L'enseigne déjà présente à Aubière, Le Cendre et Enval se veut comme "un salon de galerie". Des tarifs ultra compétitifs annoncés en gros sur les panneaux de travaux annoncent déjà la couleur : la coupe homme à 14 euros, la coupe couleur brushing femme à 38 euros. Tout cela permis par une carte de fidélité vendue à moins de 20 euros.
Smart+ bouscule les salons de coiffure
Landry Desbre, fondateur du groupe Edesse gérant les salons Shine, Duvert et Smart+, espère pouvoir ouvrir ce salon avant les fêtes de fin d'année même si des autorisations administratives se font attendre.
" Les artisans sont sur le coup, je n'ai pas d'inquiétude sur les travaux. J'aimerais ouvrir pour la saison de Noël." Landry Desbre, gérant Smart+
Smart+ garde le secret de sa compétitivité
Comment l'enseigne arrive-t-elle à tirer les prix vers le bas ? Le gérant préfère garder le silence : "Parce qu'on sait faire, c'est notre sauce secrète." Pourtant il y a bien une réelle différence de prestations avec la concurrence sur les prestations.
Si vous souhaitez un chignon ou une coiffure de mariage, passez votre chemin. "On ne fait pas de travaux qui nécessitent un long temps de travail. On ne fait pas de balayage instagramable en blond polaire par exemple. explicite Landry Desbre. Pour tout ça, ils peuvent aller chez Franck Provost ou chez Shampoo, on leur laisse. On est là pour répondre à un besoin immédiat du quotidien."
Mais du côté de chez Shampoo, la réponse est sans équivoque. La coiffure de mariage représenterait une part infime du chiffre d'affaires et ne fait pas tourner un salon de coiffure. Les couleurs représentent la part belle des coiffeurs et avec un tarif de 38 euros, la concurrence s'interroge. "Quand on sait qu'il faut minimum une heure trente pour réaliser ce type de prestations, on peut s'interroger sur la provenance des produits."
Shampoo s’interroge sur la diversité commerciale de la galerie
Du côté de ce concurrent, on regrette un manque de stratégie commerciale. "Je me pose de réelles questions. Aujourd'hui dans cette galerie, il n'y a pas de chaussures, très peu de prêt à porter, et par contre on a trois coiffeurs."
"Quel est l'intérêt pour le client de trouver trois coiffeurs et aucun vendeur de chaussures ?" interroge la responsable Shampoo
Alors que dans la bouche du gérant de Smart+ : "On est un concept complètement destructif", Smart+ ne se considère pas comme une menace pour les autres. Landry Desbre prend l'exemple d'Auchan Sud où il y a quatre salons de coiffure et où tout le monde travaille.
Chez Provost, la prudence est de mise
Du côté de chez Franck Provost enfin, les réactions restent politiquement correctes. "On ne va pas donner notre avis. On pense qu'il y a de la place pour tout le monde." Le marché de la coiffure et des soins de beauté sont en effet toujours en hausse depuis 1999 selon les chiffres de l'Insee d'août 2026. Les salons qui s'en sortent le mieux étant ceux qui sont implantés en zone urbaine.
Le recrutement est en cours
Même s'il ne s'agit pas d'une franchise comme le précise le gérant, le groupe Edesse possède déjà de nombreux salons dans le Puy de Dôme. A Issoire, le recrutement est toujours en cours. Sur les six coiffeurs prévus au départ, quatre auraient déjà été recrutés.