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2 individus condamnés pour avoir tenté de livrer de la drogue par drone à la maison d'arrêt du Puy

Par . . , Mise à jour le 30/09/2026 à 14:00

Nous sommes dans la nuit du 29 au 30 août 2026 quand un riverain alerte le commissariat de police du
Puy en Velay. Un drone survole les alentours et se dirige vers le centre de détention de la cité ponote, pour une livraison de cannabis ratée à la maison d'arrêt du Puy.

Interpellés et fouillés, deux jeunes de la région lyonnaise sont appelés à répondre de plusieurs faits, dont la livraison de stupéfiants à la maison d'arrêt du Puy.

Lors de cette nuit de fin août, il est environ 3h du matin quand un riverain voit un drone survoler les environs et se diriger vers la prison, boulevard du Président-Bertrand au Puy-en-Velay.

Il alerte la police, qui ne tarde pas à mettre en place un barrage à Brives-Charensac où une Twingo est repérée.

"La consommation est banalisée là où j’habite"

Les deux occupants du véhicule résident à Saint-Priest, commune de la métropole de Lyon.

Pour l’un, il est préparateur de commandes, mais son projet est de pouvoir intégrer l’armée, où il a déjà effectué un stage. Il se dit non dépendant des substances : "J’ai beaucoup d’amis qui fument et je peux consommer de temps en temps".

Le second est livreur et se retrouve aujourd’hui sans permis ; il dira : "la consommation est banalisée là où j’habite".

Une fouille étonnante de preuves

Le véhicule est stoppé et les deux jeunes hommes auraient été interpellés suite à une forte odeur de cannabis et des tests positifs au THC.

Ils auraient de suite remis aux services de police deux boîtes contenant des stupéfiants, justifiant une fouille. Les forces de l'ordre auraient retrouvé dans le coffre plusieurs éléments intéressants : un drone sans carte SIM, une batterie, une télécommande et un élastique.

Plusieurs questions alors :

La batterie du drone est vide. A-t-il servi ?

La carte SIM est absente. Où est-elle ?

Des explications peu convaincantes

Les explications des prévenus évoquent une soirée à Firminy où ils auraient été les derniers à partir et où ils auraient été sollicités par quelques jeunes filles qui auraient demandé à se faire ramener au  Puy-en-Velay. Ils connaîtraient d'ailleurs l’une d’entre elles.

Si le début des explications laissait entendre une fin de soirée presque banale, la suite est devenue beaucoup plus confuse.

Selon leurs dires, la Twingo aurait été achetée par le frère de l’un des deux prévenus, qui l'aurait fait immatriculer au nom de l'autre, puisqu'il s'en servait. Cependant, il semblerait que le véhicule soit régulièrement utilisé par l'acheteur pour des tournages vidéo et des clips diffusés en ligne. 

Le drone aurait été acheté par l’autre prévenu en copropriété avec le frère mentionné précédemment. Aucun des
deux n'aurait été informé de la présence du drone dans le coffre.

Aussi, lors de la garde à vue, les 2 prévenus auraient refusé de donner leurs codes et leurs téléphones. Cependant, la téléphonie a été étudiée, et il en serait ressorti que la soirée de Firminy n'aurait duré que 30 minutes, que le véhicule serait arrivé vers 2h45, que 5 SMS auraient été envoyés et 2 appels passés. 

Des condamnations 

De son côté, le procureur de la République plaide pour une punition sévère envers les prévenus qui, en plus des faits reprochés, ont généré une insécurité pour le voisinage ainsi qu’un trouble à l’ordre public.

Le tribunal a suivi les réquisitions de ce dernier et a condamné l’un des prévenus à 12 mois de prison avec un suivi probatoire de 2 mois, et l’autre à 18 mois de prison, dont 12 mois de sursis probatoire pendant 2 ans, ainsi qu’à une annulation du permis de 6 mois, 6 mois d’interdiction de le repasser et la confiscation de la Twingo.

 

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