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Nouvelle manifestation anti pass avec la bénédiction de Francis Lalanne

sam 11/09/2021 - 17:45 , Mise à jour le 11/09/2021 à 17:45

Comme annoncé, Francis Lalanne était bien parmi les manifestants qui, sous un beau soleil, s'étaient donné rendez-vous devant le Palais de Justice du Puy-en-Velay.

14 heures. Ils étaient déjà quelques centaines à attendre le top départ. Beaucoup de fidèles qui étaient déjà là les samedis précédents, et un nouveau venu un très discret le chanteur Francis Lalanne dont nous vous avions annoncé la venue ce vendredi matin.  

Des tensions avant le départ

Une ambiance estivale mais pas seulement. Des tensions apparaissent quand un groupe d'une quinzaine de personnes sort une banderole très visible : "Le fascisme est un virus, et l’extrême droite est l'ennemi de la liberté". S'ensuivent des invectives avec notamment deux femmes dont une leur dit : "Pas de politique, pas de politique". Le groupe, visiblement énervé, ne l'entend pas de cette oreille : "C’est pour ça que vous allez manifester avec les racistes et les antisémites, en 36 aussi ils disaient pas de politique".
Le calme revient toutefois assez rapidement et les bruiteurs avec leur klaxon sur batterie reprennent le dessus et s'en donnent à coeur joie.

Quelques tensions

Les Soignants au début du cortège

Comme la semaine dernière, ce sont les soignants qui ouvrent le cortège. 14h30. La foule a grossi pour atteindre environ 700 personnes (estimation par nos soins corroborée par le chiffre officiel de la préfecture). Et c'est le moment du départ, mais dans quelle direction ? Le "sonorisateur" veut partir vers la place Michelet mais visiblement d'autres ont décidé de remonter le Breuil devant la préfecture. Comme nous le confieront des policiers, la manifestation n'est pas déclarée donc "on n'accompagne pas mais on suit". D'ailleurs, un peu plus tard, à la question anodine du trajet, on nous répondra : "On vous le dira pas".

"Du coup, c'est très difficile parce que ça remet en question notre éthique et la déontologie", Laura, infirmière.

Parmi les soignantes, nous croisons Laura, infirmière hospitalière, qui nous explique : "depuis l'annonce de obligation vaccinale  dans les hôpitaux, du coup, c'est très difficile parce que ça remet en question notre éthique et la déontologie. Si on nous disait que je protège les patients, je le ferais mais là on est toujours porteur du virus". Laura a participé à l'essentiel des manifestations.
Un peu plus loin, c'est Patricia qui est opticienne et à qui l'obligation vaccinale s'impose aussi de par son métier : "Je vois pas le rapport entre le métier d'opticien et les professionnels de santé à l'hôpital sachant que je ne croise pas beaucoup de clients". À la question "qu'est-ce que vous allez faire ?", elle répond : "J'attends, je vais voir ce que dit la direction, ils sont arrangeants mais je ne veux pas leur causer de souci "

Patricia et son affiche

Lalanne tel un mage

Habillé tout de blanc avec une grande blouse de type infirmier, Francis Lalanne apparait un peu comme un mirage, on pourrait même dire un mage, au milieu du tumulte et du bruit ambiants. Une image apaisante tout au long du cortège. Il ne fera d'ailleurs aucune déclaration. Une image à l'opposé des polémiques qui entourent le personnage comme dernièrement sa réaction dans un train. Il fait en effet l'objet d'une plainte d’une employée de la SNCF qu'il aurait agressée verbalement sur un trajet Marseille-Paris il y a une semaine, la contrôleuse lui demandant justement de revêtir son masque dans le train.

Francis Lalanne au devant du cortège Photo par GP
Photo par GP

"C'est trop tard maintenant"

Le cortège remonte le boulevard Saint-Louis et bifurque vers la rue Pannessac en direction de la mairie. Parmi la foule, Pascal, naturopathe à Vorey, n'est pas du tout convaincu par le discours officiel : "Je ne pense pas mais j'en suis convaincu : l'objectif de cette vaccination c'est la régulation de la population mondiale. Ce que je remets en cause c'est que le vaccin ne sert pas à guérir de cette maladie parce que c'est faux, je suis pour la vaccination, je suis pour la vaccination contre la rage. Moi je me suis fait mon avis, les gens feraient bien de réfléchir mais bon c'est trop tard maintenant, 80 % de la population est vaccinée."

La pancarte « Non à la manipulation» avec S pour Sionisme est un message antisémite.
"Non à la manipulaSion" avec S pour Sionisme est un message antisémite. Photo par VN

La pancarte antisémite "Je suis Cassandre" était encore de sortie, rejointe par « Non à la manipulasion » avec S pour décrier le Sionisme. Bref, un défilé très hétéroclite.