"Krypit" interpellé

Par Nicolas Defay ven 04/06/2021 - 16:45 , Mise à jour le 04/06/2021 à 16:45

Cela a mis du temps mais la police a retrouvé le bombeur qui maculait les murs de la cité ponote d'un graf toujours similaire signé "Krypit". Au total, l'homme de 21 ans est impliqué dans pas moins de 61 dégradations commises entre octobre 2020 et juin 2021.

Un coup de chance ! C'est ainsi que s'expriment les agents de polices pour qualifier leur récente prise de taille. Depuis plusieurs mois, les murs, les panneaux, les trottoirs, les bancs et autres mobiliers urbains du Puy-en-Velay voyaient leur surface supporter cette même inscription suivie de la même signature : une sorte de visage inachevé composé des yeux et parfois d'une bouche ouverte avec Krypit comme griffe de "l'artiste".

Et à chaque fois, la même rengaine revenait pour les agents municipaux. Ils passaient derrière pour tenter d'effacer le dessin à la bombe à coup de sableuse et de détergent.

Photo par Nicolas Defay

Des bombes de peintures en franchissant la porte

Les différentes enquêtes de voisinage réalisées et l'exploitation de la vidéoprotection n'a, à aucun moment, permis d'identifier l'auteur des faits. D'autre part, quelques secondes suffisaient au bombeur pour exécuter sa signature. Mais la chance se révèle parfois bien plus efficace que des caméras de sécurité. Ainsi, au cours d'une intervention, les fonctionnaires de la BAC (Brigade Anti Criminalité) ont pris contact avec un habitant de la rue Saint-Jacques.

Ne s'attendant surement pas à une telle visite, le graffeur n'avait pas pris soin de ranger le hall d'entrée de son habitation. Les policiers ont tout de suite remarqué la présence de plusieurs bombes de peinture qui dépassaient d'un carton posé à proximité. Un détail loin d'être anodin pour des agents légèrement sur les dents concernant l'affaire.

Les bombes retrouvées au domicile de l'individu. Photo par DR

Un passe-temps pour décompresser

Au fil des discussions avec le peintre des rues, les policiers ont rapidement acquis la conviction d'être en présence du fameux et tant recherché "Krypit". Le mercredi 2 juin, il est interpellé et placé en garde à vue. Lors de la perquisition de son domicile, 41 bombes de peintures sont retrouvées. En audition, il reconnait les faits et explique son geste comme un passe-temps et un moyen de se détendre. Pour le nom "Krypit", il révèle alors que c'est le pseudonyme qu'il utilise pour jouer en ligne.

Au faubourg Saint-Jean. Photo par Nicolas Defay

61 dégradations enregistrées...et peut-être plus

Comme le veut la procédure, il est remis en liberté après sa garde à vue. Mais il devra bientôt répondre devant la justice de 61 dégradations découvertes à ce jour, commises durant les 9 mois précédents. Parce que les agents de police et les services municipaux ne sont pas certains d'avoir répertorié tous les dessins de l'individu, les victimes potentielles sont invités d'ailleurs à se reprocher de la sûreté urbaine du commissariat au 04 71 04 04 22.

Dans la future Maison De l'Autonomie, av. Foch. Photo par Nicolas Defay

Vous aimerez aussi

À découvrir

Contenus sponsorisés

2 commentaires

f-

ven 04/06/2021 - 19:51

Le "pseudo-artiste" c'est un des mecs les plus gentils et généreux que j'ai rencontré de ma vie. Mais oui, c'est tellement facile d'avoir des à prioris. Et puis... au mon dieu... il a taggué des biens publics!! Le crime suprême!!. Mais pendant ce temps là, des violeurs sont laissés en libertés (véridict), visiblement on a pas tous la même notion des priorités... 

an

ven 04/06/2021 - 18:01

Ce que mérite ce pseudo-artiste, c'est qu'on lui fasse nettoyer tous les tags de la cité ponote, qu'il en soit l'auteur ou pas. Et quand il aura fini, il pourra s'attaquer à la périphérie de la ville; sur la route de Saint Christophe, il y en a partout sur les murs et sur les panneaux routiers...  Après ça, je pense qu'il réfléchira à 2 fois avant de récidiver .