Armistice : une émotion intergénérationnelle

mar 11/11/2014 - 15:52 , Mise à jour le 27/11/2020 à 05:53

C'est en présence d'un détachement du 92ème Régiment d'infanterie de Clermont-Ferrand sous les ordres du sergent Marie-Claire Feijoo que la cérémonie hommage s'est déroulée ce mardi 11 novembre. Le 96ème anniversaire de la signature de l'armistice a traditionnellement réuni anciens combattants, porte-drapeau, sapeurs-pompiers, militaires, policiers, personnalités politiques locales...

La jeunesse en avant
Après un hommage au carré militaire du cimetière du Puy-en-Velay, c'est place du Martouret que la suite des commémorations a eu lieu devant un public fourni constitué de toutes les générations confondues. Des collègiens qui s'étaient rendus à Baccarat ont déposé une gerbe avec le député - maire Laurent Wauquiez. D'autres ont lu quelques passages du livre " A l'Ouest rien de nouveau " ou encore de la chanson " La femme du soldat inconnu ".

----A l'issue de la cérémonie ponote, le lieutenant-colonel Jérôme Patoux a décoré d'une médaille de bronze de la Défense Nationale :

  • gendarme Audrey Molliere,
  • gendarme Baptiste Cervelli,
  • brigadier-chef Angélique Grapin,
  • brigadier Simon Beauvois.

Le lieutenant-colonel Alain Dussap a, lui, été décoré d'une médaille d'or des services militaires volontaires.-----" Plus jamais ça "
En ce jour de commémoration, nous avons rencontré Yvon Thiebault. Il a été porte-drapeau pendant plus de 20 ans mais pas seulement. Entre 1950 et 1953, il a été caporal-chef pendant la guerre d'Indochine comme il l'explique avec fièreté : " C'est le Maréchal Delatre qui a souhaité que je participe ". Cet homme nous confie son expérience : " Il y a eu 45 blessés et 10 morts sous mon autorité, hélas. J'avais été les chercher sur le front, en première ligne ". Ce qui l'amène a conclure : " Le devoir de mémoire est très important pour chacune des guerres, pour que ça ne recommence jamais ". Ivan, lui même, ne rate aucune commémoration : " Je suis toujours venu au Puy ".

" Nous sommes libres aujourd'hui "
Yvon Thiebault a insisté : " Au niveau de la mémoire, il faut de la relève avec la jeunesse. C'est très important puisqu'il faut avoir une certaine reconnaissance pour ces personnes qui sont tombées pour la France ". Ce point de vue est largement partagé. Manon une jeune ponote d'une dizaine d'années explique avec beaucoup de clairvoyance : " Même si c'est très vieux, il faut rendre hommage aux soldats, c'est grâce à eux que nous sommes libres aujourd'hui. Le papy de mon papa a participé à cette guerre ".

E.J.

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