La fronde des parents anti-masque

Par Nicolas Defay ven 04/12/2020 - 07:30 , Mise à jour le 04/12/2020 à 07:30

Un phénomène de méfiance et de défiance est en train de prendre de plus en plus d’ampleur dans le département. Des parents d’enfants de 6 ans et plus se dressent contre l’obligation de faire porter à leurs progénitures le masque entre les murs de l’école.

Aux quatre coins de la Haute-Loire, des voix s’élèvent pour dénoncer les éventuelles conséquences négatives que le port du masque générerait sur les enfants. Selon les directives gouvernementales en date du lundi 2 novembre, tout enfant de 6 ans et plus a l’obligation de porter un masque durant toute la journée de présence à l’école, y compris dans les espaces extérieurs de l’établissement. Chose inconcevable pour une part de la population altiligérienne.

La Convention internationale des droits de l’enfant bafouée ?

Dans la zone de Craponne-sur-Arzon, un collectif de parents d’élèves, baptisé « Laissons respirer les enfants », s’est formé pour partager leurs mécontentements sur le sujet. Dans un courrier destiné à l’Inspection Académique et à la Préfecture de la Haute-Loire, il indique : « Il serait possible de tolérer cette mesure quelques semaines, mais l’éventualité qu’elle soit prolongée au-delà du 1er décembre (…) nous inquiète grandement. La communauté scientifique s’accorde à dire que les enfants, et notamment les plus jeunes, sont faiblement contaminés et contaminants ». Il ajoute que cette mesure va à contresens du développement de l’enfant prévu par la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989 de l’UNICEF dont la France est signataire.

Depuis la rentrée de la Toussaint, tous les enfants à partir de 6 ans doivent porter le masque à l’école, y compris pendant les récréations et le temps de midi pour ceux qui mangent à la cantine.

Il serait possible de tolérer cette mesure quelques semaines, mais l’éventualité qu’elle soit prolongée au-delà du 1er décembre, voire que l’on généralise le port du masque aux enfants partout et sur plusieurs mois nous inquiète grandement. La communauté scientifique s’accorde à dire que les enfants, et notamment les plus jeunes sont faiblement contaminés et contaminants.

Dans l’hypothèse que nos enfants appliqueraient de façon rigoureuse les consignes sanitaires liées à l’utilisation du masque (le changer régulièrement, ne pas le toucher, bien le porter sur la bouche et le nez...), le bénéfice de cette mesure reste donc extrêmement faible. Il est évident que le masque ne peut pas être porté dans le respect de ces règles dès cet âge. Le retour des observations des enseignants va également dans ce sens.

« Ils vont s’habituer ! », dit-on. C’est bien ce qui nous inquiète. Car, oui, on s'habitue à tout, et les enfants mieux que nous encore. A quoi vont-ils « s’habituer » dans le cas présent ? A ne pas voir les expressions faciales de leurs camarades, source de plaisir, de stimulation, de développement de leur capacité empathique. A être privés de la lecture labiale essentielle à l’apprentissage de la lecture et à la phonologie. A manquer d’air quand ils jouent et courent pendant les récréations, et donc à moins se dépenser pour éviter ce sentiment d’asphyxie. A mal entendre les phrases prononcées par les autres enfants, en plus d’avoir à discerner les paroles assourdies des adultes déjà contraints au masque. A supporter des migraines pour certains. Et pour les enfants qui portent des lunettes, à vivre dans la buée une partie du temps.

« Quel sera le coût psychique d’une telle mesure ? », interrogent des psychologues de l’enfance dans une tribune parue dans Libération. « Les besoins d’expression d’un enfant de 6 ans sont multiples : sur le plan affectif, langagier, émotionnel, corporel. Toute entrave à cette communication spontanée, naturelle et nécessaire (...) est susceptible de laisser des traces à long terme.»

Soumettre les enfants à une telle contrainte revient à nier leurs besoins propres, qui sont ceux de l’acquisition du langage, de la communication, de la dépense physique et de la spontanéité.

