80 km/h : "une mesure technocratique qui accroît le sentiment de déclassement des campagnes"

ven 27/04/2018 - 13:48 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:52

Laurent Wauquiez, Président d’Auvergne-Rhône-Alpes, a tenu une conférence de presse à l’Hôtel de Région, ce jeudi 26 avril, en présence notamment de Claude Riboulet, Président du Conseil départemental de l’Allier, Véronique Pugeat, Viceprésidente du Conseil départemental de la Drôme, Jean-Claude Peyrin, Viceprésident du Conseil départemental de l’Isère, Jean-Pierre Gaitet, Vice-président délégué au Transport de l’Ain, Corinne Besson-Fayolle, Vice-présidente déléguée au Transport de la Loire et Dino Cinieri, Député et Conseiller spécial à la Région.
A cette occasion, il a dénoncé l’abaissement de la vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire et demande "une application pragmatique, au cas par cas, décidée en lien avec les présidents de département et les maires".

"Le Président de la République s’acharne contre la ruralité"
Soutenu par les Départements de la Région, Laurent Wauquiez dénonce "une mesure technocratique qui accroît le sentiment de déclassement des campagnes", avant de poursuivre : "le Président de la République s’acharne contre la ruralité avec les fermetures de classes en milieu rural, l’abandon des exploitations familiales agricoles, ou encore la fermeture de 9 000 km de petites lignes ferroviaires".
Selon le Président LR, "c’est typique d’une décision qui est prise par des gens qui sont à Paris, qui ne voyagent qu’en métro, en TGV et en avion et qui ne comprennent rien au terrain", affirme celui qui fait du clivage entre la capitale et la province l'un de ses principaux axes de communication contre le gouvernement.

"Pénaliser ceux qui n’ont pas d’autre possibilité que de prendre leur voiture pour travailler"
Selon l'ancien député-maire du Puy, "cette mesure témoigne du matraquage sans précédent des automobilistes et des motards par le gouvernement. Avec la hausse des taxes essence, du coût du contrôle technique, l’augmentation des amendes au stationnement ou encore la multiplication des radars mobiles, le Gouvernement démontre sa volonté de pénaliser ceux qui n’ont pas d’autre possibilité que de prendre leur voiture pour travailler".
Par ailleurs, le Président d’Auvergne-Rhône-Alpesestime également que "le Gouvernement sous-estime le coût de cette mesure pour les petites communes, avec le remplacement de 20 000 panneaux, pour un montant estimé entre 3 et 5 M€".

"Agir pour la sécurité routière, c’est accepter d’investir de l’argent pour entretenir et sécuriser nos routes"
Et Laurent Wauquiez de conclure son intervention : "la sécurité routière doit être une priorité. Mais la mesure proposée par le Gouvernement n’est justifiée par aucune mesure sérieuse. Agir pour la sécurité routière, c’est accepter d’investir de l’argent pour entretenir et sécuriser nos routes".

- Cette information émane d'un communiqué de presse de la Région - 

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