Regards croisés sur le contrat de ruralité

mar 04/07/2017 - 12:52 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:46

Le dernier comité interministériel aux ruralités (CIR) du 20 mai 2016 a décidé la mise en place de contrats de ruralité ayant pour objectif de coordonner les outils, dispositifs et moyens existants pour développer les territoires ruraux et accélérer la réalisation de projets concrets au service des habitants et des entreprises.
En Haute-Loire, 1,370 millions d’€ de Fonds de soutiens aux initiatives locales (FSIL) ont été fléchés sur ces contrats de ruralité, crédits qui viennent s’ajouter aux 1,58 millions € des dossiers FSIL classiques, et des 9,3 millions d’€ de crédits DETR.

Les premiers contrats pour quatre collectivités
Les premiers contrats de ruralité ont été signés vendredi matin en préfecture. Quatre collectivités sont concernés : l'agglomération du Puy, le Haut-Lignon, Brivadois et Auzon Communauté et enfin le Mézenc-Loire-Meygal.
Le Président du Département Jean-Piere Marcon a souligné "une aide financière indispensable pour plusieurs projets, des projets de territoire. L'Etat prouve qu'il ne se désengage pas et qu'il n'est pas un simple guichet".
Zoomdici tente de comprendre ce que ces contrats vont changer pour chaque collectivité.

Un stade de biathlon et un commerce sur la com' com' Mézenc Loire Meygal
Philippe Delabre est le Président de la communauté de communes Mézenc Loire Meygal. Pouvez-vous concrétement égrener une poignée de projets rendus possibles grâce à cette subvention de l'Etat ?

Que change cette subvention en Haut-Lignon ?
"On était incapables, il y a deux ans, de sortir une zone industrielle, car on n'avait pas l'argent", déplore Julien Melin, le Président de la communauté de communes du Haut-Lignon, satisfait de pouvoir le faire aujourd'hui.
"On va aussi finaliser la voie verte, de Chenereuil à Saint-Agrève, en Ardèche", ajoute-t-il, "on va pouvoir aménager des centre-bourgs où les communes n'avaient pas les fonds nécessaires ou encore accompagner des agriculteurs".

D'une collectivité de gestion à une collectivité de projets ?
Julien Melin est le Président de la communauté de communes du Haut-Lignon. Ce contrat de ruralité vous a permis de passer d'une collectivité de gestion à une collectivité de projets ? C'est une subvention qui permet d'aller de l'avant ? 

"Plus de 3M€ de subventions fléchés qui vont créer une dynamique autour de l'activité"
Quant au Pays de Craponne, les projets ne manquent pas. Nous avons demandé à Laurent Mirmand, l'ancien Président de la collectivité (qui a été absorbée par l'agglo du Puy), quels sont les principaux. "Ce sont d'abord la maison de santé, avec des fonds de l'Etat, mais aussi les aménagements de bourg et aussi le projet de revitalisation du centre-bourg, sans oublier la transition énergétique avec l'isolation des bâtiments", répond-il.
L'intérêt d'avoir autant de projets ? "Créer une dynamique", selon le maire de Craponne, qui rapelle que le contrat de ruralité, "ce sont plus de 3M€ de subventions fléchés qui vont créer une dynamique autour de l'activité, de l'emploi, mais aussi sur une résilience du territoire car on voit trop Craponne comme un territoire en perte d'attractivité et de population mais la dynamique est inverse : la démographie est stabilisée, c'est un territoire qui accueille des actifs et des jeunes retraités".

Ce n'est plus le financement qui amène le projet, mais le projet qui amène le financement ? 
On reproche souvent à l'Etat son désengagement... Ce n'est pas le cas avec ce contrat de ruralité n'est-ce pas ? Ce qui signifie qu'on a inversé le paradigme : ce n'est plus le financement qui amène le projet, mais le projet qui amène le financement ? 


Maxime Pitavy

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