A quoi il faut ajouter le manque de recul et de connaissance des effets sur la santé du port du masque à long terme sur des enfants. Rappelons-le, les enfants, contrairement aux adultes, sont en croissance et développement de leur corps et de leur cerveau en particulier. Des effets négatifs comme la diminution de l’apport en oxygène, l’inhalation de toxines, virus et bactéries piégées dans le masque lors de l’expiration, ou la détérioration du système immunitaire peuvent être envisagés.

Pour nous, parents, cette mesure contrevient manifestement au principe de l’intérêt supérieur de l’enfant. Elle est contraire au respect du développement de l’enfant prévu par la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989 de l’UNICEF dont la France est signataire. Cette mesure nous semble disproportionnée au regard de ce qui est toléré pour ne pas trop entraver l’économie. Tant que cette mesure n’est pas abrogée, certains parents refusent de mettre leurs enfants à l’école, d’autres les emmènent tout de même, avec le sentiment de trahir la confiance que ces derniers mettent dans les bonnes décisions de leurs parents.

Nous sommes très conscients des dangers que représente l’épidémie actuelle de Covid-19 et de la nécessité de prendre de justes mesures et nous ne voulons pas que les écoles ferment de nouveau.

Nous croyons fermement à l’utilité d’autres gestes barrières, notamment l’hygiène, l’aération des lieux clos, le retrait de l’enfant en cas de symptômes... Surtout à l’utilité de donner davantage de moyens humains et matériels aux personnels enseignants pour alléger les classes et faciliter la mise en place d’un protocole sanitaire efficace et cohérent (dédoublement des classes, mise à disposition de locaux, type salle des fêtes pour accueillir les enfants, recrutement de personnel...).

Nous demandons que l’école reste ouverte sans que le masque ne soit obligatoire pour que nos enfants respirent. Nous réclamons également davantage de moyens humains et matériels pour alléger les classes et faciliter la mise en place d’un protocole sanitaire efficace et cohérent.

« C’est un choix d’adulte, de société, et non un choix d’enfant »

Avec eux, des parents d’écoles ponotes et du département se sont regroupés pour former une fronde unie dans le même combat. Ils exposent les raisons de leurs colères dans un spectre assez large, mettant en doute la réelle efficacité du masque pour les enfants ou exigeant la liberté de faire porter le masque à son enfant ou non à l’école. « On peut prendre en compte le ressenti de l’enfant, partage un parent anonyme. Mais à 6 ans, peut-on vraiment avoir un avis sur l'obligation de porter un masque à l’école ? C’est un choix d’adulte, de société, et non un choix d’enfant. »

« Existera-il une discrimination si l’enfant ne porte pas son masque ? »

Comme le collectif de Craponne, ces parents s’inquiètent des impacts de la mesure sur la santé physique, psychologique et relationnelle des enfants. Selon leurs analyses, le taux d’oxygénation restreint par le masque entraînerait des effets néfastes sur le métabolisme. « D’autres conséquences sont le développement de problèmes respiratoires dus à la macération des enfants dans leurs propres bactéries, des maux de tête, des irritations du visage à cause du frottement, le développement d’eczéma, des crises d’asthme plus fréquentes et amplifiées... et tout ce qu’on sera susceptible de découvrir par la suite », s’alarment-ils.

Sur l’aspect social, ils posent les questions suivantes : « Et comment les enfants géreront-ils leur relation aux autres alors même que les visages, expressions, sourires seront masqués, chez les enseignants comme chez les camarades ? Doit-on porter un masque pour appartenir à un groupe ? Existera-il une discrimination si l’enfant ne porte pas son masque ? »

"La crise sanitaire que nous vivons est inédite en particulier au regard des conditions imposées à des jeunes enfants de 6 ans avec le port du masque. Cela pose plusieurs questions. Dans quelles mesures les enfants de 6 ans peuvent comprendre cette obligation et quelles peuvent en être les conséquences pour leur développement ?"

