Rythmes scolaires : solution de la municipalité et inquiétude des parents

sam 05/07/2014 - 15:21 , Mise à jour le 26/11/2020 à 19:23

C’est après trois réunions avec les parents d’élèves, quatre avec les enseignants et directeurs, deux avec les directeurs et sept conseils d’école, que la municipalité du Puy-en-Velay propose un programme d’une vingtaine d’heures d’activités par an et par élève.

Activités gratuites en fin de journée
Quatre principes fondamentaux ont guidé la réflexion de ce programme : le maintien des horaires d’accueil, la gratuité des activités périscolaires, le maintien des études surveillées et l’assurance d’animations de qualité avec des professionnels. Ce qui a été choisi, c’est une combinaison entre études surveillées et activités périscolaires par roulement et par cycle. Les activités devraient débuter à 15h45 et durer une heure. Elles auront nécessairement lieu au sein de l'école dans les sept établissements primaires concernés au Puy-en-Velay. C'est environ 20 heures par an de périscolaire par enfant.

Différentes formes de cultures
La mairie propose, quant à elle, des activités avec le musée Crozatier (lecture des oeuvres, atelier sculpture…), la bibliothèque (lecture de contes à plusieurs mains, travail d’écriture et d’invention d’histoire, atelier calligraphie), le service des sports et les centres de loisirs (danse folklorique et hip-hop, initiation du chant choral…). Mais ce n’est pas tout, des activités en lien avec la protection de l’environnement avec la ferme pédagogique D4 Saisons seront également proposés. De nombreuses associations souhaitent participer bénévolement à ce programme. Le maire, Laurent Wauquiez (UMP), a souligné à ce sujet : « C’est aussi pour nous l'occasion de faire découvrir des associations qui sont moins connues ».
Sandrine Perillon, responsable du service éducatif au musée Crozatier du Puy-en-Velay, revient sur les activités qui seront proposées par son service aux enfants l'année prochaine. Ecouter.
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Fonctionnaires et bénévoles
A la rentrée, les activités seront encadrées par les équipes municipales et petit à petit, les associations prendront le relais. Le maire a précisé : « Il y aura toujours un professionnel diplômé pour accompagner un bénévole. On veut travailler en tandem, main dans la main ». Six thèmes seront proposés : « faire du sport », « respecter le développement durable », « se cultiver », « s’épanouir avec des activités artistiques », « s’amuser » et « faire ses leçons ».

Un retard qui coûte cher ?
Pour le Collectif des Parents des Écoles Publiques du Puy-en-Velay qui a été créé récemment et qui s’engage sur la durée à défendre les écoles, ces affirmations font naître des inquiétudes. Une pétition a même été lancée sur papier et en ligne. Près de 500 signatures ont d’ores et déjà été récoltées.  Son porte-parole, Olivier Belhomme, nous a expliqué : « Un PEDT (projet éducatif territorial) aurait dû être déposé fin juin ou début juillet pour expliquer ce qui allait être organisé dès la rentrée sachant que la Ville pourrait bénéficier d’aides financières de l’État et de la CAF (caisse d’allocations familiales). Mais rien n’a été fait. Une cellule d’aide a même été ouverte pour les communes en retard. Nous sommes inquiets et on se demande pourquoi on devrait se priver du financement proposé ».

Des inquiétudes, encore et toujours
Le collectif s’est renseigné pour savoir comment les choses se passaient dans d’autres communes altiligériennes. Olivier Belhomme confie : « Le Puy a beaucoup de moyens comparé à des petites villes. En pourtant, des choses ont été mises en place dans des villes plus petites. Parfois même avec l’aide d’associations populaires qui ont proposé leurs services et tout ça pour un prix raisonnable. Dans quelques communes, les activités seront payantes, de l’ordre de 8 ou 14 euros par an et par élève ». D’après eux, aucun recensement des enfants qui pourraient participer aux activités n’a été réalisé. Une autre inquiétude : les élèves en Clis (Classes d'Intégration Scolaire), un représentant des parents d’élèves nous a expliqué : « Pour ces enfants, il faudrait travailler avec les enseignants pour prévoir des activités adaptées mais maintenant le personnel est en vacances ».

Le collectif dénonce la possibilité de suppression de postes d’ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) dans chaque école pour redéployer leur temps. Les parents affirment également qu’aucun des partenaires (musée, bibliothèque, atelier des arts, centres de loisirs et service des sports) n’a été contacté à une semaine des vacances scolaires.

Le Maire du Puy étant absent ce samedi matin, la pétition a été remise en mairie malgré tout.

M.P. et E.J.

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