27 interpellations pour trafic de stups

Par Clara Serrano , Mise à jour le 23/05/2024 à 04:00

Du 14 au 16 mai, la gendarmerie de Haute-Loire menait une mission exceptionnelle dans le département : une opération Place Nette. Dédiée à la lutte contre le trafic de stupéfiants, elle a été fructueuse pour les forces de l'ordre. 

 

C'est la première fois qu'une telle opération était menée en Haute-Loire, et elle était de grande ampleur. 

Dans sa politique de lutte contre le trafic de stupéfiants, la gendarmerie s'est mobilisée en masse et durant trois jours pour effectuer des contrôles. Au total, quelque 820 véhicules, dont 9 de transports en commun, et 1203 personnes ont été contrôlées par 430 gendarmes issus du groupement de gendarmerie départementale, d'un escadron de gendarmerie mobile de Versailles-Satory, de différentes équipes cynophiles de la région de gendarmerie d'Auvergne-Rhône-Alpes spécialisées dans la recherche de produits stupéfiants et de la section aérienne de gendarmerie de Lyon. 

Bien qu'elle n'y soit pas dédiée, la mission a abouti à la constatation de 133 infractions au Code de la route tout de même, ainsi qu'à l'identification et l'interpellation d'une personne en situation irrégulière, et trois personnes recherchées pour différents motifs. Huit amendes forfaitaires délictuelles ont été délivrées pour usage de stupéfiants.

16 gardés à vue pour trafic de stups

Pour ce qui est du trafic de stupéfiants, quatre enquêtes judiciaires ont été menées et ont abouti à l'interpellation de 27 personnes dont 16 ont été placées en garde à vue.  Certaines enquêtes ont donné lieu à des comparutions immédiates, convocations en justice, compositions pénales, ou encore ordonnances pénales. Et l'une d'elle est toujours en cours. 

Divers produits stupéfiants ont d'ailleurs été saisis, comme de la résine et de l'herbe de cannabis, de l'ecstasy, de l'héroïne et de la cocaïne. Cinq armes ont également été retirées des mains de leurs propriétaires, ainsi que 28 000 euros d'avoirs criminels. 

1203 personnes ont été contrôlées en trois jours. Photo par Gendarmerie de Haute-Loire

Voir et être vue

Outre les enquêtes et contrôles que la gendarmerie a pu mener durant ces trois jours, cette opération, sous l'autorité du Préfet de Haute-Loire et sous la direction du Procureur de la République près le tribunal judiciaire du Puy-en-Velay, était aussi l'occasion de "se montrer". La gendarmerie, dans un communiqué, rappelle que les objectifs premiers sont la lutte contre les trafics de produits stupéfiants et leur entrave, mais aussi la mise en place d'une présence visible et dissuasive sur les axes routiers et ferroviaires du département. 

« La lutte contre les produits stupéfiants et les conduites addictives se poursuivra notamment dans le cadre du plan départemental de lutte signé par le Préfet de la Haute-Loire en début d'année, conformément au souhait du président de la République et du ministre de l'Intérieur et des Outre-mer. »

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4 commentaires

mer 22/05/2024 - 22:29

Ça ne règle aucun problème.  C est de la com.  Des enquêtes journalistiques à Dijon ou à Marseille ont montré que ces opérations hyper ponctuelles n avaient quasiment pas d effet sur les trafic. Mais ça rassure l opinion et tant pis si on ne cherche pas à comprendre le phénomène et à le traiter à la racine. Car les situations sont bien plus complexe. Ici ils ont interpellé surtout de petits consommateurs. Mais on laisse croire que les chiffres sont productifs. Un peu de l enfumage quand même. La France reste un des pays les plus prohibitifs et dans le même temps celui avec le plus de consommation de stupéfiants...cherchez l erreur !

mer 22/05/2024 - 22:23

Hélas la consommation de drogue est une banalité sur le bassin du Puy. Il n'est pas rare que en pleine journée en centre-ville au milieu des touristes,  d'avoir des personnes qui fument leur joint tranquillement en toute impunité. 

mer 22/05/2024 - 18:55

hm 22/05/2024 - 18h49: Excellante initiative comme quoi s'il y avait réellement une volonté politique d'enrayer  et de réduire drastiquement le trafic de stupéfiants, ça fonctionnerait mais il faudrait avoir la main très lourde du côté des jugements ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle. Quand on apprend que le garde des sceaux a supprimé les fouilles à l'intérieur des prisons, faut pas être surpris que les détenus aient de quoi scier les barreaux. Déjà qu'avant c'était la passoire à toutes les entrées, drogues, portables, rapports sexuels au parloir etc... et on ne sait pas tout!.

mer 22/05/2024 - 18:36

C'est très bien ; hélas ce n'est qu'une infime partie de la partie visible de l'iceberg. ça dérange et perturbe les trafiquants, c'est un côté positif. A refaire. Je m'étonne qu'avec les chauffards qui sévissent sur les routes on ne se retrouve pas avec plus d'accidents graves.