"À 6 ans, l’enfant construit encore principalement sa sécurité intérieure et sa communication sociale par le biais d’expériences sensorielles et sociales afin d’acquérir de nouvelles compétences cognitives, langagières, motrices et psychoaffectives, ceci dans le but de trouver sa place dans la société actuelle. Si on se place du point de vue de l’enfant et de ses épreuves à 6 ans, il est habitué à la contrainte qui leur est imposée par les adultes, détenteur de l’autorité. Il comprend qu’il fait comme ses parents pour se protéger et protéger les autres. Cela le rassure d’imiter les autres en particulier ses frères et sœurs s’ils sont au collège ou lycée. Mais il doit trouver de l’énergie pour le supporter".

"Le vécu sensoriel, à court terme, est le plus visible. "Ça gratte, j’ai chaud, j’ai mal derrière les oreilles, j’ai de la buée sur mes lunettes, je dois parler plus fort pour qu’on m’entende. La maîtresse crie ou c’est à cause du masque ? Je ne vois pas si elle sourit ou pas". Le décryptage socio-émotionnel s’appuie encore énormément sur le visuel. Les mimiques faciales viennent confirmer le discours verbal de l’autre. La notion de danger invisible peut inquiéter l’enfant. Il continue à construire la différence entre la réalité et l’imaginaire. "Est-ce que ce qui ne se voit pas existe ? Si tout le monde adapte les mêmes gestes barrières, y compris l’enfant, cela doit être vrai, alors".

"Pour les conséquences en terme de sociabilisation, psychologique et de santé physique, cela dépend beaucoup des explications données à l’enfant, ses capacités à les comprendre, son état psychologique antérieur à la crise sanitaire, et la durée durant laquelle ils vont être exposés à ce mode de fonctionnement".

Elle évoque d'éventuelles conséquences que le port du masque génèrent chez l’enfant sur plusieurs aspects. "Au niveau cognitif, des défauts de prononciation peuvent se produire car les enfants ne voient pas le professeur articuler les mots. L’apprentissage de la phonologie dans le passage au langage écrit est également concerné. Pour le côté positif, les professeurs sont obligés de présenter des supports visuels plus importants et plus riches".

Psychologiquement et socialement, elle souligne une éventuelle difficulté à "décrypter la communication sociale car il manque les mimiques faciales indispensables au langage. Mais, pour les enfants anxieux, se cacher derrière un masque peut être un moyen de prendre de l’assurance face à un groupe. Néanmoins, le risque est celui de plus pouvoir s’en passer par la suite".

Du côté sanitaire, la pédopsychiatre prévient qu’un mauvais usage du masque est contre-productif. "Par contre, le professeur éprouve plus de sécurité émotionnelle avec la présence du masque sur le visage des enfants. Ceci le rend plus disponible psychiquement pour partager son enseignement".

D'après elle, les enfants ont des capacités d’adaptation incroyables. Si la crise ne dure pas, ils garderont principalement les souvenirs du lavage des mains et de la distanciation sociale quand on est malade. Néanmoins, si la situation perdure, les différences risquent de se marquer, selon son analyse. "Il paraîtrait plus adapté d’alléger dès que possible le port du masque, conseille-t-elle. À partir de 8/10 ans, les enfants sont plus capables de le supporter à la journée".

« Je pense sincèrement que nous nous dirigeons vers un régime fasciste »

Ce sentiment d’oppression ressenti par certains parents les amène à s’insurger quant à l’emprise même de l’État sur les choix de chacun. Nathalie*, maman d’une fille de neuf ans scolarisée à l’école publique Saint-Marcel à Espaly, témoigne en ce sens. « Ce qui me gène beaucoup c'est le contrôle que l’État possède sur nos enfants au détriment de notre propre responsabilité. Factuellement, en tant que parent, nous sommes responsables de nos enfants. Aujourd’hui, obliger nos enfants à être équipés d’un masque est une décision qui ne nous appartient plus. Nous n’avons plus notre mot à dire. On ne peut plus décider de ce qui est bon ou pas pour nos enfants. Je pense sincèrement que nous nous dirigeons vers un régime fasciste où tout est décidé en haut sans que l’on ne puisse plus agir en bas. »

À la question de savoir ce que pense sa fille de cette obligation, elle répond : « Comme tous les enfants, elle est engluée dans ce modèle. Les copines et les copains portent le masque donc elle veut faire pareil. Elle veut rentrer dans le moule. D’autre part, la maîtresse représente une autorité dont il est difficile d’aller contre ».

