Une Expo pédagogique consacrée aux Jeux Olympiques

Par O.St sam 15/01/2022 - 10:00 , Mise à jour le 15/01/2022 à 10:00

Cette exposition a permis de mettre en exergue 30 destins exceptionnels, dans 30 olympiades , une personnalité par Olympiade de 1896 à nos jours.

Elle a circulé du 4 octobre 2021 jusqu'au 7 janvier 2022 et reviendra au printemps prochain.

Un succès évident pour un projet citoyen réussi.

Les établissements publics de la Haute-Loire labellisés ou en cours de labellisation "Génération 2024", dont le Collège Lafayette du Puy-en Velay, se sont mobilisés autour de l'exposition "Histoire, sport et citoyenneté 1896-2024: des Jeux Olympiques d'Athènes en 1896 aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024" mise à disposition par la délégation CASDEN du Puy en Velay.

Incontestablement les Jeux Olympiques de Paris en 2024 seront l'évènement sportif, culturel et festif, majeur d'une vie pour beaucoup de Français. Une olympiade qui attirera des millions de visiteurs dans l'hexagone.

Cette exposition itinérante s'inscrit dans une série d'actions vers le public scolaire et associatif. Elle mêle histoire, sport et citoyenneté.

Quelques athlètes et dates phares sélectionnés pour cette exposition: 

Athènes 1896

Les premiers Jeux modernes se déroulent à Athènes alors que le baron parisien Pierre de Coubertin souhaitait qu’ils se tiennent à Paris en 1900. Mais, en jouant sur le prestige des Jeux antiques, Demetrios Bikelas, l’envoyé du roi des Hellènes, a su convaincre les sportsmen réunis en 1894 en Congrès à la Sorbonne de les attribuer à la Grèce. Parmi les 241 concurrents amateurs, tous des hommes, figurent notamment 170 Grecs, 19 Allemands, 14 Américains, 12 Français et 10 Britanniques. 

Avec leur gabarit impressionnant, leur tenue — leurs short et débardeur —, leurs pointes, les sportsmen d’outre-Atlantique bénéficient de 20 ans d’avance sportive grâce à des physiologistes, des médecins et des salles d’entraînement spécialisées : ils remportent dix médailles sur 12 en courses, sauts et lancers.

En 1896, un tel rassemblement d’athlètes est inédit, qui plus est en Grèce où il n’existe qu’une cinquantaine de clubs. Le principe de « championnat du monde » est encore rare sauf en patinage sur glace, cyclisme et boxe. Quant aux règles sportives, elles varient d’un pays à l’autre car les fédérations internationales émergent à peine (gymnastique en 1881, patinage sur glace et cyclisme en 1892). 

Paris 1900

Au congrès olympique de 1894, Pierre de Coubertin souhaite que Paris soit choisie pour organiser les premiers Jeux Olympiques de l'ère moderne. Mais il manque de soutien et décide d’accepter la candidature d'Athènes pour éviter que Londres ne soit retenue. Il obtient néanmoins que Paris organise les Jeux suivants, prévus en 1900.

Dans de nombreux sports comme en polo, voile, athlétisme, aviron ou encore en tennis, des épreuves sont remportées par des équipes composées d’athlètes de différentes nationalités — à l’image du rugby avec l’Haïtien Constantin Henriquez. Les premières femmes à entrer en piste, au croquet, sont les Françaises Jeanne Filleaul Brohy, Marie Ohnier et Suzanne Desprès. La première « primée » de l’Histoire — la gagnante reçoit une couronne d’olivier et une médaille d’argent, la deuxième une médaille de bronze et une couronne de laurier – sera la Britannique Charlotte Cooper en tennis. 

Berlin 1936

Les Jeux Olympiques sont accordés en 1931 à l’Allemagne de Weimar. Lors de l’arrivée des nazis au pouvoir, en 1933, plusieurs voix s’élèvent contre l’octroi des Jeux Olympiques aux nouveaux dirigeants de l’Allemagne. Un vaste mouvement de boycott, mené par les organisations sportives ouvrières, des intellectuels et les partis de gauche en Europe et aux États-Unis, s’organise, mais échoue à convaincre les États. Malgré le projet de contre-olympiade à Barcelone rendu impossible par la Guerre d’Espagne, les dirigeants des pays concernés craignent les conséquences d’un boycott. 

Londres 1948

Douze ans après les « jeux nazis » à Berlin et trois ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Jeux Olympiques de 1948 sont ceux de la reconstruction. L’Allemagne, occupée par les forces alliées, n’est pas invitée sous « prétexte » qu’elle n’a pas de Comité Olympique National et l’URSS, dont les athlètes ne sont pas prêts, n’envoie aucune délégation. La Grande-Bretagne a été choisie car elle symbolise le centre de la résistance européenne au nazisme. Elle vient aussi de perdre le fleuron de son empire, l’Inde, et doit rehausser son prestige. Londres, victime des bombardements allemands durant le Blitz, est largement détruite. Toutes les infrastructures sportives sont à construire ou à reconstruire.

Mexico 1968

Bob Beamon saute 8,90 mètres à la longueur et Robert Seagren atteint 5,40 mètres à la perche, améliorant les records mondiaux respectivement de 55 et 30 centimètres. Dick Fosbury renverse les codes avec un saut en hauteur jamais vu, car réalisé sur le dos, qui lui donne la victoire avec 2,24 mètres. Trois autres Américains, Jim Hines, Tommie « Jet » Smith et Lee Evans, affolent les premiers chronomètres électroniques avec 9,95 secondes, 19,83 secondes et 43,86 secondes aux 100 mètres, 200 mètres et 400 mètres.

Chez les femmes, Colette Besson, « la petite fiancée de la France » remporte le 400 mètres et Debbie Meyer, devient médaillée d’or à 16 ans sur 200 mètres, 400 mètres et 800 mètres nage libre : elle est la première nageuse à réaliser un triplé olympique individuel.

Symbole de ces Jeux Olympiques (même si seulement 14,15 % des athlètes sont des femmes en 1968), c’est la première fois qu’une femme allume la vasque olympique : Enriqueta Basilio, considérée comme le grand espoir de l’athlétisme mexicain.

Barcelone 1992

Des symboles forts d’ouverture vers le spectacle professionnel mais aussi la dimension culturelle de l’Olympisme se développent. Pour la première fois, des joueurs professionnels américains issus de la NBA peuvent participer à la compétition de basketball. Avec notamment Michael Jordan, c’est le début de la « Dream Team » et une illustration très tardive de l’obsolescence de l’amateurisme.

Londres 2012

Les Britanniques ont particulièrement réussi à promouvoir leur capitale et leur culture (country telling) avant et après l’événement. Les controverses ont néanmoins été nombreuses concernant l’économie et l’éthique des Jeux Olympiques : déplacement des populations de l’Est londonien au bénéfice des spéculateurs immobiliers, investissements colossaux, dimension écologique, devenir incertain du stade olympique.

Paris 2024

Cette olympiade devrait, selon les organisateurs, être celle des records de la parité, de la diversité, mais aussi de l’écologie avec la volonté de disposer de 70  % de sites existants pour accueillir les compétitions, 25  % des sites devant être conçus comme temporaires. L’enjeu urbanistique est majeur pour les futurs Jeux Olympiques et Paralympiques qui s’insèrent dans le projet d’aménagement urbain du « Grand Paris ».

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