Le 18 juin 2025, vers 14h, un habitant nettoie le lavoir du village. L’eau et la terre débordent du bassin, salissant un car garé à proximité. De colère le propriétaire du car se rend chez son voisin pour exiger des explications. Ce dernier qui avait déjà prévenu le maire, lui ouvre son portail. Énervé et insultant, le prévenu lui reproche de ne pas être venu s’expliquer avant d’alerter la mairie. Il reconnaît son agacement, mais nie toute violence, accusant son voisin d’avoir tout inventé.
"Un complot entre le médecin et la victime"
L'accusation mettra en avant un mouvement de colère contre son client qui n’est pas originaire du village, même si la famille est particulièrement appréciée au sein de celui-ci.
De son coté le prévenu parlera de complot entre le médecin et la victime et remettra en cause le certificat médical du médecin. La victime refusera de se rendre à l’UMJ (Unité Médico-Judiciaire) pour faire constater ses blessures.
L’avocate de l'agriculteur évoque des relations cordiales entre les deux voisins ainsi que des services échangés. Le prévenu de son coté décrit le voisin comme un individu qui ne respecte personne, qui a renversé la vapeur pour se justifier.
Des séquelles physiques bien présentes
Bien que le prévenu remette en cause le certificat établi, les violences sont bien constatées par le médecin de famille, qui établira un certificat médical avec douze jours d’ITT. Il s’est vu arracher son tee-shirt, sa montre a été cassée, son bras droit a été tordu et il a reçu des coups. Car en plus des séquelles des violences (entorse au poignet droit, douleur à la mâchoire), il évoque d’autres traumatismes comme des insomnies et un état d’anxiété post-traumatique. Il décrira le prévenu comme une personne qui a des problèmes avec tout le monde et dont il se méfiait.
Le bus stationné sur la voie publique
Il semblerait que cette histoire vienne du fait que le prévenu pratiquait un ramassage scolaire et qu’il ne pouvait pas se garer chez lui. En effet avec ses huit mètres de long, le bus prenait beaucoup trop de place, alors le prévenu le garait devant l'abreuvoir. Cette place, il se l’était un peu octroyée seul, et certains villageois s’en plaignaient, car le véhicule était stationné sur le domaine public et gênait la circulation.
Reconnu coupable
Si le prévenu se braque et tente, encore une fois, de pointer son voisin comme un petit malin, il lui sera rappelé que l’on ne fait pas justice soi-même.
Le tribunal l'a reconnu coupable des faits de violences et condamné à 800 € d’amende, dont 400 € avec sursis pendant cinq ans, ainsi qu’à une interdiction de contact avec son voisin pendant trois ans.