« Si l’enfant refuse, il est isolé dans une classe à part »

Quelles sont les conséquences administratives si un parent exige coûte que coûte que son enfant de 6 ans et plus soit dépourvu de masque dans l’enceinte de l’établissement scolaire ? « J’ai tenté l’expérience , explique Nathalie.  Pour cela, j’ai pris rendez-vous avec la directrice. Le problème est qu’ils sont pieds et poings liés aux directives de l’Inspection Académique. Ils sont obligés de suivre le protocole de l’État. »

Elle décrit : « Si je présente mon enfant sans masque, le directeur doit lui proposer de l’équiper. Si l’enfant refuse, il est isolé dans une classe à part, à l’écart des autres. Niveau répercussion psychologique, c’est quand même sacrément poussé ! Faire l’école à la maison pourrait être une solution mais cette solution n’est possible que pour les parents qui ont le temps et les capacités pour enseigner ».

"Déjà, si je décidais de ne pas leur faire porter de masques, je pense que mes enfants refuseraient parce qu'ils savent eux mêmes que la position dans laquelle ils se retrouveraient par rapport à l'équipe enseignante serait compliquée. Mes craintes seraient donc une mise à l'écart volontaire parce que les écoles ont des marches à suivre si ce genre de situation se présente et un changement de comportement peut être aussi involontaire dû aux peurs de chacun.

On a tous en tête je crois le fait que ces masques peuvent être le symbole d'un musellement, le droit de se taire. Le langage par les mots est propre à l'Homme. De plus, les 3/4 des expressions du visage ne sont plus visibles par l'autre. Je trouve ça terrible. Il y a beaucoup de communication qui passe par le corps. Priver quelqu'un de cette faculté c'est le priver d'une partie de ce qui nous lie les uns aux autres. Plus de sourires, d'expressions fines c'est triste. C'est réduire la possibilité de faire connaître extérieurement sa pensée, son sentiment. Ça s'apparente aux robots finalement. On est déjà dans une époque où les écrans prennent beaucoup de place, où la communication virtuelle est importante, je trouve que ça peut être dangereux, que ça peut altérer la qualité des échanges.

Ces masques sont une barrière à la communication c'est évident. Entre adultes c'est certain, donc forcément entre enfants aussi. Entre enfants c'est d'autant plus grave car ils sont en plein apprentissage et construction langagière, relationnelle.

Il n'existe pas d'étude claire qui prouve quoi que soit dans un sens où un autre au niveau de la contamination des enfants. En revanche les problèmes que peuvent entrainer le port du masque sont assez identifiables et concrets.

D’autre part, la convention des droits de l'enfant stipule que "dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées, étude de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organismes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale".

Tout ceci vient de la peur. Peur de ne pas respecter les règles énoncées, peur de la maladie pour soi, peur d'être responsable de la maladie voire plus de quelqu'un d'autre. On nous fait croire qu'il faut avoir un comportement responsable en obéissant aux ordres décousus et incohérents. C'est comme l'obligation de tous se serrer la ceinture pour pouvoir passer la situation de crise économique. Etre bien sage, suivre les décisions, travailler, payer ses impôts et ne pas faire de vague parce que ça nuirait au bon déroulement du plan. Je crois que c'est de la culpabilisation plus que de la responsabilisation.

Ma fille de 6 ans a un côté un peu impertinente et donc elle m'explique que parfois elle enlève son masque en classe quand c'est trop pénible pour elle. Dans la cour de récréation, elle le porte moins je crois. Mon fils au collège se prend un mot des responsables s'il est vu avec le masque sous le nez ou enlevé. Il le porte donc toute la journée, sauf quand il fait du sport, excepté s'il est arbitre, il doit le mettre... je trouve ça ridicule... Il craint la punition donc il obéit.

