Depuis les locaux de la police municipale, une vingtaine d'agents se relaient pour assurer la permanence. Le CSU a pour rôle de repérer les incivilités et d’assurer une présence pour lutter contre le narcotrafic. Plutôt décriées à l'annonce de leur installation, elles font aujourd’hui partie intégrante du décor.
Une coopération renforcée entre services
"Les locaux sont opérationnels, pour qu'il y ait deux agents qui puissent vidéosurveiller, regarder les images en temps réel et informer les patrouilles qui sillonnent la ville." explique Michel Chapuis, maire du Puy.
Le Centre de Supervision Urbaine dispose d’un mur d’images de 7,5 m² avec 12 écrans, capable d’afficher en temps réel les visions des 160 caméras et 276 vues possibles. " Les locaux sont opérationnels, pour qu'il y ait deux agents qui puissent vidéosurveiller, regarder les images en temps réel et informer les patrouilles qui sillonnent la ville." explique Michel Chapuis, maire du Puy.
La liaison directe entre le Centre de supervision urbain et le commissariat est désormais fonctionnelle, et permet à la Police nationale de visionner les images durant les week-ends.
Ecran de visionnage des caméras de la Ville
Photo par Fanny Gimenez
Un espace de travail configuré
Les images qui défilent en continu sont conservées 30 jours. Les policiers municipaux peuvent les visionner et intervenir à partir d’autres ordinateurs. « La lecture et les recherches vont s'effectuer par les opérateurs sur les écrans, ils peuvent travailler indépendamment de ce qui se passe sur le mur » explique un policier municipale. Lors d’une enquête, ils peuvent sélectionner un jour et une heure, retracer le parcours d’une personne ou d’un véhicule, ou encore repérer des faits récurrents.
Le réseau, configuré en différents secteurs, permet de couvrir les points stratégiques de la ville en fonction des événements pour suivre l'ensemble des itinéraires empruntés, des différentes manifestations ou processions, " le mur est vraiment fait pour visionner en temps réel ce qui se passe" ajoute un autre agent.
Poste de travail qui permet de visionner plus en détails les images
Photo par Fanny Gimenez
La vidéosurveillance comme moyen de lutte
Près de 250 réquisitions d’images sont effectuées chaque année " on a un taux d'élucidation exceptionnel de 60 % et ça, c'est grâce au travail de la police municipale et aussi aux outils modernes" explique Yvan Cordier, préfet du département. Les caméras de nouvelle génération permettent d'avoir une qualité de visualisation et de reconnaissance pour ensuite déclencher une procédure judiciaire solide pour poursuivre les contrevenants. Les dernières caméras installées rue Vibert témoignent de l’évolution de la qualité des images traitées.
« L’objectif n’est pas de sanctionner immédiatement, mais de responsabiliser. Mais à terme, nous irons vers la vidéo-verbalisation » Michel Chapuis
Avec le nombre croissant de caméras, la mairie voit plus loin et prévoit de mettre en place un système de « vidéo-avertissement », permettant d’alerter en direct les agents lorsqu’un acte ou un dépôt est effectué de manière inappropriée. « L’objectif n’est pas de sanctionner immédiatement, mais de responsabiliser. Mais à terme, nous irons vers la vidéo-verbalisation », a souligné Michel Chapuis, rappelant que certaines villes comme Valence disposent déjà d’un système avancé en la matière.
La ville mise sur les nouvelles technologies
Au cours de la séance, la reconnaissance faciale, a, elle aussi, été évoquée. Expérimentée durant les JO, Laurent Wauquiez, député, a expliqué que la région souhaite mettre en place ces expérimentations "on a aujourd'hui des logiciels qui facilitent considérablement l'exploitation des images, ce qui permet de détecter quand quelqu'un a un comportement violent ou même quand quelqu'un oublie son bagage." évoque-t-il.
La ville du Puy alloue chaque année un budget de 100 000 € pour de nouveaux équipements, afin d’étoffer et de moderniser le dispositif de vidéosurveillance. Cette évolution s’inscrit dans une stratégie soutenue les commerçants, confrontés en première ligne aux incivilités.« Je pense que c'est surtout un outil de prévention contre l'incivisme et les incivilités. C'est le meilleur outil pour lutter contre le trafic de drogue et les points de deal », a ajouté Laurent Wauquiez, pour résumer l’objectif du dispositif.
Dans les locaux de la police municipale du Puy
Photo par Fanny Gimenez