Réduction à 80 km/h : la crainte d'une "France à deux vitesses"

mer 28/02/2018 - 11:09 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:51

C'est le député du Cantal Vincent Descoeur (LR) qui après avoir lancé une pétition (12 000 signatures), a décidé de s'adresser directement au Président de la République dans une missive cosignée par 34 élus du Massif Central.
Cette lettre ouverte a été envoyée au Président de la République ce samedi pour lui demander de renoncer à la réduction de la vitesse à 80 km/h, qu'ils jugent "injuste et pénalisante pour la France périphérique, celle des territoires".

>> Le détail de la lettre est à retrouver ici.

Les appuis des parlementaires de Haute-Loire
Les deux sénateurs de Haute-Loire, Olivier Cigiolotti et Laurent Duplomb, avaient déjà manifesté leurs craintes de voir cette mesure particulièrement toucher les zones rurales.
Ils sont rejoints dans leur démarche par une trentaine d'élus du Massif Central, dont les députés isabelle Valentin et Jean-Pierre Vigier, mais aussi le Président du Conseil départemental Jean-Pierre Marcon.

La crainte de voir cette décision "porter un coup fatal à l'attractivité" de ces territoires
Selon les élus signataires, cette mesure "ignore les difficultés des déplacements dans les territoires ruraux et de montagne qui n'ont pas la chance de bénéficier d'un réseau structurant de deux fois deux voies et dont les habitants n'ont d'autre alternative que d'utiliser leur véhicule pour leurs déplacements personnels ou professionnels".
Pointant du doigt le risque de voir cette décision "porter un coup fatal à l'attractivité" de ces territoires, ils remettent en question le "gain en matière de sécurité routière [qui] reste à démontrer".

Des conséquences économiques et des risques de délocalisation
Pour ces élus, cette mesure s'apparenterait à "une double peine" pour ces territoires "que l'Etat a oubliés dans ses grands projets d'infrastructures routières et ferroviaires et qui verront leur temps de déplacement [...] sensiblement augmenter", avec bien sûr, soulignent les signataires, "des conséquences économiques pour les entreprises dont certaines pourraient être contraintes de délocaliser leurs activités".

Pour aller plus loin
Si le radar chantier, alors situé à Bessamorel, avait semble-t-il anticipé la réforme, les élus peuvent compter sur le soutien de bon nombre d'automobilistes : début février, 250 manifestants avaient déambulé dans les rues du Puy pour exprimer leur refus de cette mesure. 
La Fédération des motards en colère (FFMC 43) avait réuni tous les acteurs de la route. Son co-coordinateur, Richard Col, expliquait en détail ce qui va changer au 1er juillet.

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