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Histoires de coupe : on peut être le héros comme le blaireau

mer 03/01/2018 - 18:34 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:50

La coupe de France de football a toujours une saveur particulière pour tous les amoureux du balloon rond. Elle est parfois le théâtre d'exploits inoubliables et elle permet surtout de confronter les clubs amateurs aux clubs professionnels. Tout footballeur en herbe rêve un jour d'avoir la chance de tutoyer les stars qu'il regarde à la télé.
Au Puy foot, les joueurs sont sont "seulement" en National 2 mais pour la plupart, ils ont flirté une grande partie de leur carrière avec le monde professionnel. Les hommes de Roland Vieira préparent leur 32ème de finale de coupe de France, qui se déroulera le samedi 6 janvier à Colomiers, pensionnaire de National 2 également.

La série se poursuit avec le revers de la médaille
Après Loïc Dufau éliminé en demi-finale par l'OL de Gomis et Lloris, puis Jerry Vandam, le Chti qui a soulevé le trophée avec Lille, et l'épopée azuréenne de Jérémie Clément, c'est à Ouseman Diaby, buteur au Vélodrome avec Bourg-Péronnas que nous avons consacré un article.
Aujourd'hui, la série se poursuit avec Benjamin Psaume, un joueur qui a connu de menus exploits avec Nîmes en 2007, alors en National (il avait été éliminé au Parc des Princes par le PSG de Gallardo 3-0, avec des buts de Kalou et Pauleta) mais aussi le revers de la médaille : licencié du Toulouse Football club (TFC), pensionnaire de Ligue 1, il a été éliminé par La Duchère, club de CFA : "on est vraiment passés pour des cons ce jour là", s'amuse-t-il, "c'était la honte, on a fait la une de l'équipe et tout...".

"J'avais des coachs, avant le match, en gros ils nous disaient : les gars, on s'en fout"
Le milieu offensif a fait presque l'intégralité de sa carrière du côté des professionnels, voguant principalement entre la Ligue 1 et la Ligue 2. 
"En amateur, je m'aperçois que la coupe de France, c'est vraiment un objectif, on veut tomber sur des pros et taper des gros", analyse-t-il vaant de poursuivre : "en professionnel, ça n'a rien à voir. Moi j'avais des coachs, avant le match, en gros ils nous disaient : les gars, on s'en fout", lance-t-il dans un grand éclat de rires.

La Coupe de France peu intéressante financièrement pour les joueurs professionnels
Il faut reconnaître qu'un club professionnel a d'autres priorités et d'autres moyens de rêver : "en coupe de la Ligue, il nous faut quatre matchs pour atteindre la finale, donc c'est plus intéressant. En gros, en coupe de France, c'était l'occasion de faire entrer ceux qui d'habitude ne jouaient pas trop. Les priorités, au TFC, c'était le championnat puis la coupe de la Ligue".
Il faut dire que cette dernière est beaucoup plus intéressante financièrement pour les joueurs. "En gros, en coupe de la Ligue, il te suffit de passer un tour pour remporter la même somme que plusieurs tours de coupe de France. Pour des joueurs professionnels, à moins de la remporter, ça ne sert à rien", commente le joueur passé par Toulouse, Arles-Avignon ou encore Troyes.

"Je suis certain qu'il y aura des Ligue 1 au tapis en janvier" : le pari de Benjamin Psaume
"Face à La Duchère, quand on s'est fait taper, les mecs en face, je peux te dire qu'ils avaient les crocs... C'est pour ça qu'il y a si souvent des surprises et je suis certain qu'il y aura des Ligue 1 au tapis en janvier", prophétise le joueur offensif. Selon lui, il y a plusieurs facteurs qui peuvent conduire aux surprises en coupe de France.
"Ce n'est pas compliqué", expose-t-il, "d'un côté, c'est le match de leur vie pour les amateurs, et de l'autre côté, les professionnels sont souvent juste en reprise, ils ne sont pas prêts physiquement et en plus ils font souvent tourner l'effectif pour offrir un peu de temps de jeu aux mecs qui ne jouent pas trop d'habitude, donc ça nivelle les valeurs".
Enfin, la qualité des infrastructures (c'était une crainte pour le Puy foot au tour précédent) permet également de rebattre les cartes : "quand on est pros, ben c'est souvent à l'extérieur et en plein hiver, il y a vraiment des terrains pourris et ça change tout. Dès que le terrain est moins bon, même les bonnes équipes, elles ont du mal à produire du jeu".

"L'esprit coupe ? Des terrains pourris et de la boue"
Qu'est ce que c'est l'esprit de la coupe ? En cas de qualification et d'un gros morceau à Massot, tu penses que le public sera présent, qu'il y aura de l'effervescence ? C'est possible d'aller loin ? 


Maxime Pitavy