Chasse à la caille : une ouverture entre moisson précoce et canicule

mar 29/08/2017 - 10:28 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:47

C’est un oiseau migrateur de la taille d’un petit perdreau, qui vient passer la bonne saison dans les champs de céréales du pays, avant de repartir aux 1ers frimas. A la fin de l’été, les oisillons de l’année ont atteint leur taille adulte, et ont emmagasiné suffisamment de réserves pour regagner l’Afrique. Ses qualités gustatives, dont la caille d’élevage ne donne qu’une vague idée, sont recherchées depuis la plus haute antiquité (l’oiseau est cité dans l’Exode).

Une ouverture difficile
Si les moissons précoces permettent aux chasseurs d’arpenter plus tôt les bordures des champs à la recherche du gibier (la chasse n’étant autorisée que sur les champs moissonnés), la canicule n’est pas une condition favorable. Daniel, un chasseur altiligérien, « les chiens se fatiguent très vite à cause de la chaleur, ils sont crevés au bout de 2 h, et les faire courir plus longtemps pourrait nuire à leur santé ». Puis il remarque : « de plus, c’est trop sec, ça ne sent rien ».
Si quelques chasseurs ont réussi à tirer leur épingle du jeu, l’ouverture anticipée de la chasse aux cailles aura été plutôt décevante pour la plupart d’entre eux.
Tant que la météo ne changera pas, les cailles seront à l’abri.

Une chasse délicate
L’oiseau surpris par le chasseur a un comportement étonnant pour un migrateur qui traverse la méditerranée, il ne vole pas au-delà de 200 m et se pose tout de suite. Son décollage, très rapide, au nez du chien, et son vol près du sol impose une attention soutenue du chasseur qui tire à hauteur d’homme. Le Nemrod* attentif doit veiller, en un éclair, à assurer la trajectoire de ses plombs, même si la portée est limitée par la taille des projectiles (environ 150 m pour du plomb de 10, soit 1,75 mm de diamètre).

N.S.

* personnage biblique « vaillant chasseur devant l'Éternel »

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