Sélam Chapuy ? Une combattante de vie, un exemple de résilience

Par Nicolas Defay mer 26/10/2022 - 06:00 , Mise à jour le 26/10/2022 à 06:00

Elle a maintenant 17 ans et son visage ne cesse de remplir les pages des médias sportifs. Ce samedi 29 octobre, Sélam Chapuy sera aux cotés de Chapteuil Sport Nature pour un évènement sportif dans la cité capitolienne. Une occasion unique pour rencontrer ce personnage dont les sourires se dégustent comme des leçons de vie.

Sélam Chapuy est paraplégique de naissance, victime d'un anomalie appelée Spina bifida. La petite éthiopienne, arrivée en France à l'âge de 6 ans, a grandi dans le village de Queyrières. Ses parents adoptifs ont alors eu la très bonne idée de lui faire découvrir la natation. Depuis, les victoires s'enchainent sans discontinuer et dont la liste s'avère trop longue pour l'indiquer telle quelle dans un article.

À titre d'exemple, Sélam Chapuy a participé à plusieurs Championnats de France entre 2017 et 2022 et aux World Series à Berlin en 2021. Elle a été sélectionnée aux jeux Olympiques de la jeunesse à Lathti en Finlande en 2019. Elle a même traversé en relais avec 6 autres jeunes la distance entre Tahiti et Morea (20 km) dans le cadre du défi Tahiti Swimming Dream en décembre 2021.

Selam Chapuy dans son élément favori.
Selam Chapuy dans son élément favori. Photo par DR

Sélam Chapuy à Saint-Julien-Chapteuil

Chapteuil Sport Nature organise une marche de 11km.
Quand : samedi 29 oct dès 14 heures.
: rdv au complexe sportif de St-Julien-Chapteuil
Tarif : 5 euros

"J’étais intégrée dans un groupe de valides, compliqué a suivre parfois"

La petite éthiopienne devenue à présent une grande nageuse évoque quelques bribes de sa vie d'avant et d'aujourd'hui.

"Je ne garde pas un bon souvenir de l'orphelinat. Mais en arrivant en France, mes parents m’ont fait découvrir beaucoup de choses, une vraie maison, une nouvelle famille, un nouveau pays, et surtout la piscine", partage-t-elle.

Elle continue : "J’ai commencé par l’école de natation à Yssingeaux pendant 3 ans. Ensuite j’ai pu intégrer le groupe de Tryssingeaux durant une année. J’étais intégrée dans un groupe de valides, compliqué a suivre parfois".

"Par la suite, une équipe médicale a suivi de près ma paraplégie, aggravée par une forte scoliose et d’autres choses encore…Un chirurgien m’a alors parlé de la natation handisport. Une rencontre qui marque le début de mon parcours de compétitrice". Sélam Chapuy

"Dans la vie de tous les jours, j’aime sourire et faire sourire"

À Saint-Étienne, Sélam Chapuy nage pour la première fois avec des personnes également en situation de handicap. "Je me sentais sur un pied d’égalité, souffle-t-elle. Ma licence handisport en poche au Saint-Étienne Handisport, j’ai participé alors à mes premiers championnats de France Jeunes à Verdun".

En 2018, elle est contactée par l’académie Philippe Croizon qui lui permet de concilier les études et le sport. "Grace à 14 heures d’entraînement par semaine, je progresse sans cesse et je fais partie du collectif Equipe de France 'accès à la performance'". Sélam Chapuy termine en ces mots : "Dans la vie de tous les jours, j’aime sourire et faire sourire. On peut dire que je suis une personne qui ne lâche pas l’affaire ! Je suis plus que déterminée pour toutes les choses que j'entreprends !" La vie est belle comme elle l'indique sur sa page Instagram. Une sacrée personne pour une sacrée leçon de vie.

Selam Chapuy, championne de natation.
Un sourire pour terminer l'article comme il a commencé... Photo par DR

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2 commentaires

ro

jeu 27/10/2022 - 17:11

Quand on est handicapé de la vue, nager à la piscine du Puy-en-Velay exige plus que de la volonté. Je suis en train de perdre la mienne... Pour espérer profiter de la baignade et de la bonne fatigue que procure une séance tranquille de nage, il faut surmonter des tas de contraintes (des choses si simples pour des "valides) et, à la longue, c'est épuisant. Dommage... car même quand on n'y voit pas et qu'on n'est plus tout jeune, nager apporte des bienfaits incomparables.

he

mer 26/10/2022 - 13:42

quel exemple ! ! ! pour nous qui nous qui plaignons pour un petit bobo ; quelques fois assortis de recherche d'un médecin pour quémander, sans succès, un arrêt maladie.