Employé, père de 3 enfants et...pyromane

Par Laura Badiou mar 10/05/2022 - 17:00 , Mise à jour le 10/05/2022 à 17:00

Né en 1966, l’homme a vécu une vie « lambda ». Puis à l’aube de ses 56 ans, il se retrouve devant le tribunal d’instance du Puy-en-Velay, jugé pour plusieurs feux de local à poubelles.

Connu du système juridique pour une conduite sous l’empire d’un état alcoolique, un vol de cigarette électronique et l’usurpation d’une plaque d’immatriculation, l’employé de cuisine collective depuis 27 ans, père de 3 enfants, se révèle incendiaire à répétition. 

 

Les gendarmes décident de placer un système de vidéo surveillance pour tenter d’interpeller l’auteur des faits.

Au cœur de la commune d’Yssingeaux, plusieurs feux de poubelles sont constatés à quelques jours d’intervalles et sur des lieux proches. 
Les gendarmes décident de placer un système de vidéo surveillance pour tenter d’interpeller l’auteur des faits. Dispositif qui s’avérera fructueux puisque le cinquantenaire sera arrêté dans la foulée.

Sans pouvoir justifier ses actes, il explique que sa dépression nerveuse en 2006 a été l’un des facteurs de sa descente aux enfers. Des décès dans sa famille proche, un divorce, ses enfants qu’il estime ne pas avoir suffisamment.

 « Je n’étais plus moi-même. C’est un ensemble, les problèmes au travail, familiaux, la solitude, les médicaments, l’alcool par-dessus, tout s’est accumulé »

Mettre le feu comme un cri de désespoir ?

Il avoue une véritable problématique alcoolique qu’il a tenté de soigner par le biais de cure ainsi que des séjours en hôpital psychiatrique pour traiter une dépression sévère.  Aujourd’hui, il pense que son traitement n’est plus adapté et s’engage à y remédier via divers professionnels de santé. 
Les expertises médicales diagnostiquent des troubles « bi-polaire » mais ne représentants pas de risques pour autrui. Cependant, une dépression sévère superposée à ces troubles peuvent altérer le discernement. 
Le prévenu se définit comme ayant vécu une enfance « malheureuse, cabossée et comme un adulte renfermé avec peu de liens sociaux ».  

Le Délibéré : l'homme est coupable des faits qui lui sont reprochés. Il écope de 12 mois d’emprisonnement dont 6 mois avec sursis probatoire pendant 2 ans. Le maintien en détention n’est pas retenu, sa peine sera donc aménageable. Obligation de soins et il devra payer les frais de procédures ainsi que les dommages intérêts de 1500€ à la Communauté de Commune. 
 

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