J'ai expliqué à mes enfants que dans ce qu'il se passe il y a beaucoup de peurs des uns des autres et d'incertitudes par rapport au virus et que je ne veux pas tomber dans cette peur, je n'ai pas envie qu'ils en soient imprégnés. La peur nous est nécessaire dans certaines situations, mais ici elle est injustifiée à mon sens.

Je ne pense pas qu'enlever ses enfants de force soit une solution, mais chacun fait ce qu'il entend. L'enfant n'a pas à subir ce genre de choix des adultes il me semble. Je constate que malgré tout ça mes enfants vont bien, je reste ouverte, à leur écoute et attentive à eux par rapport à leur vie scolaire. Ce qui ne m'empêche pas de m'interroger en ce qui concerne la suite. On sait que les enfants s'adaptent à tout. Mais jusqu'où aller? A quel moment dire stop pour eux? À quel moment ils seront plus perdants ?"

L’avertissement de l’Inspection Académique

Nous avons contacté Marie-Hélène Aubry, Inspectrice de l’Académie de la Haute-Loire, pour qu’elle puisse donner son avis sur la question. « Si des parents ne veulent pas que leur enfant soit équipé d’un masque et que l’enfant ne veut pas prendre le masque tendu par la direction de l’établissement, alors l’enfant ne pourra entrer à l’école. On ne bougera pas de cette position ! Les directrices et directeurs des établissements doivent absolument suivre le protocole. C’est exactement comme la présentation des vaccins obligatoires ». Marie-Hélène Aubry tient à préciser : « À moins d’avoir un motif médical validé par un médecin comme une intolérance épidermique aux masques ou des problèmes respiratoires ou tout autre problème de santé non compatible avec le port du masque, alors il est possible et autorisé de faire l’instruction à la maison. Mais seulement dans ces cas-là ».

À propos de l’absence de liberté de choisir décriée par les parents frondeurs, Marie-Hélène Aubry appuie sur l’importance de la responsabilité sanitaire collective. « Bien sûr que la protection des droits individuels est primordiale. Mais il est normal que tous participent à l’effort collectif pour que l’on puisse s’en sortir. Cette situation est exceptionnelle et prendra fin un jour. On ne va pas vivre comme ça pendant 20 ans. Pour l’instant, il faut respecter les autres en faisant en sorte de protéger les enfants du virus qu’ils pourraient à leur tour transmettre à des personnes fragiles ou âgées. » D’après Marie-Hélène Aubry, seuls trois parents l’ont contactée pour l’instant afin de signifier leurs incompréhensions sur le port du masque dans les écoles pour les enfants de 6 ans et plus.

« Il y a bien pire que ça comme pays au niveau des libertés »

Du même côté que l’Inspectrice Académique, des parents insistent sur l’importance de suivre les recommandations du Gouvernement. À titre d'exemple, Lydia (responsable de trois enfants scolarisés dans le secteur de Monistrol-sur-Loire et Le Chambon-sur-Lignon) n'adhère absolument pas aux idées du récent mouvement. « Je ne comprends pas certaines attitudes. Quand des scientifiques disent qu’il faut mettre un masque, et bien on le met ! Ce n’est pas non plus le bagne. Mes enfants ne sont jamais revenus de l’école en pleurant. » Lydia s’offusque de l’exagération que les anti-masques décrivent. « Ce n’est pas un bâillon, ni une muselière ! Il y a bien pire que ça dans la vie et bien pire que ça comme pays au niveau des libertés. Cette sorte de paranoïa et de défiance par rapport à tout ce qui pourrait venir du Gouvernement est typiquement française. » Elle conclue : « Si on ne se bouge pas ensemble pour protéger l’autre et nous-même, c’est sûr qu’on le gardera très longtemps, le masque ! »

*Le prénom a été changé selon le souhait de l'auteur

Vous aimerez aussi

À découvrir

Contenus sponsorisés