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Le bâtiment qui abrite la discothèque le Métro Club, au sommet de l'Ermitage à Espaly, est à la vente depuis le mercredi 15 juillet. Derrière cette annonce, un dossier complexe mêlant loyers impayés du dernier gérant, liquidation judiciaire de la société exploitante et incertitudes. Les propriétaires espèrent tourner la page, sans voir disparaître l'âme des lieux.
Cela faisait plusieurs décennies que le Métro Club, anciennement « Chez la Baronne » avec le Sheldon ou encore l'Usine, faisait danser les foules. Mais aujourd'hui, c'est tout l'immeuble qui est proposé à la vente, bien au-delà de la seule discothèque.
La famille, propriétaire du bâtiment depuis plus de vingt ans, décrit une situation complexe après plusieurs années de difficultés avec le dernier exploitant. Contacté à de multiples reprises, ce dernier n'a pas répondu à nos sollicitations.
D'après les propriétaires des lieux, contactés par téléphone, la situation se serait dégradée pendant le Covid. À ce moment, la discothèque était en co-gérance.
« Jusqu'à présent, ils [mes parents] louaient la boîte à des gérants assez pros, ça se passait très bien. Depuis le Covid, on est à zéro, avec des dettes de loyers impayés depuis deux ans », affirme la fille des propriétaires, qui gère le dossier.
Les propriétaires avaient obtenu en première instance la rupture du bail commercial. Une décision finalement infirmée par la cour d'appel de Riom. La famille assure aujourd'hui être « épuisée » par ce long contentieux. « Mes parents ont envie de tourner la page », confie la fille.
La société exploitant le Métro Club fait aujourd'hui l'objet d'une procédure de liquidation judiciaire depuis le 15 avril 2026. Le dossier est toujours entre les mains du liquidateur, dont les décisions sont attendues à la rentrée.
Selon les propriétaires, deux scénarios restent envisageables : la vente du seul bâtiment ou une cession intégrant également le fonds de commerce de la discothèque afin de permettre au liquidateur de récupérer une partie des sommes dues aux créanciers.
Au-delà des procédures, les propriétaires disent nourrir un dernier souhait : que ce lieu emblématique conserve son identité : « On aimerait simplement que le bâtiment d'origine ne soit pas dénaturé. »
Ce n'est pas uniquement le Métro Club qui est concerné par la vente. L'ensemble immobilier, datant de 1930 et labellisé « Patrimoine du XXe siècle », représente près de 1 500 m² répartis sur cinq niveaux, auxquels s'ajoutent un sous-sol et un terrain de 12 000 m². Il est affiché à un prix de plus de 1,3 million d'euros.
On y retrouve notamment un toit-terrasse surmonté d'une coupole, un étage initialement conçu pour accueillir un restaurant, les deux niveaux de la discothèque ainsi qu'un rez-de-chaussée occupé par une association locale, les amis de la Poste.
Pour l'heure, rien ne permet d'affirmer si le lieu restera une discothèque ou non. Une chose est sûre, il y aura du changement et les prochains mois seront décisifs.
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