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Salon de l'agriculture : Isora prête à séduire un jury à Paris

jeu 23/02/2017 - 14:37 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:45

>> Voir aussi : La liste des éleveurs de Haute-Loire au concours agricole Paris 2017

Au milieu de ses cinquante bêtes, Olivier Négron ne cache pas sa fierté. "Ici, c'est propre. On change la paille trois fois par jour." L'étable sent le foin frais, les montbelliardes s'y installent confortablement. "On veille au bien-être de nos animaux", se félicite l'éleveur de Bains. "Dans un élevage hors-sol, on aurait du fumier jusqu'à la moitié des bottes."
----Isora : "Meuh"

Visiblement stressée à trois jours de son passage devant le jury parisien, Isora a répondu très brièvement à notre interview. "Meuh", a affirmé cette mère de deux veaux. Des propos qui traduisent une certaine ambition chez la montbélliarde de trois ans et demi. En 2016, elle avait déjà décroché une deuxième place dans sa catégorie.-----Une championne aux 40kg de lait par jour
Elevage hors-sol : ferme où les animaux passent leur vie en intérieur. Tout ce que refuse Olivier Négron. "Le confort des bêtes est primordial. Chez nous, elles paissent de l'herbe la moitié de l'année. Même l'hiver, on les sort quotidiennement". Une exigence qui permet d'améliorer la qualité du lait. Et de participer aux compétitions agricoles.

L'agriculteur prépare sa championne Isora pour le Concours général de Paris. Cette montbélliarde, c'est son idéal bovin. "Elle produit 35 à 40 kg de lait par jour. La moyenne en France serait plutôt à 25 kg." Inscrite pour la seconde année consécutive, la vedette de la ferme a été sélectionnée "pour son excellent pedigree, sa productivité, et son esthétique". C'est ce dernier critère qui comptera le plus à Paris.
80 heures de travail par semaine
Une victoire au concours 2017 entrainerait peu de retombées économiques pour la ferme Négron. Mais un trophée supplémentaire serait le bienvenu. "Une première place, c'est l'aboutissement de tout notre travail". C'est-à-dire "70 à 80 heures de boulot par semaine" car "la ferme n'est pas robotisée et il faut traire deux fois par jour". Tout cela pour un revenu mensuel "équivalent au Smic", confie l'éleveur devant les yeux interrogateurs de son fils.

Le petit garçon se faufile dès qu'il peut dans l'étable pour parler à celles qu'il appelle les "meuhs". Et, dans une ferme qui se transmet de père en fils depuis maintenant quatre générations, son père l'avoue : "ce serait une fierté qu'il reprenne".


Clément L'hôte

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