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De Brassac à l’Assemblée nationale : un apprenti cuisinier nous raconte

Par etamine.atelier , Mise à jour le 08/06/2026 à 09:00

Originaire de Picardie et installé en Auvergne depuis l’âge de trois ans, Théo Dumenil Viton, 18 ans, lycéen à Brassac a récemment découvert un univers bien différent du sien : celui des cuisines de l’Assemblée nationale à Paris, où il a effectué un stage marquant grâce à l’ONaCVG.

Logé à environ une heure en transports de son lieu de stage, le jeune apprenti a rapidement dû s’adapter au rythme soutenu de la capitale et à l’exigence des cuisines institutionnelles. Une immersion qu'il a partagée avec nous.

« La première fois que je suis rentré dans le restaurant de l’Assemblée, j’ai trouvé ça magnifique : tout est au millimètre près, l’argenterie, le mobilier… », raconte-t-il.

Trois cuisines, trois ambiances

Durant son stage, Théo découvre plusieurs facettes du métier en travaillant à différents étages de l’Assemblée : au salad bar, en restauration collective et en gastronomie. L’espace gastronomique, réservé aux députés et aux invités exceptionnels, propose des menus raffinés où chacun peut choisir entre une option végétarienne, un plat à base de viande ou du poisson selon ses préférences. Parmi tous les plats découverts, un l’a particulièrement marqué : un risotto au riz vert. « C’était plus construit, plus travaillé », explique-t-il.

Une organisation bien rôdée

"En temps normal, les cuisines réalisent une trentaine de couverts le midi, mais lorsque les députés sont présents, l’activité grimpe rapidement autour de 70 couverts" explique Théo.

Au total, l’établissement peut atteindre jusqu’à 3 000 couverts par jour avec près de 50 cuisiniers mobilisés.

« Tout le monde sait ce qu’il a à faire, même pendant les coups de rush. Quand j’étais perdu, ils me disaient quoi faire », se souvient-il. Une intégration facilitée par l’ambiance de camaraderie des équipes et surtout par le chef, qui a su le rassurer dès son arrivée avec une phrase qui l'a marqué : « Ne te mets pas la pression, il n’y a qu’une place de chef, et c’est moi qui l’ai. »

Des rencontres marquantes, une vocation confirmée

Au-delà des cuisines, cette expérience lui permet de découvrir un environnement exceptionnel. Il croise ainsi plusieurs personnalités politiques, notamment Marine Le Pen ou encore Delphine Lingemann, députée locale.

Aujourd’hui, cette expérience le conforte sur son avenir professionnel. Théo, pupille de la nation; rêverait de travailler un jour dans une grande institution comme l'Assemblée nationale, après l’obtention de son diplôme.

« J’ai adoré ce stage. Je rêverais de travailler dans un endroit pareil » confie Théo.

Entre découverte du travail gastronomique, rencontres marquantes et apprentissage des rouages du métier aux côtés de professionnels expérimentés, cette immersion parisienne restera une étape importante dans le parcours de ce jeune talent local.

Un des plats réalisés par le jeune étudiant de Brassac à l'Assemblée nationale

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