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Haute-Loire : « 100 % des pompiers de garde en grève », qui vient nous sauver ?

Par . . , Mise à jour le 09/09/2026 à 06:00

Depuis hier, mardi 8 septembre, le personnel des Services d'Incendie et de Secours sont appelés à la grève pendant six semaines. En Haute-Loire, le Sdis 43 faisait état de 20 effectifs en grève pour la première journée. De leur côté, les syndicats sont formels, tous les personnels de garde étaient en grève.

Après un préavis de grève déposé par huit syndicats le 28 août, les casernes de pompiers de France vivent au rythme d’un mouvement de grève qui doit s’étendre sur six semaines, avec une mobilisation nationale le 29 septembre à Paris. En Haute-Loire aussi, la mobilisation s'est amorcée, avec des revendications claires.

Pour autant, les habitants n’ont pas à craindre de voir les secours désertés : des effectifs minimums sont maintenus dans les casernes, même lorsque ces derniers souhaitent faire grève. On vous explique.

« Nous sommes tous grévistes, et tous désignés »

C’est sans doute la première question qu'on pourrait se poser : qui vient nous sauver si les pompiers sont en grève ? Pas de panique.

Hier, mardi 8 septembre, le Service Départemental d'Incendie et de Secours 43 annonçait 20 grévistes parmi les 101 sapeurs-pompiers et le personnel administratif du département, soit près de 20 % de l’effectif. Il ne signifie toutefois pas que 20 % des moyens opérationnels étaient absents.

Un chiffre interprété différemment par ce représentant syndical : « Il faut surtout voir que 100 % des pompiers qui sont de garde sont grévistes. » Mais ils sont pourtant bien là : « On a une désignation avec un potentiel opérationnel journalier à respecter. Nous sommes tous grévistes et tous désignés. »

Les effectifs sont contactés avant leur garde pour savoir s’ils souhaitent se déclarer grévistes, puis sont informés de leur éventuelle désignation. Ils peuvent par ailleurs porter des brassards ou d’autres signes distinctifs pour afficher leur mobilisation pendant leur service.

Des revendications qui résonnent après un été chargé

Derrière cette mobilisation d'ampleur, les revendications sont nationales.

Au cœur des revendications notamment, un financement plus important et pérenne des services d’incendie et de secours, des recrutements supplémentaires, mais aussi une meilleure prise en compte de la santé et de la sécurité des personnels.

En Haute-Loire, ces demandes interviennent après une saison intense. Le représentant syndical évoque ainsi « une année exceptionnelle au niveau feu ». Pour lui, les difficultés ne sont pourtant pas nouvelles : « Depuis longtemps, on dit qu’on a un problème d’effectif, de matériel et c’est repoussé encore et toujours. »

Interrogé à ce sujet, un pompier professionnel en grève raconte : « Des camions-citernes feux de forêts ont été réquisitionnés dans le Sud cet été, on est restés trois semaines sans camion. »

Des brassards et des sirènes

Pour les six prochaines semaines, la mobilisation devra donc composer avec une équation particulière : faire entendre les revendications tout en continuant à assurer les secours. En Haute-Loire, les brassards de grève pourront ainsi côtoyer les tenues d’intervention, sans que les sirènes ne cessent pour autant de retentir.

 

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