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L'été le plus chaud depuis 2003 : face aux feux, l'obligation de débroussailler

Par Susie Carbone , Mise à jour le 15/09/2026 à 06:00

Après un été record et 480 hectares brûlés, la préfecture impose le débroussaillement dans 63 communes d'ici à octobre. Périmètre, contrôles et amendes : quelles nouvelles règles ?

L'été touche à sa fin, et ce n'est pas pour nous déplaire, car nous avons tous souffert des fortes chaleurs. Et ce n'est pas rien de le dire : en effet, nous venons de vivre l'été le plus chaud depuis 2003 en Haute-Loire. Avec tout de même 3,6 °C de plus que les normales de saison et trois vagues de chaleur : juin, juillet, puis août. 

La montée en puissance des incendies 

Cette sécheresse n'est pas sans affecter les sols, les végétaux et, donc, par voie de conséquence, les feux.

Avec au moins 9 incendies importants en Haute-Loire, on compte 480 hectares brûlés cette année, contre 160 hectares en 2025. Du simple au triple. 

"Les feux sont de plus en plus méditerranéens, alerte le préfet Yvan Cordier. À cause du vent et des brindilles, ils sautent au-dessus des pompiers et les prennent en tenaille."

Face à ce phénomène encore nouveau sur le territoire, il a fallu imaginer plusieurs solutions. 

  1. La préfecture a interdit les travaux agricoles en journée. "Les agriculteurs ont joué le jeu et je les remercie, ajoute le préfet, parce que c'était dans leur intérêt."
  2. Aussi, l'obligation de débroussaillement entre en vigueur en octobre pour se préparer à la saison prochaine. 

Limiter les risques sur les maisons et les pompiers

Ce débroussaillement, il ne sera pas facile à faire adopter ; M. le préfet annonce alors qu'il va "accompagner les maires", car il ne s'agit pas là "d'une formalité administrative", mais bien de préserver les sauveteurs et les habitations. 

Il concerne le Brivadois, la vallée du Haut-Allier et la basse vallée de la Loire. Soit 63 communes qui seront averties par leur municipalité.

C'est ainsi que les maisons qui bordent les zones à risque devront retirer le plus de masse combustible sur un périmètre de 50 mètres. 

Le nœud du problème, comme souvent, se trouve dans le porte-monnaie. "Ce sont les habitants qui paient pour protéger leur terrain et les alentours, admet Yvan Cordier. Si la première fois représente une certaine charge, après, ce sera de l'entretien."

Alors, comment assurer le respect de l'arrêté ?

Pour faire appliquer cette mesure, le préfet de la Haute-Loire compte prendre exemple sur nos voisins ardéchois, très bons élèves. "L'Ardèche a mis en place des accompagnants, des inspecteurs et des travaux d'office à la charge du propriétaire", explique le préfet. 

L'idée sera donc d'informer, expliquer, puis inspecter, et si le travail n'a toujours pas été fait selon le calendrier, de réaliser le chantier, puis d'envoyer la facture.

On coupe quoi ? 

Il faudra donc débroussailler les herbes, mais cela peut aussi comprendre les arbustes et les haies séparatives, ainsi que les arbres majestueux qui pourraient ne plus devoir dépasser le sommet de la maison. Il faudra aussi s'assurer que les différents arbres ne se touchent pas entre eux. 

Et il faut s'y appliquer avec sérieux, car, au-delà du risque d'incendie, de mettre en danger l'environnement, sa maison et soi-même, des sanctions existent. 

En termes d'amende, il s'agit de 50 €/m2 non débroussaillé.

 

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