Une série TV tournée au Greta du Velay et dans les Gorges de l’Allier

Par Annabel Walker dim 11/04/2021 - 17:00 , Mise à jour le 11/04/2021 à 17:00

En toute discrétion, une équipe de tournage est venue filmer des scènes pour une nouvelle série d’Arte au Greta du Velay la semaine dernière. Derrière la caméra, une jeune actrice-réalisatrice tombée amoureuse de la Haute-Loire dans son enfance : Fanny Sidney.

Vous la connaissez peut-être pour son rôle de Camille Valentini dans « Dix pour cent », série TV comique se déroulant dans le monde des agents de comédiens depuis 2015. Fanny Sidney se consacre entièrement à la réalisation à l’heure actuelle. Pour une série comico-existentielle en milieu rural, elle a choisi le décor de ses vacances depuis ses plus tendres années : la Haute-Loire. Car Fanny Mauferon et sa famille descendaient de banlieue parisienne à chaque période de congés depuis les années 1990. Direction Sainte-Marie des Chazes, sur la commune de Siaugues-Sainte-Marie, ses parents y ayant acheté une maison secondaire. 

Fanny Sidney a fait la classe libre du Cours Florent. Parallèlement à ses études, elle incarne Violette dans Hard sur Canal Plus. Au cinéma, elle interprète Sabrina Mesrine dans L’Ennemi public n°1 et joue sous la direction de Thomas Lilti dans Hippocrate et de Mélanie Laurent dans Respire. 
Tout en poursuivant sa carrière de comédienne, Fanny Sidney intègre la FEMIS (École nationale supérieure des métiers de l'image et du son), en section réalisation. Elle y réalise plusieurs courts métrages Kick Off, Match, Madame Petite et Ugh. 
En 2015, elle obtient son diplôme de la FEMIS et la même année, elle décroche le rôle de Camille Valentini dans Dix pour cent. 
Depuis, elle a réalisé plusieurs épisodes de la série Loulou sur Arte et la première saison de la série Jeune & Golri sur OCS. 

Après des études au conservatoire Hector Berlioz de Paris, puis à la prestigieuse école de cinéma FEMIS, la jeune femme enchaîne les collaborations en tant qu’actrice depuis 2005, mais aussi comme scénariste et réalisatrice. C’est donc dans les Gorges de l’Allier qu’elle a choisi de braquer ses caméras pour une série de sept épisodes de 12 minutes chacun, avec un crochet au Puy-en-Velay. « L'Auvergne, et plus précisément la Haute-Loire, me touche particulièrement pour y avoir vu, en 20 ans, disparaître les dernières vaches laitières, se revendre deux fois un village entier, surgir la 4G, s'éloigner le train et verdir la rivière, raconte Fanny Sidney. Et pourtant, si le p’tit gris s'éteint au bec des anciens, les jeunes s'installent en bio et on continue à bien se marrer. »

Le studio du BTS audiovisuel du Greta du Velay comme décor

« Brigade Mobile » s’inspire d’une initiative véridique de la gendarmerie nationale dans d’autres territoires : des gendarmes sillonnant les campagnes reculées à bord d’un camping-car. Les deux personnages principaux sont deux femmes aux parcours, aux caractères et aux ambitions diamétralement opposés. Une situation au potentiel comique intarissable. Mais cette histoire de gendarmes se situe bien loin de Saint-Tropez. Filmé par une équipe documentaire, le duo évoluera autour d’un double meurtre. « Ce "reportage" sur la première brigade en camping-car de France est la promesse d'un mockumentary savoureux », explique l’autrice-réalisatrice de 34 ans. Et de développer : « la série s'attarde à regarder avec humour nos préoccupations matérielles et existentielles pour provoquer ce léger tremblement au cœur de nos convictions les plus profondes. En humbles "reines sans divertissements", nos deux gendarmes se confrontent ainsi à un fait divers à la portée métaphysique qui agit comme un révélateur profond de la condition humaine. »

Pour filmer une séquence qui se passe dans une MJC (Maison de la jeunesse et de la culture), la production avait besoin d’un studio d’enregistrement. Elle a choisi celui du BTS audiovisuel du Greta du Velay. Le tournage s’est déroulé cette semaine avec un peu moins d’une trentaine de personnes. « Avec le beau temps, ils ont pu manger dehors, raconte Matthieu Paillette, formateur Greta en observation, présent lors du tournage. Il se trouve que c’était l’anniversaire de la réalisatrice Fanny Sidney ; Covid oblige, elle a « soufflé » ses bougies avec un éventail improvisé ».

Audrey Langlois (interprétée par Marie Lelong) et Lily Frédéric (interprétée par Louise Massin), deux gendarmes que tout oppose, ont été choisies pour intégrer un projet pilote de la gendarmerie nationale, une brigade en camping-car au service des habitants les plus isolés d’Auvergne. Leur mission ? Contact et prévention.
Dans cette région à la sérénité tranquille, un mystérieux double homicide survient. Stéphane Giraud, facteur intérimaire au profil de marginal est accusé d’avoir étranglé son supérieur et sa femme. La presse à sensation a surnommé cette affaire “le massacre du facteur des Gorges”. 
Audrey Langlois, qui souhaite intégrer la Brigade de Recherche de la gendarmerie, est subjuguée par cette affaire. À sa grande déception, elle est affectée à la Brigade Mobile sous les ordres de Lily Frédéric. L’adjudante-cheffe est une idéaliste au coeur tendre nouvellement arrivée dans la région et en convalescence d’un traumatisme suite aux affrontements avec les gilets jaunes en région parisienne. Elles sont chargées de retrouver un tableau volé dans l’église d’un petit village et sont suivies par une équipe documentaire. Mais Audrey réussit à convaincre Lily de partir sur la trace du meurtrier des Gorges. 
Pour couronner le tour, une équipe documentaire, qui travaille sur les forces de l’ordre, les suit sur le terrain.
Brigade Mobile va aussi croiser une partie de chasse, une enquête sur Tinder et une reconstitution glaçante, le tout arrosé d’un petit verre de genièvre. 

 

 

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