit reconnu comme prioritaire, les arbitrages ne sont pas rendus. Il est par ailleurs envisageable que la dotation demandée ne soit pas totalement satisfaite. Ainsi si seule 50 % de la demande est obtenue, considérant que les radars déjà implantés sur le territoire ont vocation à être remplacés par ces nouveaux dispositifs, ce sont entre 35 et 50 radars qui pourraient être actifs au début de l’année 2019."

>> A lire aussi : Du Puy à Brioude, tous les radars sont HS
Radars tagués : "ça ne sert pas à grand-chose et ça coûte de l'argent"
Ces radars viennent compléter le dispostif renforcé mis en place par l'Etat sur le thème de la sécurité routière dans le but notamment de faire lever le pied de l'accélérateur : abaissement de la vitesse à 80km/h, augmentation des contrôles routiers. Des actions ciblées car la vitesse, excessive ou inadaptée, est le premier facteur des accidents corporels (27,2 %), devant le non-respect des règles de priorité (21,7 %) et l’alcool (12,0 %). Le préfet a bien conscience de l'impopularité de ces mesures. Il est d'ailleurs revenu lors de sa conférence de rentrée, lundi dernier, sur le sujet qui a animé toute la presse, même nationale, tout au long de l'été : les radars tagués en Haute-Loire. "Évidemment ça ne nous plaît pas. Mais attraper ces personnes est une tâche très difficile. Ceci dit, pour nous le fait qu’il y ait un radar, qu’il soit obstrué ou pas, les gens ralentissent, donc ça ne sert pas à grand-chose et ça coûte de l'argent."

----Au cours du mois d’août, la préfecture recense dans le département :
- 12 accidents corporels (13 en 2017),
- 13 blessés (14 en 2017) dont 11 blessés hospitalisés (12 en 2017),
- un décès comme en août 2017-----De l'argent qui sera déduit de la somme qui sera versée aux centres hospitaliers et aux centres de rééducation. Car souvenez-vous, Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, l'avait annoncé lors de sa visite en Haute-Loire au mois de juin : "S’il y a des amendes en plus, elles iront à un fond dédié à l’amélioration des hôpitaux qui soignent les accidentés de la route." Des amendes supplémentaires en Haute-Loire, il y en a eu au mois de juillet, trois fois plus même. "Ce chiffre est en train de revenir à ce qui était constaté au mois d’avril ou au mois de mai, commente Yves Rousset. En fin d’année, nous allons faire les constats des augmentations et les engagements qui ont été pris seront tenus. Les personnes seront informées de manière globale au niveau national et sur le département du montant qui sera versé aux centres hospitaliers et aux établissements de rééducation."
Stéphanie Marin

À découvrir

Contenus sponsorisés

Vos commentaires

Se connecter ou s'inscrire pour poster un commentaire