Afpa Haute-Loire : une fermeture annoncée

ven 19/10/2018 - 16:31 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:55

L'antenne altiligérienne de l'Afpa (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes), installée à Saint-Germain-Laprade fait partie des 13 centres principaux en France (sur un total de 112), en plus des 25 centres associés, menacés de fermeture. "Il faut savoir s'adapter à l'évolution des bassins d'emplois. Les formations du centre du Puy ne sont plus demandées, il y a plus de formateurs que de stagiaires", a-t-on appris d'une porte-parole de la direction de l'Afpa.

En Haute-Loire, 28 emplois sont donc menacés. "Le plan de réorganisation prévoit la suppression de 1 541 postes au national. 600 -- dont 80 en Auvergne-Rhône-Alpes, Ndlr -- vont être créés, adaptés aux enjeux et aux besoins de l'Afpa affaiblie par un marché de plus en plus concurrentiel et qui traverse depuis des années une crise financière (723 millions d'euros de perte entre 2012 et 2016 et 70 millions d'euros estimés pour 2018). Dans le cadre des négociations, les employés pourront faire le choix d'un départ volontaire, ils pourront se positionner sur les 600 nouveaux postes, ou bien faire le choix de la mobilité.
Insertion, reconversion, professionnalisation
Avec 145 000 personnes formées en 2017 au plan national, dont 85 000 demandeurs d’emploi et 60 000 salariés, l’Afpa est un des principaux opérateurs de la formation professionnelle en Europe. Établissement public industriel et commercial (Epic) depuis le 1er janvier 2017 et membre du service public de l’emploi, elle accompagne les demandeurs d’emploi et les salariés depuis plus de 65 ans, de la formation à l’emploi : insertion, reconversion, professionnalisation.
Acteur majeur de l’alternance et des transitions professionnelles, l’Afpa est aussi le partenaire formation et conseil de plus de 6000 entreprises. Elle est également le premier organisme de formation des personnes en situation de handicap.
Des inquiétudes déjà au printemps
Le 27 avril dernier, une réunion d'information à destination du personnel de Saint-Germain-Laprade avait été mouvementée quand près d’une centaine de salariés de l’Afpa, extérieurs au centre du Puy et  membres de la CGT, avaient fait irruption dans la salle.
La directrice du centre, Valérie Soulié Gaydamour, avait répondu à leurs questions rappellant que, "si la situation économique du centre est fragilisée en raison de sa faible activité", aucune décision de fermeture n’avait été prise à cette époque, ni pour le centre du Puy ni pour tout autre centre Afpa. Elle évoquait un projet régional, alors en cours de réflexion, "destiné à redonner à l’Afpa une dynamique en adéquation avec les besoins des territoires".

> Le communiqué de presse des Organisations Syndicales représentatives de l’AFPA d’Auvergne (CFDT, CGT et Sud) ce vendredi 19 octobre 2018 :

"Il est simplement scandaleux et honteux, qu’à une époque où notre pays compte plus de 6 millions de demandeurs d’emploi et où il ne se passe pas une semaine sans que l’on parle de l’enjeu de la formation, l’État décide en ce moment même, de supprimer, au niveau national, plus de 1 500 postes et de fermer 38 sites de son premier opérateur de formation professionnelle l’AFPA.
Les élus du Comité Central d’Entreprise hier et le Comité Régional d’Établissement Auvergne ce vendredi 19 octobre, viennent d’apprendre que dans notre région cela se traduirait par la fermeture de 7 sections sur l’Allier, le département qui compte le plus fort taux de chômage d’Auvergne et la fermeture annoncée des sites du Puy-en-Velay, d’Aurillac et de l’antenne de la Direction Régional de Beaumont, ce qui supprime toute présence de l’AFPA dans le Sud Auvergne. Soit un licenciement d’au moins 85 salariés sur les 136 salariés CDI actuellement présents.
Cette situation est inadmissible, incompréhensible, c’est pour cela que L’intersyndicale CFDT, CGT, SUD de l’AFPA d’Auvergne, alerte tous les citoyens et toutes les composantes politiques de notre région afin de tout faire pour sauver le maillage territorial de l’AFPA, qui permet à tous les citoyens de pouvoir accéder à une formation qualifiante de qualité pour un retour à l’emploi proche de 70%."

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