Laurent Wauquiez réunit sa majorité au Puy-en-Velay

lun 04/04/2016 - 19:40 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:40

Non, il n'est plus maire du Puy-en-Velay. Beaucoup se posent (ironiquement) la question tant sa présence sur le bassin vellave est encore prégnante. Il l'avait d'ailleurs annoncé bien avant le second tour des régionales, et encore le soir où il a cédé sa place à Michel Chapuis à la tete de l'exécutif ponot : "vous continuerez à voir ma veste rouge". Et voilà déjà une promesse de tenue pour le Président de la région Auvergne Rhône-Alpes.
Il avait invité ce lundi 4 avril la bagatelle de 120 élus de la majorité régionale, issus de tous les départements de la grande région, des territoires ruraux comme des métropoles. Et en bon VRP de son territoire, il a su leur faire apprécier lentilles et verveine au restaurant de l'Hôtel-Dieu, avant de se mettre au travail : "on en a profité pour faire un point sur la gestion de la Région, nos priorités, le plan d'économie que l'on a généré, les projets d'investissement, notamment pour le territoire de la Haute-Loire", détaille-t-il.

----"Une machine de guerre au service de la Haute-Loire"
L'objectif de cette réorganisation est "de ne pas perdre de temps administratif car on sait que si ce n'est pas instruit vite, on s'en retrouve pénalisés. C'est une machine de guerre au service de la Haute-Loire", conclut-il.-----Une nouvelle organisation pour que la Haute-Loire soit "bien défendue"
Expliquant qu'il avait souhaité réorganiser ses services pour que la Haute-Loire soit bien défendue, le député de Haute-Loire a énuméré les principales têtes concernées dans le département : "Premièrement Bernard Figuet, qui est évidemment pour moi très important, prend le poste de directeur de l'aménagement du territoire. C'est un poste hautement stratégique puisque c'est lui qui distribue les subventions", argumente le Numéro 2 Les Républicains (LR).
Deuxièmement, la conseillère départementale Corine Bringer devient chargée de mission Haute-Loire auprès de la Région. "Son objectif sera de tourner auprès de toutes les communes et d'identifier les projets qui peuvent être porteurs pour la Région, que ce soient des projets économiques, des investissements dans nos lycées, des projets routiers, etc.", développe-t-il.
Parallèlement, elle est accompagnée par Hema Jhodriah, "qui à l'intérieur du conseil régional, même structure que celle que j'avais au ministère, aura pour vocation de s'assurer que les dossiers de la Haute-Loire n'attendent pas et ne soient pas encalminés". Elle devra donc être le pendant de Corine : l'une récupère les dossiers sur le terrain et met en forme les projets et l'autre s'assure qu'ils soient instruits rapidement au niveau de la Région

Laurent Wauquiez, pouvez-vous nous énumérer quelques exemples concrets de dossiers concernant le département ?

"Avoir un Président auvergnat, ça va les changer"
On arrive bientôt à la première borne que vous aviez fixée sur votre feuille de route : celle des 100 jours à la tête de la région. Quel est le premier bilan et le principal message ? "C'est avant tout une Région plus réactive, plus rapide dans ses décisions et plus présente sur les territoires", répond-il. "On a le sentiment notamment en Rhône-Alpes que ces dernières années, tout a été piloté depuis Lyon en étant coupé des réalités des territoires et particulièrement de la ruralité. Il y a donc une forte attente d'avoir une Région plus souple et plus réactive".
C'est le message principal qui ressort de son début de mandature, avec aussi la volonté martelée de voir "moins de gaspillage". Il ne peut ainsi s'empêcher de rappeler : "la collectivité avait 150 véhicules de fonction, 20 chauffeurs et 170 000 euros de factures de taxis. Avoir un Président auvergnat, ça va les changer parce que ça, c'est hors de question. On peut aussi mentionner les 700 000 euros de frais d'agences de voyages pour les élus de la région chaque année pour certains qui faisaient le tour de la planète dans l'ancien exécutif, ou encore 70 recteurs dans la région Auvergne Rhône-Alpes. On va diviser tout ça par trois. Au fond, j'applique les mêmes recettes que chez nous : du bon sens, du pragmatisme, une structure administrative qui coûte moins cher en fonctionnement et des élus qui apportent le sens de l'exemplarité, j'y tiens beaucoup, ce qui signifie plus d'argent qui revient directement sur le terrain", conclut-il.

Maxime Pitavy 

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