Il y a dix ans, Jacques Barrot attirait le centre national Pajemploi au Puy

lun 08/12/2014 - 11:41 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:31

Ils étaient onze salariés au départ, il y a dix ans. Ils sont 128 aujourd'hui. Depuis sa création et son implantation au Puy-en-Velay, Pajemploi ne cesse de grandir. Une décennie que le dispositif, via son site Internet, simplifie les démarches des parents qui font garder leurs enfants par une assistante maternelle agréée ou via une garde d'enfants à domicile. C'est feu Jacques Barrot, notamment, qui avait milité pour son implantation en Haute-Loire en 2004.

« Une solution durable » pour Jacques Barrot
« Nous avions une bonne habitude de gestion des assistantes maternelles en Haute-Loire, nous étions sûr de pouvoir réussir dans cette action. » Ce mardi 2 décembre, Jacques Barrot a une petite voix lorsqu'il se confie au téléphone sur l'installation du centre Pajemploi au Puy-en-Velay. Mais il ne cache pas sa fierté de voir, depuis dix ans, ce projet gagner en envergure : « C'est le très dynamique directeur de l'Urssaf à l’époque [Philippe Ferré, ndlr], qui m'a donné cette idée. Elle a prospéré, il pensait que je pouvais convaincre les instances nationales. » L'ancien ministre du travail et président du Groupe UMP réussit son coup : « Je savais que c'était une solution durable. » Christian Jacob, alors ministre de la famille, lui confirme par courrier le 11 septembre 2003 que le site administratif qui centralisera pour la France le traitement du nouveau dispositif d'allocations familliales sera bien implanté au Puy-en-Velay.

Pajemploi, quésaco ?
Depuis son ouverture le 1er janvier 2004, l'unique centre Pajemploi en France gère les dossiers de tous les parents employeurs de gardes d'enfants dans le pays. Un objectif : simplifier les formalités administratives des parents qui font garder leurs enfants. Une mission : l'immatriculation des employeurs, le calcul et le prélèvement des cotisations dues au titre de l'emploi d'une assistante maternelle agréée et d'une garde d'enfant à domicile. Le centre national Pajemploi, qui fait partie du réseau Urssaf, adresse aux salariés un bulletin de salaire. De leur côté, les employeurs reçoivent un décompte de cotisations précisant la prise en charge par la CAF/MSA, au titre du complément de libre choix du mode de garde.

128 CDI aujourd'hui
L'année de son ouverture, Pajemploi compte 100 000 employeurs pour 138 805 volets sociaux réalisés, rappelle l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS). Dix ans après, ce sont 887 000 employeurs qui adhèrent à Pajemploi et réalisent 11,22 millions de déclarations mensuelles. Au total, ce sont plus de 316 700 assistantes et 66 700 gardes d’enfants à domicile déclarées, soit 4,3 milliards d’euros de salaires net et 3,6 milliards d’euros encaissés pour le centre Pajemploi. En une décennie d'existence, le centre est passé de onze gestionnaires en CDI à 128, soit 117 nouveaux emplois. « J'ai essayé de faire profiter la Haute-Loire de mes fonctions ministérielles. J'ai créé de l'emploi et Pajemploi en a créé aussi au Puy. Il y en avait besoin, il fallait lancer un mouvement », confie Jacques Barrot. Le lendemain de notre entretien téléphonique, l'ancien député de Haute-Loire décède d'une attaque cardiaque dans le métro parisien, à l'age de 77 ans.

Note : La direction du centre n'a pas souhaité répondre à nos sollicitations.

A.L.

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