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L'école de Solignac-sur-Loire "résiste" pour sauver une classe

, Mise à jour le 07/04/2026 à 17:00

Ce vendredi 3 avril, à la sortie de l’école de Solignac-sur-Loire, parents et enfants se sont rassemblés pour former le mot "Résiste" visible du ciel. C'est un cri du cœur pour dénoncer la possible fermeture d’une classe et l'inquiétude grandissante de l’avenir de l’établissement.

La mobilisation ne faiblit pas à Solignac-sur-Loire : blocages symboliques de l’école et chaîne humaine, parents et enfants entendent porter leur voix et cela jusque dans le ciel avec écrit en grand le mot "Résiste".

« On fait partie de la liste des potentielles fermetures de classes. » explique Marion Gentes, parent d'élève

Face au risque de la fermeture d’une classe de l’école Jean-Moulin de Solignac-sur-Loire, l’inquiétude grandit autour de l’avenir de l’école primaire. L’établissement, qui accueille actuellement 75 élèves répartis sur quatre niveaux, figure parmi les établissements potentiellement concernés par une fermeture de classe.

Des classes triple niveaux

« Je ne comprends pas pourquoi ils ne sont pas comptés dans les effectifs de l'école. » Mélanie Coste, parent d’élève

Selon les parents d’élèves, il manquerait un seul enfant pour maintenir l’organisation actuelle. Une situation jugée incompréhensible et disproportionnée sachant que les effectifs ne comptabilisent pas les élèves de moins de 3 ans. « Ce n'est pas normal, ce sont des élèves qui sont scolarisés, même s'ils n'ont pas trois ans, ils sont présents à l'école », confie Mélanie, parent d’élève, qui ne comprend pas cette condition de prise en compte.

Marion, mère de deux élèves, s'exprime : « c'est une vraie chance d'être à Solignac-sur-Loire, ce sont des classes qui restent raisonnables. » Aujourd’hui, les enseignants doivent déjà adapter leur pédagogie à chaque niveau dans des classes à double niveau : en CM, par exemple, on compte 9 élèves en CM1 et 12 en CM2. La suppression envisagée toucherait cette même classe de l’élémentaire.

Mélanie, elle aussi mère de deux enfants, appréhende les changements qui devront s’opérer si la fermeture est effective. Son fils fera partie de la classe de triple niveau du CE2 au CM2, « je comprends que la maîtresse, si elle a 30 élèves, elle s'en occupera moins » explique-t-elle.

Au-delà de la réorganisation pédagogique et des effectifs plus conséquents pour les enseignants, cela influe aussi sur une diminution des moyens d’accompagnement, comme l’intervention de professionnels spécialisés.

Le RASED menacé

« Ça sera des réactions en chaîne et je ne pense pas que ce soit des bonnes économies à faire. » Marion

Le réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) est lui aussi remis en question. Ce dispositif de l’Éducation nationale intervient dans les écoles primaires pour aider les élèves qui rencontrent des difficultés scolaires ou personnelles. Selon un parent d’élève, « il n’y aurait plus suffisamment de moyens pour qu'on puisse avoir accès à ce genre de service. »

Réaction en chaîne

« Ce serait dramatique puisqu'on est rattaché au collège de Monastier-sur-Gazeille. » Marion

Les répercussions pourraient dépasser le cadre de l’école. En effet, les parents craignent un effet domino pour le collège du Monastier-sur-Gazeille qui accueille les élèves de Solignac-sur-Loire. Selon un parent d’élève, l'établissement souffre déjà d'un manque d'effectif.

Ce mardi 7 avril, réunion du Conseil Social d'Administration (CSA), devrait être décisif quant à l'avenir de la classe.  Pour les familles comme pour les enseignants, il faut préserver une école à taille humaine, et des effectifs de classes adaptés aux besoins des élèves.

Panneaux et banderoles pour sauver leur classe
Panneaux et banderoles pour sauver leur classe Photo par DR

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