« On ne lâche rien ! » : le 5 novembre en ligne de mire pour les syndicats

Par HUl , Mise à jour le 31/10/2026 à 06:00

Temps de lecture : 3 minutes

À quelques jours d'une nouvelle journée de grève et de mobilisation interprofessionnelle, les premières réponses du gouvernement restent très en deçà des attentes. Hier, vendredi 30 octobre, au sommet de la côte de Tireboeuf, l'intersyndicale de Haute-Loire a battu le pavé pour préparer la journée du 5 novembre.

Deux ronds-points, près de 2 000 tracts et un message martelé aux automobilistes : « C'est pour la mobilisation du 5 novembre ! ». Vendredi 30 octobre, en fin de matinée, des représentants de l'intersyndicale ont investi les ronds-points de la côte de Tireboeuf, entre Le Puy-en-Velay et Brives-Charensac, pour préparer la prochaine échéance.

Jeudi 5 novembre prochain, salariés du public et du privé, lycéens et retraités sont appelés à faire grève et à rejoindre une mobilisation à 10 h 30, place Cadelade, au Puy. Avec un mot d'ordre qui donne le ton : « On ne lâche rien ! »

« Ils ont commencé à vaciller »

Si de premières annonces gouvernementales ont été faites, en particulier pour les lycéens, les représentants syndicaux gardent le cap. « Ils ont commencé à vaciller, à donner quelques réponses à la mobilisation des lycéens, mais pour l'instant, ils n'ont toujours rien donné concernant le SMIC, l'échelle mobile des salaires ou l'augmentation des fonctionnaires », explique Pierre Marsein, secrétaire général de la CGT Haute-Loire

Un constat partagé par Vincent Delauge, de Force Ouvrière.

« Ce sont de tous premiers pas. [...] Ça nous donne une confiance énorme pour continuer et obtenir satisfaction sur l'ensemble des revendications. »

Le jeudi 5 novembre marquera la prochaine mobilisation intersyndicale
Le jeudi 5 novembre marquera la prochaine mobilisation intersyndicale Photo par HU

Au-delà des annonces, les deux responsables pointent une réalité quotidienne : des dépenses qui augmentent et des rémunérations qui ne suivent pas. Hausse des salaires, blocage des prix des carburants, défense des services publics, abrogation de la réforme des retraites, entre autres, figurent parmi leurs revendications. « Total annonce chaque année des milliards record de bénéfices. Si on leur prenait ce qu'ils se font sur notre dos, on avancerait beaucoup plus », lance Pierre Marsein.

Le 5 novembre, et après ?

L'ampleur de la mobilisation reste difficile à anticiper. « C'est discuté, c'est débattu, il y a une réelle colère importante », observe Vincent Delauge. Les deux responsables syndicaux se montrent toutefois lucides sur les difficultés à mobiliser, notamment en raison de la perte de salaire qu'implique une journée de grève pour des salariés dont le pouvoir d'achat est déjà fragilisé.

Si les responsables syndicaux s'attendent tout de même à une journée de mobilisation massive, ils regardent déjà au-delà de cette échéance. « On sait que le 5 novembre ne permettra pas d'aboutir immédiatement. La question de la suite est posée », prévient le responsable de FO.

 

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