Après les dégradations durant les blocus lycéens, la Région évalue les dégâts à 30 millions d'euros. En ce sens, le préfet Yvan Cordier, a publié la lettre qu'il a envoyée aux parents d'un élève interpellé.
Face aux dégradations qui ont eu lieu lors des mobilisations lycéennes, le public hausse le ton. La Région AURA rappelle qu'il y a eu des poubelles incendiées, des tirs de mortiers et des blocus répétés. Pour elle, il y aurait eu entre 25 et 30 millions d'euros de dégâts.
D'ailleurs, le député Laurent Wauquiez a annoncé que 400 plaintes seraient en préparation, pour que le contribuable ne porte pas ce coût.
Ainsi, de son côté, le préfet de Haute-Loire, Yvan Cordier, a décidé de s'adresser aux familles. Dans un courrier qu'il a envoyé le 4 octobre aux parents des interpellés, il rappelle que la liberté de manifester "ne saurait justifier des violences ou des atteintes aux biens".
Procédures judiciaires
Le préfet a vraiment tenu à souligner que c'est aux représentants légaux d'assumer leur rôle et d'encadrer les enfants. "Il vous revient notamment de lui rappeler les règles auxquelles il est soumis et de prendre toutes les dispositions relevant de votre responsabilité afin d'éviter qu'il ne soit à nouveau impliqué dans de tels faits, écrit-il. Je vous demande en conséquence de veiller personnellement à ce que votre enfant adopte désormais un comportement respectueux des lois, des personnes et des biens, ainsi que des règles applicables au sein de son établissement scolaire."
Yvan Cordier prévient que les faits commis pourront donner lieu à des poursuites judiciaires, mais aussi à des procédures disciplinaires pouvant aller jusqu'à l'exclusion définitive de l'établissement. La démarche a été portée à la connaissance du directeur académique, du chef d'établissement, du maire de la commune et du procureur de la République du Puy-en-Velay.