6 500 doses par semaine, plus de personnel : le point sur la vaccination

Par Macéo Cartal jeu 01/04/2021 - 16:30 , Mise à jour le 01/04/2021 à 16:30

Il semble que la Haute-Loire possède l’une des meilleures efficacités vaccinales du territoire. Une nouvelle organisation pointe le bout de son nez pour assurer la bonne distribution des prochaines doses de vaccin de la manière la plus efficace possible, avec plus de centres de vaccination et de plus en plus de personnels aptes à vacciner.

Alors que la Haute-Loire a vu son taux d’incidence grimper rapidement à 281 pour 100 000 habitants (qui reste en-dessous de 377 pour 100 000 habitants de la moyenne nationale), la stratégie vaccinale « est l’une des plus efficaces » selon le directeur du Groupement Hospitalier du Territoire (GHT) Jean-Marie Bolliet.

Des chiffres qui se veulent rassurants

Au 29 mars, un tout petit peu moins de 15 % de la population altiligérienne a déjà au moins reçu la première dose du vaccin. Il s’agit principalement de personnes âgées de plus de 75 ans. Les 75 % des seniors s’étant recensés pour se faire vacciner, devraient tous avoir reçu leur première dose d’ici le 3 avril 2021 selon le GHT de Haute-Loire, ce qui représente un peu plus de 15 000 personnes. Vaccinant à raison de 4 000 doses par semaines, les trois centres de vaccination « historiques » du département, au Puy-en-Velay, Yssingeaux et Brioude, devraient pouvoir assurer 6 500 vaccinations hebdomadaires à partir du mois d’avril et 14 000 au mois de mai, grâce à l’appui de nouveaux centres de vaccination. « Nous avons une longueur d’avance sur la vaccination en Haute-Loire », félicite David Ravel, directeur départemental de l’ARS (Agence régionale de santé).

Les directeurs des trois hôpitaux du département ( à gauche) Photo par Macéo Cartal

Une organisation revue

En effet, trois nouveaux centres de vaccination ouvriront leurs portes à compter du 6 avril 2021. Ils se situent à Craponne-sur-Arzon, Langeac (qui constitue une antenne de celui de Brioude) et Monistrol-sur-Loire. Ils viendront appuyer les trois autres centres déjà présents sur le territoire altiligérien.

De la mousse locale pour le transport

L’hôpital Émile Roux a fait appel a une entreprise de la Loire, Jacky Mousse, afin de concevoir des mousses de protection pour le transport des flacons et de seringues. Ceci a été fait dans un soucis de place et de praticité pour le transport de doses vers les centres de vaccinations éphémères et de petites communes, ou bien encore faciliter la vaccination à domicile.

La Ville et l’Agglomération du Puy-en-Velay indiquent que huit agents de leurs rangs sont mis à disposition pour conforter l’organisation de la vaccination, avec notamment un nouveau poste d’accueil permanent au centre du stade Massot.

Du nouveau personnel sera également apte à vacciner. Pour l’heure, il sera bientôt possible de se faire vacciner par des infirmiers, des dentistes, des médecins, des pharmaciens mais aussi des vétérinaires. Il s’agit de volontaires mais aussi de personnel à la retraite afin d’éviter de surcharger ces soignants et de les laisser exercer leurs soins sans incidences sur les rendez-vous médicaux. Les infirmiers auront alors un flacon chacun ainsi que les médecins et deux pour les pharmaciens. Viennent s’ajouter à ces corps de métiers, les sapeurs-pompiers. Les SDIS (Services Départementaux d’Incendie et de Secours) vont se former pour prêter main forte aux vaccinateurs déjà en plus.

« Nous sommes normalement, je touche du bois, dans la dernière phase de l’épidémie », Jean-Marie Bolliet

Le directeur du GHT de Haute-Loire espère que d’ici quatre mois environ, la vaccination sera effective sur le plus grand nombre de personnes possible, initiant alors un potentiel retour à la normale. Mais pour l’instant, aucune certitude quant à l’avancée du virus d’ici là.

Un patient se faisant vacciner Photo par Macéo Cartal

« La vaccination empêche que vous fassiez des formes graves, mais vous pouvez toujours être porteur et transmettre le virus »

La Haute-Loire présente encore un taux d’incidence élevé et dont la valeur augmente de manière exponentielle. Si le taux de contamination et de cas graves baisse chez les plus de 75 ans grâce à la vaccination, la tension hospitalière reste bien présente. « L’âge des patients atteints de formes graves baisse. La moyenne d’âge a baissé de 10-15 ans en réanimation. Le variant anglais est plus contagieux, mais il est aussi plus dangereux », indique le docteur Marc Bouiller, il faut garder les gestes barrières et les protocoles sanitaires stricts. Car la vaccination empêche que vous fassiez des formes graves, mais vous pouvez toujours être porteur et transmettre le virus, même si cette probabilité baisse avec la vaccination », alerte-t-il

En effet, il estime qu’au moins 50 % des cas Covid ont pour source le variant anglais en Haute-Loire « mais il faut s’attendre à ce que ce soit plus », ajoute le docteur Marc Bouiller (il représente en fait 62,7% des dépistages criblés). Ce dernier en appelle donc à l’effort de tous. « Vous ne pouvez pas savoir comme c’est rageant pour un soignant de voir des gens sans masques, tous devant un bistrot », déplore t-il.

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