" Ma passion, les animaux du jardin "

jeu 07/08/2014 - 13:22 , Mise à jour le 26/11/2020 à 19:23

Monsieur Cazorla prend soin des pensionnaires du jardin municipal depuis 20 ans mais il ne s'en lasse pas. Il a gentiment accepté de faire découvrir son métier d'animalier souvent très populaire chez les jeunes.

Petit historique des lieux
Il y a 100 ans, ce n'était pas des enclos mais des bassins qui occupaient une partie du jardin. En effet, l'établissement de pisciculture de la Société des Pêcheurs de Haute-Loire a été inaugurée le 17 mars 1913 par Robert Beurbelay, Préfet de Haute-Loire, et le Maire, Monsieur Gibelin. La pisciculture accueillait diverses espèces de poissons comme le saumon de fontaine, la carpe miroir, la truite arc-en-ciel ou encore le poisson rouge. La reconvertion de l'espace a eu lieu il y a une cinquantaine d'années.

Être animalier
Cet amoureux des animaux a passé un Brevet Professionel Agricole puis un Brevet Technique Agricole en Production-Élevage. Il confie : " Il faut être observateur pour pouvoir remarquer les problèmes des animaux tout de suite puisqu'un animal malade ne se plaint pas. Il faut être passionné aussi puisqu'on est là six jours sur sept. Quand il y a des chevreaux, je viens tous les jours ".
Il y a vingt ans, Jean-Pierre Cazorla a choisi de candidater à la Mairie du Puy et depuis, il n'a plus quitté son poste. 
----L'espace animalier compte :

  • plus de 40 oiseaux
  • quatre daims,
  • quatre paons,
  • quatre chèvres et deux chevreaux,
  • trois faisans,
  • deux lapins nain,
  • deux cygnes et leurs petits,
  • et une multitude de canards.

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Une journée de travail au " zoo "
Jean-Pierre Cazorla débute ses journées aux alentours de 7h avec l'ouverture du Stade Causan et du jardin avant d'aller préparer les rations pour les animaux. Rien n'est laissé au hasard : chaque espèce a un menu prédéfini (aliments, graines, foin...). Mais l'animalier va au delà de ces simples repas puisque tous les deux jours, il va lui-même faucher de l'herbe sur les terrains communaux et ramasser des légumes à Espaly-Saint-Marcel. Il nous confie : " Le foin, c'est bien mais l'herbe fraiche est meilleure et plus riche pour eux ". Quelques fois, il passe également récupérer du pain à la cuisine municipale.
Une fois cette tâche accomplie, le passionné nettoye tous les enclos pour le bien-être de ses petits protégés puis les nourrit.

Des améliorations à apporter
L'animalier espère des changements dans les années à venir comme l'achat de nouveaux rateliers à l'abri des intempéries, de nouvelles clôtures, des abris neufs pour les oiseaux et la réfection des cabanes. Il explique : " Quand il pleut, les aliments sont mouillés et les animaux ne les mangent pas. Les enclos se dégradent, il y a 15 ans, on me disait : "Il est beau votre jardin" mais plus maintenant ". Mais l'essentiel pour lui, c'est la surveillance : " Il faudrait une personne qui surveillent les personnes malveillantes que ce soit vis-à-vis des animaux ou des promeneurs ".
Il aimerait pouvoir présenter des poules ou des oies au public dans le futur mais tant que les travaux nécessaires n'ont pas été réalisés, il admet que la décision ne serait pas raisonnable.

Retour en vidéo :


E.J. 

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